Washington suspend une livraison de bombes à Israël face aux «inquiétudes» sur Rafah

Cette image prise par le satellite WorldView-1 le 7 mai 2024 montre une vue aérienne de tentes et d'abris dans le nord de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit dans le territoire palestinien. (Photo par image satellite ©2024 Maxar Technologies AFP)
Cette image prise par le satellite WorldView-1 le 7 mai 2024 montre une vue aérienne de tentes et d'abris dans le nord de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors que le conflit entre Israël et le Hamas se poursuit dans le territoire palestinien. (Photo par image satellite ©2024 Maxar Technologies AFP)
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Publié le Mercredi 08 mai 2024

Washington suspend une livraison de bombes à Israël face aux «inquiétudes» sur Rafah

  • «Nous avons suspendu la livraison d'une cargaison d'armes la semaine dernière. Elle se compose de 1.800 bombes de 2.000 livres (907 kg) et de 1.700 bombes de 500 livres», a déclaré un haut responsable de l'administration Biden sous couvert de l'anonymat
  • Washington a clairement indiqué qu'il ne soutenait pas une offensive sans un plan crédible pour protéger les civils qui s'y abritent

WASHINGTON : Les Etats-Unis ont suspendu la livraison d'une cargaison de bombes la semaine dernière après l'absence de réponse d'Israël face aux «inquiétudes» de Washington concernant une offensive annoncée sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré mardi un haut responsable américain.

«Nous avons suspendu la livraison d'une cargaison d'armes la semaine dernière. Elle se compose de 1.800 bombes de 2.000 livres (907 kg) et de 1.700 bombes de 500 livres (226 kg)», a déclaré ce haut responsable de l'administration du président américain Joe Biden sous le couvert de l'anonymat.

«Nous n'avons pas pris de décision définitive sur la façon de procéder concernant cette expédition», a-t-il ajouté.

Cette décision a été prise alors que Washington s'oppose à une offensive d'ampleur préparée par les troupes israélienne à Rafah.

Washington a clairement indiqué qu'il ne soutenait pas une offensive sans un plan crédible pour protéger les civils qui s'y abritent. Joe Biden a «réitéré sa position claire» au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lundi.

Les responsables israéliens et américains ont discuté d'alternatives, mais «ces discussions sont en cours et n'ont pas pleinement répondu à nos inquiétudes», a déclaré le haut responsable américain.

«Alors que les dirigeants israéliens semblaient se rapprocher d'une décision sur une telle opération, nous avons commencé à examiner attentivement les propositions de transfert d'armes particulières à Israël qui pourraient être utilisées à Rafah. Cela a commencé en avril», a expliqué ce haut responsable.

Il ajouté que Washington était «particulièrement concentré» sur l'utilisation des bombes les plus lourdes de 2.000 livres «et l'impact qu'elles pourraient avoir dans des environnements urbains denses comme nous l'avons vu dans d'autres parties de Gaza».

Le département d’État américain examine également d'autres transferts d’armes, y compris l’utilisation de bombes de précision connues sous le nom de JDAM (bombe guidée à distance), a ajouté le responsable.

L'armée israélienne a déployé des chars mardi dans Rafah (sud), pris le contrôle du passage frontalier avec l'Egypte et fermé les deux principaux points d'accès à l'aide humanitaire (Rafah et Kerem Shalom), une mesure jugée «inacceptable» par les Etats-Unis.

Les Républicains ont critiqué cette décision. Le président de la Chambre des représentants des États-Unis, Mike Johnson a dénoncé mardi toute mesure visant à limiter l’aide militaire à Israël.

«Juste au moment où nous pensions que seuls les présidents d’université cédaient aux demandes absurdes des étudiants pro-Hamas, le président lui-même aurait à présent interrompu les livraisons de munitions à Israël», a déclaré M. Johnson aux journalistes avant l’annonce officielle des États-Unis.

 


Liban: une frappe israélienne endommage un site protégé par l'Unesco à Tyr

 Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes. (AFP)
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  • Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban
  • Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés

TYR: Le ministre libanais de la Culture a appelé lundi à épargner les ruines de Tyr, classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco, où les correspondants de l'AFP ont constaté des dégâts au lendemain de frappes israéliennes.

"Je lance un appel pour éviter de cibler les sites archéologiques du pays (..) en particulier les ruines de Tyr qui sont dans le patrimoine commun de l'humanité", a déclaré Ghassan Salamé à l'AFP.

Les frappes de dimanche ont causé "le plus grand dommage au site depuis le début de la guerre", a indiqué à l'AFP de son côté Ali Badaoui, directeur des sites archéologiques dans le sud du Liban.

Située à une vingtaine de km de la frontière avec Israël, Tyr, l'une des plus anciennes cités du monde méditerranéen, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco avec deux sites protégés.

Cette ville est la cible d'une campagne de frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah le 2 mars.

L'armée israélienne avait émis un nouvel ordre d'évacuation dimanche pour une zone qui inclut l'un des deux sites, comprenant des vestiges romains, avant de mener des frappes.

Des correspondants de l’AFP ont pu voir une partie de la zone proche des colonnes antiques recouverte de débris, fragments de métal tordu, branches d’arbres brisées.

Des gravats de béton et de métal parsèment un escalier de pierre menant à l’intérieur du site.

"L'ampleur des débris et des dégâts dans le site est importante", selon Ali Badaoui.

Les frappes se sont abattues sur des bâtiments avoisinants et l'une a touché un bureau administratif du site, rapporte le responsable.

"Certains artéfacts archéologiques ont été endommagés lorsque des gravats les ont atteints, car une pluie de débris est tombée sur un vaste périmètre", visant "colonnes, chapiteaux, bases de colonnes, mosaïques", énumère-t-il.

Ghassan Salamé a souligné que que les autorités évalueraient les dégâts "dès qu'un cessez-le-feu aura lieu ou que nous pourront avoir accès aux ruines sans mettre en danger la vie de nos archéologues".

Il a souligné qu'Israël "ne respecte pas" la Convention de la Haye qui oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé, ni les "Boucliers bleus", un emblème symbolique mis en place par un comité lié à l'Unesco pour protéger le site de Tyr.

Depuis une précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2023-2024, l’Unesco a placé plus de 70 sites patrimoniaux au Liban, dont Tyr, sous " protection renforcée provisoire".

Le site de Tyr "est un site civil, un site inscrit au patrimoine mondial, ce n’est absolument pas un site militaire, et il n’y a aucune activité militaire sur place", a assuré M. Badaoui.

L’autre site protégé de Tyr, El‑Bass, a aussi été endommagé depuis le début de la guerre le 2 mars, a-t-il ajouté.


L'armée israélienne dit qu'elle poursuivra ses opérations «dans tout le Liban»

L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth. (AFP)
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  • "Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin
  • "Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne va poursuivre ses opérations "dans tout le Liban" et "intensifier la pression" sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a déclaré dimanche soir son porte-parole après des tirs de missiles iraniens sur Israël en riposte à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth.

"Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord" d'Israël, a déclaré le général de brigade Effie Defrin.

"Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l'organisation terroriste Hezbollah", a-t-il ajouté, "nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'Etat d'Israël".


L'armée israélienne annonce un nouveau barrage de missiles iraniens

Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
Des colons israéliens posent pour une photo à côté d'une roquette tombée et à demi enfouie dans le sol, dans la banlieue de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par l'Iran. (AFP)
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  • L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien
  • "Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace"

JERUSALEM: L'armée israélienne a de nouveau fait état lundi matin d'un barrage de missiles tirés par l'Iran en direction du territoire israélien.

"Il y a peu, l'armée israélienne a identifié des missiles tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en action pour intercepter la menace", a écrit l'armée sur Telegram.