Le Premier ministre chinois attendu en Nouvelle-Zélande cette semaine, annonce Wellington

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a déclaré que la visite de Li Qiang serait le premier voyage dans le pays en sept ans d'un Premier ministre chinois (Photo, AFP).
Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a déclaré que la visite de Li Qiang serait le premier voyage dans le pays en sept ans d'un Premier ministre chinois (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 10 juin 2024

Le Premier ministre chinois attendu en Nouvelle-Zélande cette semaine, annonce Wellington

  • La Chine est le premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande
  • Le nouveau gouvernement néo-zélandais a resserré ses relations avec l'Australie et les États-Unis

WELLINGTON: Le Premier ministre chinois Li Qiang se rendra en Nouvelle-Zélande cette semaine, a annoncé lundi son homologue néo-zélandais Chris Luxon, dont le gouvernement conservateur s'est rapproché récemment de Canberra et Washington.

"J'ai hâte d'accueillir chaleureusement le Premier ministre Li en Nouvelle-Zélande", a déclaré le dirigeant élu en novembre dans un communiqué.

"La visite du Premier ministre est une occasion précieuse d'échanger sur les domaines de coopération entre la Nouvelle-Zélande et la Chine", a poursuivi M. Luxon.

Li Qiang sera le premier Premier ministre chinois à se rendre en Nouvelle-Zélande depuis 2017. Il pourrait aussi faire une étape en Australie, selon les médias, ce que les autorités australiennes n'ont pas confirmé officiellement.

Le numéro deux du gouvernement chinois devrait arriver en Nouvelle-Zélande pour une cérémonie d'accueil, suivi d'un dîner officiel "dans le courant de la semaine", avant une série de réunions bilatérales, a précisé M. Luxon.

La visite de Li Qiang en Nouvelle-Zélande intervient après celles de plusieurs responsables chinois de haut rang ces derniers mois. Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a notamment fait une visite éclair dans la capitale Wellington début 2024.

Premier partenaire commercial

La Chine est le premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande, les consommateurs chinois se montrant friands de viande, de vin et de lait néo-zélandais.

Mais si Wellington a longtemps été l'un des partenaires les plus proches de Pékin parmi les démocraties occidentales, les relations se sont tendues ces dernières années entre les deux pays à mesure que la Chine a cherché à étendre sa puissance militaire et diplomatique dans le Pacifique.

Le nouveau gouvernement néo-zélandais a resserré ses relations avec l'Australie et les États-Unis.

Il envisage également de participer à l'alliance militaire AUKUS, conclue entre Washington, Canberra et Londres, ce qui est vu d'un mauvais oeil par la Chine.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters avait critiqué en mai la volonté de la Chine de renforcer sa présence sécuritaire dans les îles du Pacifique, mettant en garde contre les actions susceptibles de "déstabiliser" ou d'affaiblir la sécurité régionale.

"La Nouvelle-Zélande et la Chine sont engagées sur les sujets où nous avons des intérêts communs, et nous nous parlons franchement et de manière constructive des sujets sur lesquels nous avons des divergences", a déclaré M. Luxon lundi. "Nos relations sont importantes, complexes et solides".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com