Gaza: un député LFI brandit un drapeau palestinien, tumulte et exclusion à l'Assemblée

Alors que le ministre du Commerce extérieur, Franck Riester, répondait à la députée LFI Alma Dufour lors de la séance des questions au gouvernement, et que le terme "génocide" fusait depuis les rangs des La France insoumise, le député des Bouches-du-Rhône s'est brusquement levé et a déployé un drapeau palestinien dans l'hémicycle. (AFP).
Alors que le ministre du Commerce extérieur, Franck Riester, répondait à la députée LFI Alma Dufour lors de la séance des questions au gouvernement, et que le terme "génocide" fusait depuis les rangs des La France insoumise, le député des Bouches-du-Rhône s'est brusquement levé et a déployé un drapeau palestinien dans l'hémicycle. (AFP).
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Publié le Mercredi 29 mai 2024

Gaza: un député LFI brandit un drapeau palestinien, tumulte et exclusion à l'Assemblée

  • Les Insoumis ont embrasé l'Assemblée nationale mardi, en interpellant le camp présidentiel sur la situation à Rafah, dans la bande de Gaza
  • Le tumulte s'est poursuivi jusqu'à la salle des Quatre-Colonnes, point de rencontre entre élus et journalistes, où le député LFI David Guiraud et le LR Meyer Habib ont échangé des invectives

PARIS: Un drapeau palestinien brandi en plein hémicycle, une vive altercation aux Quatre-Colonnes et pour finir l'exclusion du député Sébastien Delogu : les Insoumis ont embrasé l'Assemblée nationale mardi, en interpellant le camp présidentiel sur la situation à Rafah, dans la bande de Gaza.

Alors que le ministre du Commerce extérieur, Franck Riester, répondait à la députée LFI Alma Dufour lors de la séance des questions au gouvernement, et que le terme "génocide" fusait depuis les rangs des La France insoumise, le député des Bouches-du-Rhône s'est brusquement levé et a déployé un drapeau palestinien dans l'hémicycle.

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a immédiatement suspendu la séance, avant de s'entretenir dans le brouhaha au pied de la tribune avec les différents présidents de groupe.

Le tumulte s'est poursuivi jusqu'à la salle des Quatre-Colonnes, point de rencontre entre élus et journalistes, où le député LFI David Guiraud et le LR Meyer Habib ont échangé des invectives.

"Ce monsieur est un porc, il fait honte à la France", a lancé M. Guiraud, pris à parti par M. Habib pendant une interview. "Espèce de pourriture", a répondu le second.

Les huissiers se sont interposés entre les deux hommes, qui sont entrés en contact physique.

A la reprise de la séance, Mme Braun-Pivet a annoncé convoquer "immédiatement" le bureau de l'Assemblée nationale, sa plus haute instance exécutive. Le bureau, se déroulant "dans une ambiance tendue" selon un participant, a proposé d'imposer la sanction maximale au député.

Celle-ci a été approuvée par un vote "assis levé" dans l'hémicycle, la majorité, la droite et l'extrême droite votant pour, et la gauche se prononçant largement contre.

M. Delogu a été exclu des travaux de l'Assemblée nationale pour quinze jours de séance et va être privé de la moitié de son indemnité parlementaire pendant deux mois. C'est la troisième fois sous cette législature que cette sanction est prononcée, après celles prises contre les députés Thomas Portes (LFI) et Grégoire de Fournas (RN).

Elle l'a été sur le fondement de l'article 70 du règlement de l'Assemblée nationale qui prévoit que puisse être sanctionné tout député "qui se livre à des manifestations troublant l’ordre ou qui provoque une scène tumultueuse".

Dans un communiqué, la présidence rappelle que M. Delogu a déjà été sanctionné à trois reprises. "Les provocations et les outrances visant à empêcher la tenue des débats n’ont pas leur place dans notre hémicycle", souligne Mme Braun-Pivet.

V de la victoire 

Le Marseillais est sorti en faisant le V de la victoire, félicité par certains collègues.

D'autres députés de son camp ont quitté l'hémicycle, tandis qu'éclataient des applaudissements sur les bancs de la droite, de la majorité et de l'extrême droite pour saluer cette sanction.

Auprès de la presse, M. Delogu a affirmé que son geste était une "initiative personnelle", mais il a reçu l'onction du chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon.

"Sa punition est une décoration pour l'insoumis Delogu. Et une honte pour toujours pour ceux qui l'ont votée. Embargo sur les armes, reconnaissance de l'État de Palestine", a réagi ce dernier sur X.

"On ne pouvait pas rester en séance publique avec une telle provocation. C'est la dernière étape d'une stratégie de brutalisation du débat public. M. Delogu (...) ne fait progresser en rien la paix au Proche-Orient", a à l'inverse critiqué le député Mathieu Lefèvre (Renaissance), président du groupe d'amitié France-Israël.

Sur X, le président de LR Eric Ciotti s'est dit "indigné" de l'attitude de l'élu. "Les Insoumis n'ont qu'un but: flatter une hypothétique clientèle électorale à quelques jours des européennes".

L'Insoumis Eric Coquerel a, au contraire, pointé sur le même réseau social la "partialité de la majorité du bureau de l'Assemblée et de sa présidente", alors que "sous le dernier mandat, le député Sébastien Nadot n'avait eu qu'un rappel à l'ordre avec amende pour avoir déployé une banderole +au Yémen la France tue+".

La députée PS Valérie Rabault, membre du bureau, a expliqué avoir voté contre la sanction maximale au nom de la "jurisprudence" jusqu'alors appliquée.

Alma Dufour avait interpellé avec virulence le gouvernement sur la situation à Gaza, l'accusant de n'avoir pris "aucune sanction contre les assassins", alors que depuis huit mois "deux millions de personnes (vivent) en enfer, en enfer car elles sont enfermées sans eau, sans nourriture, sans médicaments".


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".