Avec le conflit à Gaza, la quête d’un État palestinien est à nouveau sur le devant de la scène

Les relations entre dirigeants israéliens et palestiniens n’ont pas toujours été acrimonieuses. (AFP)
Les relations entre dirigeants israéliens et palestiniens n’ont pas toujours été acrimonieuses. (AFP)
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Publié le Mardi 23 avril 2024

Avec le conflit à Gaza, la quête d’un État palestinien est à nouveau sur le devant de la scène

  • Le sort de l’État palestinien dépend également des actions du gouvernement israélien et des opinions d’une population divisée
  • La solution à deux États a été proposée pour résoudre le conflit israélo-palestinien pour la première fois en 1947, dans le cadre du plan de partage de la Palestine de l’ONU

LONDRES: L’offensive militaire israélienne à Gaza soulève des questions quant aux scénarios potentiels en matière de gouvernance et de sécurité d’après-guerre. Le consensus qui émerge – du moins pour le moment – semble être la nécessité de mettre en place une solution à deux États

Plusieurs obstacles entravent la création d’un État palestinien indépendant aux côtés d’Israël. L’un des écueils immédiats réside dans le fait que le rêve d’un État palestinien repose sur le bon vouloir des administrations en place en Israël et aux États-Unis. 

Les alliés, habituellement proches, sont apparus plus divisés que jamais depuis que l’abstention de Washington lors du vote du Conseil de sécurité de l’ONU du 25 mars a abouti à l’adoption d’une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat. 

Les relations se sont détériorées encore plus après que sept travailleurs humanitaires de l’ONG World Central Kitchen ont été tués le 1er avril lors d’une série de frappes aériennes israéliennes alors qu’ils distribuaient de la nourriture dans la bande de Gaza, ce qui a entraîné des blâmes supplémentaires du côté de Washington. 

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Le président américain Bill Clinton (à gauche) assiste à l’entretien entre le dirigeant palestinien Yasser Arafat (au centre) et le Premier ministre israélien Ehud Barak (à droite), le 11 juillet 2000. (AFP) 

Même avant ces événements, le gouvernement américain avait exprimé ouvertement son soutien à un État palestinien. Dans son discours sur l’état de l’Union le 8 mars, le président américain, Joe Biden, a clairement indiqué que «la seule vraie solution est une solution à deux États». 

Cependant, l’élection présidentielle prévue le 5 novembre s’annonce serrée pour Biden. S’il perd face à son rival républicain, Donald Trump – ardent partisan de la politique d’extrême droite d’Israël lors de son mandat présidentiel –, une solution à deux États semble peu probable. 

En effet, les discussions parmi les fidèles alliés de Trump suggèrent que l’ancien président pourrait être enclin à soutenir le déracinement une fois pour toutes des Palestiniens de Gaza, l’indication la plus frappante venant de son gendre et ancien conseiller pour le Moyen-Orient, Jared Kushner. 

À la question de savoir s’il s’attend à ce que Benjamin Netanyahou empêche les Gazaouis de revenir au cas où ils seraient expulsés en masse, Kushner a répondu en mars dernier à la Harvard Kennedy School: «Peut-être», avant d’ajouter: «Je ne suis pas sûr qu’il reste grand-chose de Gaza.» 

Le 5 mars, Trump a déclaré à Fox News qu’Israël devait «en finir avec le problème» à Gaza. Lorsqu’on lui demande son avis sur une solution à deux États, Trump élude la question et se contente de dire: «Cette horrible invasion n’aurait jamais eu lieu si j’avais été président.» 

Le 18 avril, au Conseil de sécurité de l’ONU, douze pays ont voté en faveur d’une résolution recommandant une adhésion palestinienne à part entière. Seuls les États-Unis ont voté contre, utilisant leur veto pour bloquer la résolution. 

Le projet de résolution appelait à recommander à l’Assemblée générale «que l’État de Palestine soit admis comme membre des Nations unies», remplaçant ainsi le statut actuel d’«État observateur non membre» qu’il détient depuis 2012. 

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Des Palestiniens regardent de la fumée s’échapper lors de bombardements israéliens sur le marché de Firas, dans la ville de Gaza, le 11 avril 2024. (AFP) 

La majorité des 193 États membres de l’ONU – 137 selon un décompte palestinien – ont reconnu un État palestinien. 

Quelle que soit l’issue du projet de résolution, le sort de l’État palestinien dépend également des actions du gouvernement israélien et des opinions d’une population divisée. 

Les données d’un sondage mené par le Pew Research Center suggèrent que la diminution du soutien à la création de deux États en Israël est principalement due à la population arabe du pays. 

En 2013, environ 74% des Arabes israéliens soutiennent que deux États indépendants, l’un israélien et l’autre palestinien, pourraient coexister. Ce chiffre est tombé à 64% en 2014 avant de chuter à 41% en avril de l’année dernière. 

À l’inverse, la croyance en une coexistence pacifique parmi les Juifs israéliens a fluctué entre 46% et 37% au cours des dix dernières années, tombant à 32% avant les attentats du 7 octobre. 

en chiffres

  • 41% d’Arabes israéliens croient que la coexistence pacifique est possible, contre 74% en 2013. 

  • 32% de Juifs israéliens croient que la coexistence pacifique est possible, contre 46% en 2013. 

(Source: sondage mené par le Pew Research Center en septembre 2023) 

Mais, surtout, le soutien à un État israélien unique n’a jamais été majoritaire, avec environ 15% d’indécis. Cela suggère que les gens hésitent à soutenir cet État parce qu’ils ignorent à quoi un tel système ressemblerait dans la pratique. 

Cette évaluation reflète celle de Benjamin Case, chercheur postdoctoral à l’Arizona State University, qui signale que, dans un cadre adéquat, les Israéliens pourraient en venir à soutenir une solution à deux États. 

«L’opinion publique change en fonction des horizons de possibilités politiques», explique M. Case à Arab News. «Les Israéliens veulent le retour de leurs proches retenus en otages et exigent une sécurité garantie. Bien sûr, ils désirent ce que la plupart des gens souhaitent, à savoir une vie saine et prospère.» 

«Si une véritable solution qui apporte la paix et la sécurité est proposée, je pense que la plupart des Israéliens finiront par la soutenir.» 

 

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pose pour une photo avec le nouveau gouvernement palestinien, le 31 mars 2024 à Ramallah. (AFP) 

Il semble que les législateurs de Washington tentent de fournir un tel cadre. Le 20 mars, dix-neuf sénateurs démocrates ont lancé un appel public à Biden pour qu’il établisse un «cadre public et audacieux» en vue d’une solution à deux États une fois la guerre à Gaza terminée. 

Conscient des problèmes de sécurité persistants en Israël, l’appel suggérait un modèle basé sur un «État palestinien non militarisé». 

Il appelle à l’unification de Gaza et de la Cisjordanie sous le drapeau palestinien et affirme que ce pays nouvellement reconnu pourrait être gouverné par une «Autorité palestinienne revitalisée et réformée». 

Selon M. Case, il est certes important de reconnaître les préoccupations sécuritaires israéliennes dans la création d’un État palestinien, mais tout modèle devrait accorder une attention particulière aux droits des Palestiniens. 

Le chercheur souligne que les droits humains des Palestiniens «doivent passer avant les préférences des Israéliens», mais il précise que répondre à ces besoins avec un État palestinien est une «solution raisonnable à l’extrême violence en Israël et en Palestine». 

«Un État palestinien priverait probablement le Hamas de sa raison d’exister», souligne-t-il. «Le Hamas est né de conditions d’occupation prolongée et prospère grâce au conflit.» 

«Sa popularité parmi les Palestiniens vient moins de sa gouvernance que de sa résistance face à l’occupation dans une situation désespérée. Si la voie vers un État palestinien est tracée, le Hamas devra se réformer de manière significative ou il perdra le pouvoir.» 

Mouin Rabbani, coéditeur du magazine en ligne indépendant Jadaliyya et ancien analyste pour International Crisis Group fait part de ses préoccupations. En effet, malgré le soutien occidental croissant à une solution à deux États, le monde ne semble pas plus près d’atteindre cet objectif. 

 

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Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, rencontre le président palestinien, Mahmoud Abbas, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 7 février 2024. (AFP) 

«Je ne pense pas qu’une solution à deux États soit plus proche qu’auparavant», affirme M. Rabbani à Arab News. «Avec le temps, elle semble de plus en plus difficile à mettre en place.» 

«Une solution à deux États est une question de volonté politique et non de points de non-retour artificiels. À cet égard, la volonté politique d’Israël et de ses partenaires occidentaux de mettre fin à l’occupation de 1967, sans laquelle il ne peut y avoir de solution à deux États, a été systématiquement inexistante.» 

Néanmoins, indique-t-il, «compte tenu des évolutions récentes», il était pertinent de poser «des questions connexes, mais non moins importantes» sur le désir d’une solution à deux États et sa durabilité à la lumière de ce qu’il décrit comme «le régime d’apartheid génocidaire et irrationnel qu’incarne Israël». 

Au sujet des positions des pays du monde arabe, il suggère qu’il y a un «déclin de l’adhésion» à une solution de paix avec Israël. 

Contestant la position de M. Rabbani, M. Case estime que la création d’un État palestinien est désormais plus proche de devenir une réalité qu’elle ne l’était le 6 octobre et que la «disproportion flagrante» de la réponse d’Israël à l’attaque terroriste du Hamas a joué un rôle important dans ce processus. 

«De manière ironique, si Israël avait fait preuve de retenue après l’attaque du 7 octobre, le contraire aurait très bien pu se produire», précise-t-il. 

«La brutalité de l’attaque du Hamas aurait probablement suscité une sympathie internationale sans précédent pour Israël, renforçant ainsi la politique d’occupation israélienne.» 

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Le président américain Bill Clinton (au centre) se tient entre le chef de l’OLP Yasser Arafat (à droite) et le Premier ministre israélien Yitzahk Rabin (à gauche), alors qu’ils se serrent la main pour la première fois, le 13 septembre 1993. (AFP) 

«Cependant, la réponse militaire israélienne, en particulier l’ampleur choquante des pertes civiles à Gaza ainsi que les remarques génocidaires faites par de nombreux responsables israéliens à l’encontre des Palestiniens ont inversé le retour de flamme, sensibilisant la communauté internationale aux injustices de l’occupation et générant un sentiment d’urgence pour trouver une solution durable.» 

La solution à deux États a été proposée pour résoudre le conflit israélo-palestinien pour la première fois en 1947 dans le cadre du plan de partage de la Palestine de l’ONU, à la fin du mandat britannique. 

Cependant, les conflits successifs, qui ont vu Israël étendre sa zone de contrôle, ont eu raison de cette initiative. 

Puis, en 1993, le gouvernement israélien et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se sont mis d’accord sur un plan qui visait à mettre en place une solution à deux États dans le cadre des accords d’Oslo, ce qui a conduit à la création de l’Autorité palestinienne. 

Cet État palestinien aurait été basé sur les frontières établies après la guerre de 1967 et aurait eu Jérusalem-Est pour capitale. Cependant, ce processus a une fois de plus échoué face à l’opposition violente des militants d’extrême droite israéliens et palestiniens. 

Depuis, la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie, les attaques réciproques, l’affaiblissement de l’Autorité palestinienne et les contrôles de sécurité toujours plus stricts imposés par Israël ont rendu la solution à deux États pratiquement irréalisable aux yeux de nombreuses personnes. 

Pour d’autres, elle reste la seule option réalisable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.