Le journaliste iranien poignardé Pouria Zeraati mieux, mais pas complètement rétabli

Le journaliste iranien Pouria Zeraati a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe. (X: @pouriazeraati)
Le journaliste iranien Pouria Zeraati a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe. (X: @pouriazeraati)
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Publié le Mercredi 17 avril 2024

Le journaliste iranien poignardé Pouria Zeraati mieux, mais pas complètement rétabli

  • Le présentateur d’Iran International a évoqué, au micro de l’émission Today de BBC Radio 4, l’attaque et ses répercussions sur sa vie
  • «Je me sens beaucoup mieux physiquement, mais comme vous le savez, la récupération mentale prend du temps»

LONDRES: Le journaliste iranien, Pouria Zeraati, qui a été poignardé, a déclaré, mardi, qu’il se sentait «beaucoup mieux», mais qu’il était encore loin d’être complètement rétabli.

Le présentateur d’Iran International a évoqué, au micro de l’émission Today de BBC Radio 4, l’attaque et ses répercussions sur sa vie.

«Je me sens beaucoup mieux physiquement, mais comme vous le savez, la récupération mentale prend du temps», déclare M. Zeraati, ajoutant que «la vie continue».

Le journaliste a été agressé à la fin du mois dernier devant son domicile, dans le sud de Londres. Il a été poignardé par trois hommes et hospitalisé pour des blessures à la jambe.

Se remémorant l’agression, Pouria Zeraati indique à BBC Radio 4 qu’il se dirigeait vers sa voiture pour se rendre au studio lorsqu’un homme à l’air «suspect» s’est approché de lui et lui a demandé de la monnaie.

«Il a fait semblant de demander de la monnaie. Je me suis excusé en lui disant que je n’en avais pas. Je m’apprêtais à ouvrir la porte, lorsque le deuxième homme s’est approché», précise-t-il.

«Ils m’ont attrapé par devant et ils ont serré très fort. Je ne pouvais plus bouger les mains», avant qu’un des agresseurs ne le poignarde à la jambe.

Les deux hommes se sont immédiatement enfuis dans une voiture qui les attendait pour les conduire à l’aéroport Heathrow.

«Je me suis rendu compte que mes affaires n’avaient pas été volées; ni mes téléphones portables, ni ma montre, ni mes AirPods et ni mon portefeuille contenant de l’argent liquide. C’est à ce moment que j’ai compris que cet incident était en lien avec mon travail. Ce n’était pas un vol», déclare-t-il à Today.

Il est transporté à l’hôpital peu de temps après, puis autorisé à quitter l’hôpital. Il réside actuellement dans un endroit sûr sous surveillance policière.

La police métropolitaine a déclaré que les suspects avaient quitté le Royaume-Uni, mais qu’elle enquêtait toujours sur les raisons de l’attaque.

Le personnel d’Iran International a déjà été la cible de menaces liées au régime iranien et la chaîne dissidente a été répertoriée comme organisation terroriste en Iran pour sa couverture du soulèvement iranien de 2022.

Le chargé d’affaires iranien au Royaume-Uni, qui est à la tête de sa mission diplomatique, a nié tout lien entre le régime iranien et l’attaque menée contre M. Zeraati.

Le journaliste a repris le travail au début du mois, un moyen de «retourner le message».

«Je suis toujours là, la vie continue et le public regarde toujours l’émission», conclut Pouria Zeraati.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
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  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
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  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
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  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.