La Norvège veut quadrupler son aide aux Palestiniens

La ministre norvégienne du Développement international, Anne Beathe Tvinnereim (Photo, AFP).
La ministre norvégienne du Développement international, Anne Beathe Tvinnereim (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 14 mai 2024

La Norvège veut quadrupler son aide aux Palestiniens

  • De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a de nouveau mis en garde Israël contre une opération militaire à grande échelle à Rafah
  • Selon le projet de budget, la Norvège compte au total consacrer 0,98% de son revenu national brut (RNB) à l'aide au développement cette année

OSLO: Le gouvernement norvégien a proposé mardi de porter cette année à 1 milliard de couronnes, soit 86 millions d'euros, son aide aux Palestiniens alors que la bande de Gaza est au bord de la famine.

Figurant dans le projet de budget révisé présenté le même jour, ce chiffre représente un quasi quadruplement par rapport aux 258 millions de couronnes prévus dans la loi de Finances initiale adoptée l'an dernier.

"Les besoins d'aide urgente à Gaza sont énormes après sept mois de guerre", a noté la ministre norvégienne de l'Aide au développement, Anne Beathe Tvinnereim, dans un communiqué.

"La situation alimentaire en particulier est critique et il y a des risques de famine", a-t-elle ajouté en fustigeant "une crise entièrement provoquée par l'homme" et une situation également "critique" en Cisjordanie.

Selon le projet de budget, la Norvège compte au total consacrer 0,98% de son revenu national brut (RNB) à l'aide au développement cette année.

Ce chiffre est encore susceptible de changer car le gouvernement de centre gauche, minoritaire au Parlement, doit négocier avec d'autres partis pour faire adopter ses textes.

Mise en garde 

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, a de nouveau mis en garde Israël contre une opération militaire à grande échelle à Rafah, ville à la lisière sud de la bande de Gaza assiégée, où des centaines de milliers de Palestiniens s'entassent.

"Ce serait catastrophique pour la population", a-t-il souligné. "Plus de 1 million de personnes qui se sont réfugiées à Rafah ont déjà fui à plusieurs reprises la famine, la mort et l'horreur. On leur demande maintenant de partir à nouveau, mais aucun endroit dans la bande de Gaza n'est sûr".

Dans le cadre de la riposte à l'attaque sans précédent perpétrée par le Hamas le 7 octobre sur le sol israélien - qui a fait plus de 1.170 morts, majoritairement des civils, selon un bilan de l'AFP -, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se dit déterminé à lancer une opération à Rafah qu'il considère comme le dernier grand bastion du mouvement islamiste palestinien.

L'armée israélienne, qui a lancé des ordres d'évacuation aux civils, a pénétré le 7 mai avec ses chars dans le secteur est de la ville et pris le point de passage éponyme. Des frappes ont encore visé le secteur mardi.

Selon l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), "près de 450.000" personnes se trouvant à Rafah en ont été déplacées depuis le 6 mai.

En riposte à l'attaque du 7 octobre, l'armée israélienne a lancé des bombardements suivis d'une offensive terrestre, qui ont provoqué une catastrophe humanitaire avec un lourd bilan: 35.173 morts en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.