Cameroun: quatre militaires tués par des séparatistes anglophones

Le président camerounais Paul Biya arrive au deuxième jour de la conférence de Global funf to fight HIV, tuberculosis and Malaria, le 10 octobre 2019 à Lyon.  (Ludovic MARIN / AFP)
Le président camerounais Paul Biya arrive au deuxième jour de la conférence de Global funf to fight HIV, tuberculosis and Malaria, le 10 octobre 2019 à Lyon. (Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Samedi 09 janvier 2021

Cameroun: quatre militaires tués par des séparatistes anglophones

  • Quatre militaires et deux civils ont été tués vendredi dans l'ouest du Cameroun dans une nouvelle attaque d'insurgés séparatistes qui combattent l'armée dans les régions peuplées par la minorité anglophone
  • Les civils sont fréquemment pris en tenaille et victimes de crimes et d'exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l'ONU.

DOUALA: Quatre militaires et deux civils ont été tués vendredi dans l'ouest du Cameroun dans une nouvelle attaque d'insurgés séparatistes qui combattent l'armée dans les régions peuplées par la minorité anglophone, a affirmé le gouvernement.

Vendredi à l'aube, des éléments des "bandes armées sécessionnistes" ont attaqué un poste de contrôle militaire à Matazem, à cheval entre la région de l'Ouest, peuplée par la majorité francophone, et le Nord-Ouest, l'une des deux régions anglophones du pays, a assuré dans un communiqué le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

"Le bilan est de six morts, dont quatre éléments des forces de Défense nationale et deux civils", a-t-il ajouté, sans plus de détails sur l'attaque.

Mercredi déjà, à une quarantaine de km plus au nord, quatre militaires ainsi qu'une fonctionnaire avaient péri dans l'explosion d'une bombe au passage du convoi d'un préfet à Mbengwi, dans le Nord-Ouest, attribuée par Yaoundé aux sécessionnistes anglophones, qu'il qualifie de "terroristes".

Le Nord-Ouest et le Sud-Ouest sont en proie depuis plus de trois ans à un sanglant conflit entre des groupes armés anglophones qui réclament l'indépendance des deux régions sous le nom d'Ambazonie et les forces de sécurité dépêchées massivement par Yaoundé pour les réprimer. Une partie de la minorité anglophone s'estime marginalisée au Cameroun, ancienne colonie française peuplée majoritairement de francophones.

Les civils sont fréquemment pris en tenaille et victimes de crimes et d'exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l'ONU. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. 

Outre leurs attaques visant policiers et soldats, les séparatistes armés, surnommés "Amba Boys", multiplient les enlèvements de civils, notamment d'élèves et professeurs dans les établissements scolaires qu'ils accusent notamment de perpétuer l'enseignement en français, et assassinent des habitants qu'ils soupçonnent de "collaborer" avec Yaoundé.

De leur côté, les militaires et policiers se livrent fréquemment à des opérations d'intimidation et tuent des civils, volontairement ou dans des bavures, selon les ONG internationales et l'ONU.

Le régime du président Paul Biya, 87 ans dont 38 au pouvoir, sous intense pression internationale à la suite notamment de massacres de civils par des militaires, a octroyé, à l'issue d'un Grand dialogue national en septembre 2019, quelques prérogatives supplémentaires aux deux régions dans le cadre d'une relance de sa politique de décentralisation.

Mais les forces de sécurité ont en même temps intensifié leur lutte contre les séparatistes armés, qui avaient rejeté ces propositions. 


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com