Golfe: réouverture de la frontière entre le Qatar et l'Arabie saoudite

Le prince héritier Mohammed bin Salman (à droite) accueillant l'émir du Qatar Tamim bin Hamad Al-Thani (à gauche) à son arrivée dans la ville d'al-Ula au nord-ouest de l'Arabie Saoudite pour le 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG).  (BANDAR AL-JALOUD / Palais royal saoudien / AFP)
Le prince héritier Mohammed bin Salman (à droite) accueillant l'émir du Qatar Tamim bin Hamad Al-Thani (à gauche) à son arrivée dans la ville d'al-Ula au nord-ouest de l'Arabie Saoudite pour le 41e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG). (BANDAR AL-JALOUD / Palais royal saoudien / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 09 janvier 2021

Golfe: réouverture de la frontière entre le Qatar et l'Arabie saoudite

  • L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu en juin 2017 leurs relations avec le Qatar, l'accusant de trop s'entendre avec leurs adversaires iranien et turc et de soutenir les islamistes, ce que Doha a toujours nié
  • Le 4 janvier, le Koweït, médiateur dans la crise du Golfe, avait annoncé que le royaume saoudien avait accepté de rouvrir toutes ses frontières avec le Qatar. Jeudi, un avion de Qatar Airways a survolé le royaume, selon la compagnie

DOHA: Le Qatar et l'Arabie saoudite ont rouvert samedi leur frontière terrestre, ont affirmé des sources qataries à l'AFP, quelques jours après la reprise des relations entre le petit émirat et plusieurs de ses voisins qui le boycottaient depuis trois ans et demi.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu en juin 2017 leurs relations avec le Qatar, l'accusant de trop s'entendre avec leurs adversaires iranien et turc et de soutenir les islamistes, ce que Doha a toujours nié.

Ces quatre pays arabes ont annoncé mardi la fin de la crise, avec la levée du boycott diplomatique et économique de Doha, lors d'un sommet du Golfe à Al-Ula, en Arabie saoudite.

"Oui, la frontière est ouverte", a affirmé une source qatarie, tandis qu'une autre confirmait la reprise du trafic vers 07H00 GMT au point de passage frontalier d'Abou Samrah, à 120 km au sud de Doha.

"Ils les laissent passer du côté du Qatar", a indiqué un témoin à la frontière samedi. Le 4 janvier, le Koweït, médiateur dans la crise du Golfe, avait annoncé que le royaume saoudien avait accepté de rouvrir toutes ses frontières avec le Qatar. Jeudi, un avion de Qatar Airways a survolé le royaume, selon la compagnie.

En raison des strictes mesures de contrôle au Qatar, liées à la pandémie de nouveau coronavirus, les personnes arrivant d'Arabie saoudite devront présenter un test négatif, faire un nouveau test à la frontière et s'isoler une semaine dans un hôtel agrée par les autorités.

"C'est une joie immense, j'ai acheté cette nouvelle voiture pour aller retrouver mes proches en Arabie saoudite, j'ai fait le test Covid et j'attendais ici, espérant qu'ils nous permettent de passer à n'importe quel moment", a réagi Zaid Muhammad al-Marri, 23 ans, un Qatari dont la mère est saoudienne.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.