Sahara occidental : Israël assure Rabat de son soutien après une bourde télévisée

Le communiqué diffusé par le bureau de M. Netanyahu explique que la carte montrée à l'écran pendant l'interview était une "ancienne carte" et assure que "la politique d'Israël reste (...) inchangée" à propos de la reconnaissance de "la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. (Photo, AFP)
Le communiqué diffusé par le bureau de M. Netanyahu explique que la carte montrée à l'écran pendant l'interview était une "ancienne carte" et assure que "la politique d'Israël reste (...) inchangée" à propos de la reconnaissance de "la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 31 mai 2024

Sahara occidental : Israël assure Rabat de son soutien après une bourde télévisée

  • Cet impair a été relayé sur les réseaux sociaux alors que le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations en décembre 2020 dans le cadre des accords dits d'Abraham
  • Le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, est contrôlé en majeure partie par le Maroc --qui propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté-- mais revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie

JÉRUSALEM: Israël a rappelé vendredi qu'il reconnaissait "la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental", au lendemain d'une interview à une télévision française pendant laquelle Benjamin Netanyahu a utilisé une carte montrant ce territoire disputé clairement séparé du royaume chérifien.

"Sous la direction du Premier ministre Netanyahu, Israël a officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en 2023", indique un communiqué officiel, diffusé en arabe.

Dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne LCI, M. Netanyahu a brandi un plan et déclaré, selon ses propos traduits en français par la chaîne: "Regardez la carte ici du monde arabe en vert, Israël c'est ce petit point rouge".

Sur la carte, le Maroc apparaît en vert comme les autres pays arabes, et le Sahara occidental en blanc.

Cet impair a été relayé sur les réseaux sociaux alors que le Maroc et Israël ont normalisé leurs relations en décembre 2020 dans le cadre des accords dits d'Abraham, processus diplomatique entre Israël et plusieurs pays arabes, soutenu par les Etats-Unis.

En contrepartie, Rabat avait obtenu de Washington la reconnaissance de la "souveraineté marocaine" sur le Sahara occidental.

Le communiqué diffusé par le bureau de M. Netanyahu explique que la carte montrée à l'écran pendant l'interview était une "ancienne carte" et assure que "la politique d'Israël reste (...) inchangée" à propos de la reconnaissance de "la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental".

Le Sahara occidental, une ancienne colonie espagnole, est contrôlé en majeure partie par le Maroc --qui propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté-- mais revendiqué par les indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Il est considéré comme "territoire non autonome" par l'ONU.

 

 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.