Le Sommet arabe se prépare à aborder les grands défis économiques et sociaux

Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a participé à la réunion. (SPA)
Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a participé à la réunion. (SPA)
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Publié le Lundi 13 mai 2024

Le Sommet arabe se prépare à aborder les grands défis économiques et sociaux

  • M. Al-Jadaan a déclaré que l’Arabie saoudite était fière d’avoir accueilli la 32e session ordinaire du Sommet arabe, qui s’est achevée par la publication de la Déclaration de Djeddah
  • Il a ajouté que lors du précédent sommet, de nombreuses décisions importantes avaient été prises en faveur d’une action commune, la plus importante étant la satisfaction des exigences de la grande zone arabe de libre-échange

RIYAD: Les défis économiques et sociaux majeurs auxquels le Moyen-Orient est confronté ont occupé le devant de la scène lors de la réunion préparatoire du 33e Sommet arabe qui se tiendra à Manama, la capitale de Bahreïn.

Cette réunion, qui a eu lieu le 12 mai, a abordé les questions qui seront soumises au prochain sommet, qui devrait se dérouler pour la première fois à Bahreïn le 16 mai.

Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a présidé la délégation du Royaume à la réunion ministérielle. Cette délégation comprenait des représentants des États membres de la Ligue des États arabes et plusieurs spécialistes de son secrétariat général.

M. Al-Jadaan a déclaré que l’Arabie saoudite était fière d’avoir accueilli la 32e session ordinaire du Sommet arabe, qui s’est achevée par la publication de la Déclaration de Djeddah. Cette dernière englobe de nombreuses initiatives visant à renforcer les efforts collectifs dans les domaines de l’économie, de l’agriculture, de la culture et de l’éducation.

Il a ajouté que lors du précédent sommet, de nombreuses décisions importantes avaient été prises en faveur d’une action commune, la plus importante étant la satisfaction des exigences de la grande zone arabe de libre-échange, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

Intervenant lors de la réunion des hauts fonctionnaires, qui s’est tenue un jour avant la réunion préparatoire, le vice-ministre adjoint de la Coopération internationale au ministère saoudien des Finances, Naif al-Enzi, a indiqué que les pays participant au sommet s’efforcent en permanence, dans les instances internationales et régionales, de soulever des questions qui servent les intérêts d’une action commune.

M. Al-Enzi s’est dit optimiste quant au succès du sommet sous la présidence de Bahreïn et il espère qu’un consensus sera atteint sur des résultats qui favoriseront l’intégration économique et sociale des pays arabes et renforceront les efforts collectifs ainsi que la coopération en cours.

Annoncée le 19 mai 2023, à l’issue du 32e Sommet arabe, la Déclaration de Djeddah souligne l’importance de renforcer l’action commune sur la base de fondements, de valeurs et d’intérêts communs et d’un destin unique.

Le sommet de 2023 n’était que le deuxième, le premier ayant eu lieu en Algérie en novembre 2022, après une interruption de trois ans due à la pandémie de Covid-19.

Plusieurs sujets avaient été abordés, notamment les tensions entre Israël et la Palestine, le conflit au Soudan, le processus de paix au Yémen, l’instabilité en Libye et la situation politique au Liban.

C’était notamment la première fois que la Syrie était invitée à participer à un sommet de la Ligue arabe depuis sa suspension de l’organisation en 2011.

Le communiqué final du sommet réaffirmait «la centralité de la cause palestinienne» pour les pays arabes et le fait qu’elle constitue l’un des principaux facteurs de stabilité dans la région. Il condamnait toutes les pratiques et violations infligées aux Palestiniens, à leurs vies, à leurs biens et à leur existence.

Le communiqué mettait également l’accent sur la nécessité d’intensifier les efforts pour parvenir à un règlement global et juste de la question palestinienne fondé sur une solution à deux États, conformément à la résolution 242 du Conseil de sécurité des nations unies et à l’Initiative de paix arabe de 2002. Cette solution permettrait d’assurer la création d’un État palestinien indépendant sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

En outre, il réitérait les positions prises lors des précédents sommets, notamment la nécessité de protéger les sites musulmans à Jérusalem.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
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  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.

 

 


Le Koweït attaqué par des missiles et des drones 

L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones. (AFP)
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  • "Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens"
  • L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones

KOWEIT: L'armée du Koweït a dit lundi que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.

Six personnes ont été blessées lundi au Koweït après des attaques de missiles et de drones iraniens, ont annoncé les autorités du pays, alors que Téhéran poursuit ses frappes contre ses voisins du Golfe.

Les secours sont intervenus à l'aube "après la chute de projectiles et des débris sur une zone résidentielle dans le nord du pays", soignant six personnes, dont une a été transportée à l'hôpital, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

L'armée koweïtienne avait fait état dans la nuit de plusieurs attaques de missiles et de drones.

"Toute explosion qui serait entendue est le résultat de l'interception de cibles hostiles par les systèmes de défense anti-aériens", a indiqué, sur le réseau X, l'armée, qui avait déjà fait part de deux autres alertes dans la nuit de dimanche à lundi.

L'armée du Koweït a dit, pour la troisième fois de la nuit de dimanche à lundi, que le pays du Golfe était visé par des attaques de missiles et de drones.


Liban: frappe israélienne à proximité du principal hôpital de Beyrouth

 Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer. (AFP)
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  • Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé
  • La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale

BEYROUTH: Israël a frappé dimanche Beyrouth et ses environs, touchant un important hôpital, et soumis sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, à un intense pilonnage, tout en menaçant le principal poste-frontière avec la Syrie qui a dû fermer.

Une frappe a visé en milieu de journée un quartier populaire au sud de Beyrouth, selon un photographe de l'AFP, faisant au moins cinq morts et 52 blessés d'après un bilan du ministère de la Santé.

La frappe s'est produite à proximité de l'hôpital Rafic-Hariri, le plus grand établissement médical public du Liban, d'après une source médicale.

Une équipe de l'AFP a vu une vingtaine de personnes, certaines en pleurs, devant l'entrée de l'hôpital, alors que des ambulances, sirènes hurlantes, transportaient des blessés.

"Nous avons perdu nos maisons, où pouvons-nous aller?", s'écriait Nancy Hassan, 53 ans, une habitante du quartier visé. "Ma fille qui avait 23 ans a été tuée" lors de la précédente guerre avec Israël, "et aujourd'hui, ses voisines et amies ont été tuées", a-t-elle ajouté.

Deux Soudanais ont été tués, ainsi qu'une adolescente de 15 ans, a indiqué à l'AFP le docteur Zakaria Tawbé, directeur adjoint de l'hôpital, où sont soignés 31 des blessés.

"La frappe a été très violente" et des "malades ont fait des crises de panique", a-t-il raconté, ajoutant que l'établissement n'a subi que des dégâts mineurs.

"Ils ont frappé une zone totalement civile, il y a surtout des migrants, des Soudanais... Les gens étaient chez eux, et ils les ont frappés. C'est ça leurs objectifs militaires?", s'insurgeait Abou Qassem, un habitant du quartier.

Médecins sans Frontières (MSF) a condamné cette frappe sur X, rappelant que "des frappes aussi proches d'un hôpital suscitent la peur et peuvent dissuader les gens de se faire soigner".

"Lorsque des frappes touchent sans avertissement des zones résidentielles densément peuplées, les conséquences sont graves, tant en termes de pertes humaines que de capacité des hôpitaux à faire face", a dénoncé l'ONG.

Stations-service visées 

Une frappe a en outre visé un appartement d'un immeuble d'habitation à Aïn Saadeh, ville à l'est de Beyrouth, faisant trois morts dont deux femmes, selon le ministère libanais de la Santé.

Un responsable local des Forces libanaises, un parti chrétien opposé au Hezbollah pro-iranien, serait mort dans cette frappe, selon l'Agence nationale d'informations (Ani).

Les frappes israéliennes ont fait 1.467 tués et près de 4.500 blessés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale début mars, et plus d'un million de déplacés.

L'aviation israélienne, qui a survolé la capitale à basse altitude, a également mené huit frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, désertée par une grande partie de ses habitants et dont s'élevaient d'épaisses colonnes de fumée.

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes à Beyrouth "sur des centres de commandement du Hezbollah", et a affirmé avoir touché "plus de 15 stations-service" de la compagnie Al-Amana depuis le début de la guerre, qu'il accuse d'être "contrôlée" par la formation pro-iranienne.

Depuis le sud du Liban où Israël poursuit son invasion, le chef d'état major israélien Eyal Zamir a promis d"intensifier" les opérations contre le Hezbollah, selon un communiqué militaire.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Ces bombardements interviennent alors que le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie a fermé après des menaces israéliennes de le viser samedi soir. Israël l'avait déjà bombardé en 2024 lors de sa précédente guerre contre le Hezbollah.

Famille décimée 

Dans le sud du pays, où l'aviation israélienne a continué de bombarder, six membres d'une même famille ont été tués dans la localité de Kfar Hatta. Ils n'avaient pas pu évacuer à temps, malgré un avertissement samedi sur ce village à une quarantaine de kilomètres au nord de la frontière.

Cette famille, déjà déplacée d'un village plus au sud et sans moyen de transport, attendait un proche venu les évacuer, selon la Défense civile. Cet homme a également été tué, portant le bilan à sept morts, dont une fillette de quatre ans.

A Toul, toujours dans le sud du Liban, une autre frappe a tué un couple et blessé leurs deux enfants, selon le ministère de la Santé.

Alors que l'armée israélienne progresse dans la zone frontalière du sud, provoquant de larges destructions sur son passage, le président libanais Joseph Aoun a renouvelé son appel à des négociations directes avec Israël pour éviter que le sud du pays ne devienne "un nouveau Gaza".

"Pourquoi ne pas négocier pour arrêter ces tragédies (...) sauver ce qui reste de maisons qui n'ont pas encore été détruites?", a-t-il dit dans un discours.