Au sommet Choose France, dorures versaillaises et 15 milliards d'euros d'investissements

Le ministre français des Forces armées, Sébastien Lecornu (G), et le PDG français du groupe Iliad et de Free Telecom, Xavier Niel, assistent au septième « Sommet Choose France », qui vise à attirer les investisseurs étrangers dans le pays, au Château de Versailles, près de Paris, le 13 mai 2024. (AFP)
Le ministre français des Forces armées, Sébastien Lecornu (G), et le PDG français du groupe Iliad et de Free Telecom, Xavier Niel, assistent au septième « Sommet Choose France », qui vise à attirer les investisseurs étrangers dans le pays, au Château de Versailles, près de Paris, le 13 mai 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 14 mai 2024

Au sommet Choose France, dorures versaillaises et 15 milliards d'euros d'investissements

  • Au total, l'Elysée a dévoilé un nombre "record" aussi de 56 projets créant potentiellement 10.000 emplois, après les 28 annonces et 13 milliards de l'édition 2023
  • "Ce genre de sommets a une très grande importance", a estimé Taavi Madiberk, cofondateur de la société Skeleton Technologies en marge du sommet

VERSAILLES: L'un des plus beaux écrins français pour attirer les patrons étrangers: le gouvernement recevait lundi 180 dirigeants au château de Versailles, traditionnelle vitrine du sommet Choose France au cours duquel plus de 15 milliards d'euros d'investissements étrangers, un record, ont été annoncés.

Au total, l'Elysée a dévoilé un nombre "record" aussi de 56 projets créant potentiellement 10.000 emplois, après les 28 annonces et 13 milliards de l'édition 2023.

"Ce genre de sommets a une très grande importance", a estimé Taavi Madiberk, cofondateur de la société Skeleton Technologies en marge du sommet, où cette entreprise s'est engagée à investir 600 millions d'euros pour développer des batteries de nouvelle génération en Occitanie.

Ce dirigeant estonien est présent pour la troisième fois à ce sommet annuel: "cela augmente la visibilité de nos projets" et met "l'ensemble des décideurs clés autour de la table", ministres et patrons d'envergure internationale, dit-il.

Les patrons étrangers ont pu déguster au déjeuner, présidé par le Premier ministre Gabriel Attal, du suprême de poulet et des macarons garnis de pamplemousse en attendant l'arrivée du président Macron à 15H.

Celui-ci a ensuite présidé deux tables rondes à format "exclusif" - moins de 15 patrons - sur les thèmes de la décarbonation et de l'intelligence artificielle, avant de clore une table ronde avec des investisseurs potentiels venus d'Inde, pays avec lequel la France veut accroître ses liens.

Kunal Bajaj, direction de la section aérospatiale du groupe indien Motherson, qui acquiert à Brive (Corrèze) AD Industries pour 150 millions d'euros, a dit prévoir à cette occasion de présenter à ses compatriotes "le parcours fantastique" de son entreprise en France depuis 2009, notamment grâce à l'esprit selon lui "pro-investissement" de l'exécutif.

« Poids lourds »

Après quelques entretiens en tête-à-tête, et avant le dîner dans la prestigieuse galerie des Glaces, M. Macron a vanté devant tous les invités les avancées économiques de la France, tout en réitérant ses inquiétudes sur l'Europe.

Il a observé que les règles de l'Organisation mondiale du travail (OIT) "n'étaient plus respectées par les deux poids lourds" que sont la Chine et les Etats-Unis, à force de subventions à leurs entreprises.

Pour la France, il a annoncé la mise en place en 2025 d'une garantie d'Etat allant jusqu'à la moitié de l'emprunt pour un projet industriel.

Il s'est ensuite livré, hors la présence de la presse, à une séance de questions-réponses avec l'assistance, entamée par le patron de la banque américaine JPMorgan, Jamie Deamon.

Le plus gros investisseur cette année est Microsoft. Le groupe américain consacrera 4 milliards d'euros à un nouveau centre de données dans l'est de la France et à l'agrandissement d'autres en région parisienne et près de Marseille : "l'investissement le plus important que nous ayons jamais réalisé" en France, a déclaré son président Brad Smith à l'AFP.

Le président Macron a salué un investissement qui met la France "dans la compétition des données en même temps que nous voulons être dans celle du calcul pour l'IA".

Il a aussi défendu la "constance" de sa politique économique, qui "produit des résultats", en référence au dernier baromètre EY qui sacre la France championne d'Europe de l'attractivité pour la cinquième année consécutive.

Même si sa plus grande entreprise en matière de chiffre d'affaires, TotalEnergies, envisage de déménager à New York sa cotation boursière principale. Ce projet ne plairait "pas du tout" au président de la République, a-t-il déclaré à l'agence Bloomberg, tout en indiquant qu'il en serait "très surpris" et "attendait la confirmation".

« Clichés qui persistaient »

La plupart des annonces "sont des projets qui auraient vu le jour avec ou sans le sommet", tempère Sylvain Bersinger, économiste en chef au cabinet Asterès. "Le cœur de l'attractivité française" réside davantage selon lui dans le système éducatif, le cadre "juridique, fiscal, l'environnement d'innovation, le marché local".

Outre Microsoft, figurent parmi les projets une nouvelle usine d'engrais bas carbone dans la Somme (FertigHy, 1,3 milliard d'euros) et des investissements d'Amazon pour développer ses infrastructures cloud en région parisienne et son infrastructure logistique en Auvergne-Rhône-Alpes (1,2 milliard).

S'ajoutent également des lignes de production de frites et pommes de terre de McCain (350 millions) dans le Pas-de-Calais et dans la Marne, où s'est rendu M. Macron lundi. Dans le secteur pharmaceutique, Pfizer, AstraZeneca et GSK ont également fait des annonces.

"Nous avons réussi à mettre fin à bon nombre des clichés qui persistaient" en France, a affirmé Gabriel Attal en inaugurant lundi matin le nouveau campus de la banque américaine Morgan Stanley, en référence à la fiscalité ou aux normes.


Jodi: les exportations saoudiennes de brut atteignent leur plus haut niveau en neuf mois

Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à fin juin. (Shutterstock)
Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à fin juin. (Shutterstock)
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  • Le ministère de l’Énergie vise à renforcer les contributions du gaz naturel et des sources renouvelables
  • L’objectif du Royaume est de parvenir à un mix énergétique optimal, hautement efficace et rentable

RIYAD: Les exportations de pétrole brut de l’Arabie saoudite ont atteint 6,41 millions de barils par jour en mars, selon une analyse de la Joint Organisations Data Initiative (Jodi).

Ce chiffre a augmenté de 96 000 b/j, soit 1,52%, par rapport au mois précédent – une envolée au sommet en neuf mois.

En outre, les données indiquent que la production de brut du Royaume est tombée à 8,97 millions de b/j, reflétant une baisse mensuelle de 0,42%.

Cela découle sans doute des réductions volontaires de la production pétrolière adoptées par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, connue sous le nom d’Opep+. L’Arabie saoudite a annoncé, en mars dernier, la prolongation de sa réduction d’un million de b/j, initialement mise en œuvre en juillet 2023, jusqu’à la fin du deuxième trimestre de 2024.

Le ministère de l’Énergie a indiqué que la production du Royaume sera d’environ neuf millions de b/j jusqu’à la fin du mois de juin.

Par ailleurs, la production de brut des raffineries, représentant le volume traité de pétrole brut produisant de l’essence, du diesel, du carburéacteur et du fioul, a chuté de 4% par rapport au mois précédent, atteignant 2,56 millions de b/j, selon les données de la Jodi.

La consommation directe de pétrole brut par l’Arabie saoudite, qui implique l’utilisation de pétrole sans processus de raffinage substantiel, a diminué de 53 000 b/j en mars, soit une baisse de 14,7% par rapport au mois précédent. La consommation directe totale pour le mois s’est élevée à 307 000 b/j.

Le ministère de l’Énergie a pour objectif de renforcer les contributions du gaz naturel et des sources renouvelables dans le cadre du projet du Royaume de parvenir à un mix énergétique optimal, hautement efficace et rentable.

Ce qui suppose de remplacer le combustible liquide par du gaz naturel et d’intégrer les énergies renouvelables pour constituer environ 50% du mix énergétique de production d’électricité d’ici à 2030.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bouygues va construire un hôpital universitaire à Rabat pour près de 450 M EUR

La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025. (AFP).
La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025. (AFP).
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  • Situé au cœur de la capitale marocaine, l’hôpital universitaire international Mohammed VI "sera composé de quatre bâtiments de six étages et une tour de vingt-cinq étages
  • Il regroupera des infrastructures de soins et d’enseignement de premier plan sur une superficie totale de plus 275.000 m2", est-il précisé

PARIS: La société Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Construction, va construire un hôpital universitaire international à Rabat, qui sera livré en septembre 2025, pour un montant de près de 450 millions d'euros, selon un communiqué publié mercredi.

Situé au cœur de la capitale marocaine, l’hôpital universitaire international Mohammed VI "sera composé de quatre bâtiments de six étages et une tour de vingt-cinq étages. Il regroupera des infrastructures de soins et d’enseignement de premier plan sur une superficie totale de plus 275.000 m2", est-il précisé.

Avec 553 lits et 20 salles d'opération, l'hôpital "a pour objectif de soutenir les politiques régionale et nationale en matière de santé" et "ambitionne de devenir une référence pour les CHU marocains de demain que ce soit en termes d’architecture, de qualité de soin ou d’enseignement".

"Le projet mobilisera 3.500 compagnons (sous-traitants compris) en période de pointe", détaille le communiqué.

L'hôpital universitaire international Mohammed VI de Rabat sera le troisième projet hospitalier réalisé par Bymaro au cours des cinq dernières années, après la livraison de l'hôpital universitaire Mohammed VI à Bouskoura en 2019 et à la construction en cours de Smart Health Care City à Benguérir, rappelle Bouygues Construction, filiale du groupe Bouygues, présente dans 60 pays.

 


Ludovic Pouille: «Plus de cent soixante entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite»

L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille (Photo, Ludovic Pouille).
L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille (Photo, Ludovic Pouille).
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  • L'ambassadeur a exprimé sa confiance dans l'augmentation exponentielle des investissements entre la France et l'Arabie saoudite
  • Il a également rappelé que la France «est le deuxième plus grand investisseur étranger dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'énergie et de l'aéronautique» en Arabie saoudite

ALGER: L'ambassadeur de France auprès du royaume d'Arabie saoudite, Ludovic Pouille, a récemment participé au pavillon de Business France lors du salon Saudi Food Show, un événement majeur accueillant pour la première fois plus de vingt entreprises françaises.

Dans ses déclarations, le diplomate a souligné l'engagement croissant des entreprises françaises à rejoindre la Vision 2030, une initiative ambitieuse visant à diversifier l'économie saoudienne et à stimuler la croissance dans divers secteurs.

 

L'ambassadeur a exprimé sa confiance dans l'augmentation exponentielle des investissements entre la France et l'Arabie saoudite, soulignant que la présence croissante de sociétés françaises au salon Saudi Food Show en est un indicateur clair.

Deuxième investisseur étranger

Ajoutant qu’à l'heure actuelle, «près de cent soixante entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite», témoignant de la forte présence et de l'engagement continu des entreprises françaises sur ce marché dynamique.

Il a également rappelé que la France «est le deuxième plus grand investisseur étranger dans plusieurs secteurs, notamment celui de l'énergie et de l'aéronautique» en Arabie saoudite.

Le Saudi Food Show, qui se tient au Riyad Front jusqu'au 23 mai, offre une plate-forme unique pour les entreprises françaises et saoudiennes afin d'explorer de nouvelles opportunités de collaboration dans le secteur alimentaire et des boissons.