Les violences au Congrès vont hanter Biden sur la scène internationale

Le président élu des États-Unis, Joe Biden, s'exprime après avoir annoncé les noms des membres de son cabinet qui complèteront son équipe économique, dont les secrétaires au commerce et au travail, au Queen Theater le 8 janvier 2021 à Wilmington, Delaware. (Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
Le président élu des États-Unis, Joe Biden, s'exprime après avoir annoncé les noms des membres de son cabinet qui complèteront son équipe économique, dont les secrétaires au commerce et au travail, au Queen Theater le 8 janvier 2021 à Wilmington, Delaware. (Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
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Publié le Samedi 09 janvier 2021

Les violences au Congrès vont hanter Biden sur la scène internationale

  • Pour de nombreux élus et experts, le président élu, qui est connu pour son intérêt pour la politique étrangère, va devoir se focaliser sur la situation intérieure aux Etats-Unis
  • M. Biden a promis d'organiser au cours de la première année de son mandat un "sommet des démocraties" pour montrer que le multilatéralisme est de retour et en finir avec l'isolationnisme des années Trump

WASHINGTON: Joe Biden a promis qu'avec lui, l'Amérique serait à nouveau prête à guider le monde mais l'acte final de son prédécesseur, qui a incité ses partisans à aller manifester devant un Congrès qu'ils ont ensuite envahi, va le hanter sur la scène internationale.

Pour de nombreux élus et experts, le président élu, qui est connu pour son intérêt pour la politique étrangère, va devoir se focaliser sur la situation intérieure aux Etats-Unis, où des millions de personnes ont été persuadées par Donald Trump que les élections ont été truquées.

Pour Elissa Slotkin, une ancienne analyste de la CIA qui siège aujourd'hui à la Chambre des représentants, la priorité n'est plus la lutte contre le terrorisme. "L'après 11-Septembre, c'est fini", dit-elle. "La première menace de sécurité nationale aujourd'hui, ce sont nos divisions internes".

"Si nous ne reconnectons pas nos deux Amériques, les menaces n'auront pas besoin de venir de l'extérieur", ajoute l'élue démocrate.

M. Biden a promis d'organiser au cours de la première année de son mandat un "sommet des démocraties" pour montrer que le multilatéralisme est de retour et en finir avec l'isolationnisme des années Trump.

La tenue de ce sommet à Washington risque d'avoir une résonance particulière après l'assaut lancé par des milliers de manifestants pro-Trump contre le Capitole, temple de la démocratie américaine, pour interrompre un vote certifiant la victoire électorale du démocrate.

Les violences, qui ont fait 5 morts, ont choqué les pays démocratiques, tandis que les régimes autoritaires criaient à l'hypocrisie des Etats-Unis.

"Le gouvernement a été discrédité ici, mais aussi à l'étranger où les Etats-Unis jouent un rôle de meneur dans la promotion du respect des lois et de la démocratie", estime Sarah Margon, du centre de recherche progressiste Open Society Foundations.

"Donc ce qui s'est passé rapproche encore plus étroitement la politique intérieure et la diplomatie", ajoute-t-elle, notant que les dirigeants étrangers vont suivre de près les mesures prises par l'administration de Joe Biden contre les auteurs des violences.

"La démocratie, ça se défend" 

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a rejeté les "calomnies" de ceux qui ont comparé les Etats-Unis à une "république bananière", soulignant que les assaillants ont été dispersés et que le travail des élus a repris.

Dans un communiqué largement partagé par les diplomates américains, l'ambassadrice des Etats-Unis en Ouganda, Natalie Brown, a jugé inévitable que certains "doutent du droit des Etats-Unis à parler de démocratie dans le reste du monde".

"Mais quand nous dénonçons les violations des droits humains, nous ne le faisons pas parce que ces violations ne se produisent pas aux Etats-Unis. Quand nous parlons de liberté de la presse, nous ne le faisons pas parce que les journalistes américains ne sont pas harcelés. Quand nous plaidons pour l'indépendance de la justice, nous ne le faisons pas parce que les juges américains échappent à toute influence", a-t-elle écrit.

"Au contraire. Nous le faisons parce que nous sommes conscients du travail qui reste à faire dans l'expérience démocratique américaine et parce que notre Histoire nous enseigne que pour qu'elle dure, la démocratie, ça se défend."

Les pays souvent critiqués par les Etats-Unis pour leur traitement des droits humains n'ont pas attendu pour réagir.

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a appelé jeudi à la fin des sanctions prolongées l'an dernier par Donald Trump, notant que "les événements d'hier ont montré que les Etats-Unis n'ont aucun droit moral de punir une autre nation sous couvert de faire respecter la démocratie".

Au Venezuela, où Washington ne reconnaît pas la légitimité du président socialiste Nicolas Maduro, le gouvernement a condamné les divisions politiques aux Etats-Unis, exprimant l'espoir que les Américains "puissent ouvrir une nouvelle voie vers la stabilité et la justice".

"Introspection" 

L'International Crisis Group, un centre de réflexion spécialisé dans la prévention des conflits qui s'est rarement intéressé à la politique américaine, a prévenu que le risque de violences restait élevé.

"Les Etats-Unis sont aujourd'hui un pays où des millions de personnes sont convaincues que le nouveau président n'a pas été élu de façon légitime", note l'ICG. "Beaucoup trop d'entre eux sont armés et apparemment déterminés à recourir à des mesures extrêmes pour prévaloir".

"Il est grand temps pour les Etats-Unis, qui ont passé des décennies à dire aux autres pays ce qu'ils devaient faire pour régler leurs problèmes, de faire un travail d'introspection", a conclu le centre de recherche.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.