Affrontements avec le Hezbollah: l'armée israélienne annonce la mort d'un soldat

L’unité de première réponse israélienne a éteint les flammes après le lancement de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, près de la ville de Kiryat Shmona, le 4 juin 2024, au milieu d’affrontements transfrontaliers en cours entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah. (Photo, AFP)
L’unité de première réponse israélienne a éteint les flammes après le lancement de roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, près de la ville de Kiryat Shmona, le 4 juin 2024, au milieu d’affrontements transfrontaliers en cours entre les troupes israéliennes et les combattants du Hezbollah. (Photo, AFP)
Publié le Jeudi 06 juin 2024

Affrontements avec le Hezbollah: l'armée israélienne annonce la mort d'un soldat

  • Le Département d'Etat américain a mis en garde mercredi contre une "escalade" à la frontière israélo-libanaise, soulignant que cela mettrait en péril la sécurité d'Israël
  • Selon le correspondant militaire du quotidien Times of Israel, le sous-officier a été tué dans cette attaque aux drones, dans laquelle, selon ses informations, neuf autres soldats ont été blessés, dont un grièvement

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le nord d'Israël, théâtre d'affrontements transfrontaliers quotidiens avec le Hezbollah libanais.

L'armée ne précise pas le lieu exact de la mort du réserviste qu'elle identifie sur son site internet comme le sergent-chef Refael Kauders, âgé de 39 ans.

Mercredi, dans un climat de guerre larvée avec le Hezbollah, l'armée avait annoncé que "deux drones explosifs lancés (du Liban) avaient frappé la zone de Hurfeish", bourgade druze située à moins de 5 km de la ligne de démarcation avec le Liban.

Selon le correspondant militaire du quotidien Times of Israel, le sous-officier a été tué dans cette attaque aux drones, dans laquelle, selon ses informations, neuf autres soldats ont été blessés, dont un grièvement.

L'armée israélienne indique avoir perdu 645 soldats depuis le début de la guerre déclenchée le 7 octobre par l'attaque surprise du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza.

Cette guerre a entraîné la mort de 1 194 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

Sur les 251 personnes emmenées comme otages le 7 octobre, 120 sont toujours détenues à Gaza, dont 41 sont mortes selon l'armée israélienne.

En riposte, Israël a lancé une offensive d'une ampleur sans précédent contre la bande de Gaza, où il dit vouloir éliminer le Hamas. Les bombardements et les opérations militaires israéliennes y ont fait jusqu'à présent 36.586 morts, essentiellement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

A la frontière libanaise, les affrontements transfrontaliers entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, allié du Hamas, ou d'autres groupes armées sont quasi-quotidiens depuis le 7 octobre.

En près de huit mois ces violences ont fait plus de 450 morts au Liban, pour la plupart des combattants, et près de 90 civils, selon un décompte de l'AFP. Côté israélien, au moins 15 soldats et 11 civils ont été tués dans ces affrontements, selon les autorités.

Le Département d'Etat américain a mis en garde mercredi contre une "escalade" à la frontière israélo-libanaise, soulignant que cela mettrait en péril la sécurité d'Israël, après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu eut déclaré que son pays était "prêt pour une opération très intense" sur son flanc nord.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.