Nucléaire: l'Iran menace de répondre en cas de résolution de l'AIEA

Mohammad Eslami, chef du département iranien de l'énergie atomique, participe à une conférence de presse avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Ispahan, le 7 mai 2024. (AFP)
Mohammad Eslami, chef du département iranien de l'énergie atomique, participe à une conférence de presse avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Ispahan, le 7 mai 2024. (AFP)
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Publié le Mardi 04 juin 2024

Nucléaire: l'Iran menace de répondre en cas de résolution de l'AIEA

  • Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne (E3) ont soumis lundi une proposition de résolution à l'instance dirigeante de l'AIEA condamnant l'Iran pour son manque de coopération avec l'agence
  • L'AIEA n'a pas adopté de résolution critiquant la république islamique depuis novembre 2022, et ensuite l'Iran a accéléré son programme d'enrichissement d'uranium

TÉHÉRAN: L'Iran a menacé de répondre en cas d'adoption par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'une récente résolution soumise par Londres, Paris et Berlin condamnant l'escalade nucléaire de Téhéran, en dépit des réticences américaines, a rapporté mardi l'agence de presse iranienne Fars.

"En cas d'adoption d'une résolution contre l'Iran au conseil des gouverneurs (de l'AIEA) et de pression politique des parties prenantes, l'Iran répondra", a déclaré le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, cité par l'agence Fars.

Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne (E3) ont soumis lundi une proposition de résolution à l'instance dirigeante de l'AIEA condamnant l'Iran pour son manque de coopération avec l'agence et exigeant que Téhéran rende des comptes.

Lors de la dernière réunion en mars du conseil des gouverneurs de l'AIEA, les trois capitales européennes avaient préparé un texte avant de renoncer faute de soutien de Washington.

Si officiellement les Etats-Unis nient freiner les efforts de leurs alliés européens, ils craignent qu'une telle action n'envenime les tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient, qui plus est à l'approche de la présidentielle américaine en novembre, d'après des sources diplomatiques.

Et les tensions sont montées en flèche depuis que le Hamas, soutenu par l'Iran, a attaqué Israël en octobre, déclenchant la guerre à Gaza.

Le 1er avril, une frappe attribuée à Israël avait visé le consulat iranien à Damas, tuant notamment de hauts gradés iraniens. Téhéran avait riposté le 13 avril en menant une attaque sans précédent contre Israël.

L'AIEA n'a pas adopté de résolution critiquant la république islamique depuis novembre 2022, et ensuite l'Iran a accéléré son programme d'enrichissement d'uranium.

La République islamique s'est affranchie progressivement des engagements pris dans le cadre de l'accord international de 2015 censé encadrer ses activités atomiques en échange d'une levée des sanctions internationales.

Ce pacte a volé en éclats après le retrait américain décidé en 2018 par le président d'alors, Donald Trump.  Se référant à cet accord connu sous l'acronyme JCPOA, M. Eslami a déclaré que "si les autres parties ne reviennent pas à leurs engagements, l'Iran a le droit de réduire réciproquement ses obligations, ce que le pays est en train de faire".

Les tensions se sont accrues entre l'Iran et l'AIEA depuis l'échec de l'accord et les efforts entrepris par l'Union européenne pour faire revenir Washington à bord ont jusqu'ici échoué.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.