Chaque printemps, Lisbonne se pare de bleu et mauve à la floraison des jacarandas

Sur la place du Rossio, centre névralgique du vieux Lisbonne avec ses pavés noir et blancs, ou encore dans les rues donnant sur le rond-point du Marquis de Pombal, la grande place centrale de la capitale, on trouve des jacarandas dans les quartiers les plus touristiques. (AFP).
Sur la place du Rossio, centre névralgique du vieux Lisbonne avec ses pavés noir et blancs, ou encore dans les rues donnant sur le rond-point du Marquis de Pombal, la grande place centrale de la capitale, on trouve des jacarandas dans les quartiers les plus touristiques. (AFP).
Short Url
Publié le Mardi 28 mai 2024

Chaque printemps, Lisbonne se pare de bleu et mauve à la floraison des jacarandas

  • Les jacarandas ont été introduits au Portugal au début du XIXe siècle, alors que la famille royale s'était exilée au Brésil pour fuir les invasions françaises
  • Pendant l'absence du roi, la couleur bleu de cet arbre, associée à la monarchie, en a fait un moyen d'"afficher le pouvoir royal", note l'Office du tourisme de Lisbonne sur son site internet

LISBONNE: A chaque printemps, les rues de Lisbonne se couvrent de tonalités éclatantes de bleu et mauve. L'image des jacarandas en fleur, un arbre exotique introduit au XIXe siècle, s'est ainsi imposée comme l'une des cartes postales de la capitale portugaise.

"On trouve des jacarandas dans tout le pays, mais c'est à Lisbonne qu'ils se sont le mieux adaptés" au climat local, explique à l'AFP Ana Luisa Soares, la directrice du jardin botanique d'Ajuda, où ont été plantés les premiers arbres importés du Brésil, une des anciennes colonies portugaises.

Les jacarandas ont été introduits au Portugal au début du XIXe siècle, alors que la famille royale s'était exilée au Brésil pour fuir les invasions françaises.

Pendant l'absence du roi, la couleur bleu de cet arbre, associée à la monarchie, en a fait un moyen d'"afficher le pouvoir royal", note l'Office du tourisme de Lisbonne sur son site internet.

Les jacarandas se sont répandus grâce à Félix Avelar Botero, considéré comme le père de la botanique au Portugal, qui "a alors commencé à offrir des graines de cet arbre" un peu partout dans la ville, précise Mme Soares.

Cette architecte paysagiste est à la tête d'un jardin botanique fondé au XVIIIe siècle qui rassemble de nombreuses espèces provenant des anciennes colonies portugaises en Afrique, en Amérique du sud et en Asie.

Depuis leur introduction, le nombre de jacarandas n'a cessé de croître dans la capitale.

"C'est un arbre qui ne présente pas beaucoup de problèmes. Il a une grande longévité, il fleurit presque toujours. C'est une espèce qui s'est exceptionnellement bien adaptée", explique l'une des responsables de la direction de l'Environnement à la mairie de Lisbonne, Ana Julia Francisco.

« Féérique »

Aujourd'hui encore, la municipalité continue de planter des jacarandas en évitant les endroits venteux, où ils ont plus de mal à se développer.

Sur la place du Rossio, centre névralgique du vieux Lisbonne avec ses pavés noir et blancs, ou encore dans les rues donnant sur le rond-point du Marquis de Pombal, la grande place centrale de la capitale, on trouve des jacarandas dans les quartiers les plus touristiques.

A l'heure d'Instagram et des réseaux sociaux, les touristes, qui aiment se prendre en photo devant les arbres en fleur et les tapis de pétales violets recouvrant les trottoirs de la capitale lorsqu'ils commencent à tomber, contribuent à leur popularité.

"C'est magnifique!", s'exclame Cheryl Mitchel, une retraitée de 76 ans originaire d'Atlanta, aux Etats-Unis, qui se plaît à les prendre en photo.

"C'est très printanier. C'est féérique. Je trouve que cela représente bien Lisbonne", estime pour sa part Magali Cirillo, une assistante sociale française de 34 ans, en vacances à Lisbonne.

Egalement très appréciés des Lisboètes, les jacarandas suscitent parfois quelques critiques en raison des inconvénients provoqués par les fleurs qui tombent au sol et se décomposent en recouvrant les trottoirs d’une substance poisseuse.

Lorsqu'elle plante de nouveaux arbres, la municipalité tente d'éviter au maximum les endroits qui pourraient créer des inconvénients pour les riverains.

"Mais leur beauté vaut bien quelques désagréments!", assure Mme Francisco avec un sourire.


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Short Url
  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Short Url
  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
Short Url
  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com