Harry Potter, potion magique pour le tourisme au Royaume-Uni

L'école de George Heriot est photographiée à Édimbourg, en Écosse, le 26 juin 2017. L'école est citée comme étant l'inspiration de l'école de sorcellerie de Poudlard qui figure dans les livres de Harry Potter de J.K. Rowling. (AFP)
L'école de George Heriot est photographiée à Édimbourg, en Écosse, le 26 juin 2017. L'école est citée comme étant l'inspiration de l'école de sorcellerie de Poudlard qui figure dans les livres de Harry Potter de J.K. Rowling. (AFP)
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Publié le Jeudi 06 juin 2024

Harry Potter, potion magique pour le tourisme au Royaume-Uni

  • A 20 livres (23 euros) recommandées par personne et plusieurs dizaines de participants à chaque fois, ces visites guidées d'une heure trente à travers les rues gothiques de la capitale écossaise rapportent gros
  • S'il n'y a pas de nouveaux films ou livres, l'intérêt a été attisé ces dernières années par un jeu vidéo qui a cartonné, une pièce de théâtre désormais un classique du «West end» à Londres

EDIMBOURG: "En position, et on dit 'fabulo Rosso!'", lance Sam Thorne, guide du circuit "The Potter trail" à une vingtaine d'adeptes du célèbre petit sorcier. Tous répètent la formule en frappant l'air d'une baguette magique improvisée, avant de reprendre leur exploration d'Edimbourg.

Les fans de la saga fantastique affluent des quatre coins de la planète vers l'Ecosse et le Royaume-Uni, générant des milliards de livres recettes, une manne qui ne fait que croître près de 30 ans après la sortie des premiers volumes.

"Ici, vous allez rencontrer la tombe de Voldemort...", le terrifiant méchant de l'épopée, poursuit le guide, devant son groupe de touristes de tous âges.

Ils arpentent le cimetière Greyfriars, où les tombes portent des noms similaires à plusieurs personnages créés par JK Rowling, même si cette dernière n'a jamais admis s'en être inspirée.

Kate Merson, 43 ans, fait partie de la visite, avec son mari et ses deux enfants. Elle est venue à Edimbourg pour son travail, mais en profite comme beaucoup d'Américains pour explorer ses racines écossaises, et pour satisfaire la "Pottermania" de sa fille de neuf ans.

A 20 livres (23 euros) recommandées par personne et plusieurs dizaines de participants à chaque fois, ces visites guidées d'une heure trente à travers les rues gothiques de la capitale écossaise rapportent gros.

Le "Potter trail" (ou le Chemin de Potter) mené par Sam Thorne s'achève sur la multicolore et très photographiée rue Victoria devant... deux boutiques de produits dérivés.

Briya Maru, indienne de 27 ans qui vit à Toronto, fait la queue sous la pluie devant l'une d'elles, aux côtés d'une quinzaine d'autres aficionados, le porte-monnaie grand ouvert.

Même si à Toronto elle admet pouvoir trouver toutes sortes de produits dérivés, "c'était symbolique pour moi d'en acheter ici, dans la ville d'Harry Potter", où JK Rowling a écrit la saga qui l'a rendue milliardaire.

Dans le magasin Enchanted Galaxy, il faut compter au moins 40 livres (47 euros) pour une baguette "magique" en plastique et 650 livres (763 euros) pour une édition limitée d'une sculpture d'un personnage des films.

Moteur pour le tourisme 

"La boutique se porte bien, Harry Potter est de plus en plus populaire", constate la gérante Monica Alsina, qui refuse de communiquer son chiffre d'affaires.

S'il n'y a pas de nouveaux films ou livres, l'intérêt a été attisé ces dernières années par un jeu vidéo qui a cartonné, une pièce de théâtre désormais un classique du "West end" à Londres, et le film "Les animaux fantastiques", une histoire satellite de la saga, en attendent une série télé en préparation.

Et surtout, la famille des adeptes s'agrandit: la première génération "fait maintenant découvrir les livres à ses enfants", poursuit Monica Alsina.

"Harry Potter est un formidable moteur pour le tourisme en Ecosse", explique à l'AFP Jenni Steele, de l'agence de promotion Visit Scotland.

Le tourisme est l'un des secteurs à la plus forte croissance en Ecosse, contribuant à l'économie locale à hauteur de 4 milliards de livres annuels.

Mais les fans du petit sorcier se pressent aussi en Angleterre, à York, dans la région des Costwolds, à Oxford ou Londres, pour découvrir les lieux de tournage.

Sans oublier la visite d'une attraction des studios Warner sur les coulisses du tournage, visité par 19 millions de personnes depuis son ouverture il y a douze ans. A 53 livres le ticket d'entrée minimum, la barre du milliard de dollars de recettes est passée.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com