L'ONU juge «inconcevable» le nombre de Palestiniens tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre

Les personnes en deuil portent le corps d'un résident palestinien quelques heures après qu'il a été tué lors d'un raid israélien sur le camp de réfugiés de Balata, à l'est de la ville de Naplouse en Cisjordanie occupée par Israël, le 3 juin 2024 (Photo, AFP).
Les personnes en deuil portent le corps d'un résident palestinien quelques heures après qu'il a été tué lors d'un raid israélien sur le camp de réfugiés de Balata, à l'est de la ville de Naplouse en Cisjordanie occupée par Israël, le 3 juin 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 04 juin 2024

L'ONU juge «inconcevable» le nombre de Palestiniens tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre

  • Le 1er juin, a-t-il indiqué, les forces israéliennes ont tué un adolescent palestinien et blessé grièvement un autre
  • Selon les responsables palestiniens, au moins 522 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens

GENEVE: Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a jugé mardi "inconcevable" que plus de 500 Palestiniens aient été tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre.

Au cours de la même période, 24 Israéliens, dont huit membres des forces de sécurité israéliennes, ont été tués en Cisjordanie et en Israël lors d'affrontements ou d'attaques présumées de la part de Palestiniens de Cisjordanie, a-t-il également indiqué dans un communiqué.

La Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, connaît une recrudescence de la violence depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre à Gaza.

522 civils 

Selon les responsables palestiniens, au moins 522 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de cette guerre.

"Comme si les événements tragiques survenus en Israël puis à Gaza au cours des huit derniers mois ne suffisaient pas, la population de la Cisjordanie occupée est également soumise, jour après jour, à une effusion de sang sans précédent. Il est inconcevable que tant de vies aient été fauchées de manière aussi gratuite", a souligné Volker Türk.

Le 1er juin, a-t-il indiqué, les forces israéliennes ont tué un adolescent palestinien et blessé grièvement un autre, près du camps de réfugiés de Aqabat Jabr, proche de la ville de Jéricho, ajoutant que le deuxième jeune est décédé le jour suivant.

"Leur mort, ainsi que celle de quatre autres Palestiniens tués par les forces de sécurité israéliennes lundi, porte à 505 le nombre de Palestiniens tués depuis le 7 octobre, selon les informations évaluées par le Bureau des droits de l'homme des Nations unies", a-t-il détaillé, demandant que les responsabilités soient établies.

"Les meurtres, les destructions et les violations généralisées des droits humains sont inacceptables et doivent cesser immédiatement", a demandé le Haut-Commissaire, appelant Israël à "adopter mais aussi appliquer des règles d'engagement" pleinement conformes aux normes en matière de droits humains.

La guerre a été déclenchée par l'attaque inédite du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre sur le sol israélien qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, d'après un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels israéliens.

Sur les 251 personnes emmenées comme otages ce jour-là, 120 sont toujours détenues à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée israélienne.

En riposte, Israël, qui a juré d'anéantir le Hamas, a lancé une offensive dans la bande de Gaza qui a fait, jusqu'à présent, 36.479 morts, selon des chiffres du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza de l'administration du Hamas.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.