Al-Azhar al-Charif et le gouvernement égyptien condamnent l’attaque israélienne contre le camp de Nuseirat

Des Palestiniens inspectent les dégâts un jour après l’opération menée par les forces spéciales israéliennes dans le camp de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza, le 9 juin 2024, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
Des Palestiniens inspectent les dégâts un jour après l’opération menée par les forces spéciales israéliennes dans le camp de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza, le 9 juin 2024, dans le contexte du conflit en cours entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 10 juin 2024

Al-Azhar al-Charif et le gouvernement égyptien condamnent l’attaque israélienne contre le camp de Nuseirat

  • Les Palestiniens sont toujours sous le choc du bilan de samedi, à la suite du massacre qui a fait 274 morts et près de 700 blessés pour libérer quatre otages israéliens
  • Al-Azhar al-Charif appelle à tenir Israël pour responsable de ses actes et à le poursuivre en justice pour ses violations des lois et des normes internationales

LE CAIRE: Al-Azhar al-Charif, le plus ancien centre d’enseignement de l’islam sunnite et l’une des institutions les plus importantes de l’orthodoxie sunnite au monde, a condamné fermement le massacre de civils commis par les forces israéliennes dans le camp de Nuseirat, situé au centre de la bande de Gaza.

Les Palestiniens sont toujours sous le choc du bilan de samedi, à la suite du massacre qui a fait 274 morts et près de 700 blessés, alors que les forces israéliennes ont sauvé quatre otages.

Al-Azhar a dénoncé le «soutien et la bénédiction continus decertains régimes et gouvernements à la criminalité de cette entité brutale et sa perpétration de massacres sanglants contre des civils sans défense».

Al-Azhar informe le «monde entier qu’un génocide» a lieu en Palestine.

Tout en dénonçant les massacres perpétrés par Israël, Al-Azhar «continue d’appeler la communauté internationale et les esprits libres à mettre fin au bain de sang à Gaza et à porter secours aux civils, notamment les enfants, les femmes et lespersonnes âgées».

Le centre appelle à tenir Israël pour responsable de ses actes et à le poursuivre en justice pour ses violations des lois et des normes internationales.

Il appelle la communauté internationale à ne pas garder le silence face à ces atrocités.

Massacre

Al-Azhar déclare: «Les massacres des terroristes sionistes, qui ont fait des ravages sur Terre, sont une honte pour l’humanité.»

Le gouvernement égyptien s’est associé à la condamnation croissante d’Israël dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères.

Le communiqué condamne le meurtre de civils palestiniens, qu’il considère comme une grave violation du droit international, du droit humanitaire et des droits de l’homme.

Il soutient que l’Égypte tient Israël pour légalement et moralement responsable de l’attaque.

L’Égypte exige qu’Israël respecte ses obligations en tant que puissance occupante et exhorte les Israéliens à cesser de prendre pour cible les civils palestiniens et à cesser de détruire les infrastructures à Gaza.

Il appelle les acteurs internationaux et le Conseil de sécurité de l’ONU à intervenir immédiatement pour mettre fin à la guerre à Gaza et à la crise humanitaire qui a coûté la vie à plus de 36 000 personnes.

L’Égypte insiste sur la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu dans toute la bande de Gaza et de garantir l’acheminement total et sans entrave de l’aide humanitaire et des secours par tous les points de passage terrestres vers l’enclave assiégée.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.