Deux navires marchands pris pour cible par des missiles houthis dans le golfe d’Aden

Image combinée montrant le porte-conteneurs M/V Tavvishi et le cargo M/V Norderney, qui auraient été pris pour cible par des missiles lancés par la milice houthie dimanche alors qu’ils naviguaient dans le golfe d’Aden. (Photos réseaux sociaux)
Image combinée montrant le porte-conteneurs M/V Tavvishi et le cargo M/V Norderney, qui auraient été pris pour cible par des missiles lancés par la milice houthie dimanche alors qu’ils naviguaient dans le golfe d’Aden. (Photos réseaux sociaux)
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Publié le Lundi 10 juin 2024

Deux navires marchands pris pour cible par des missiles houthis dans le golfe d’Aden

  • Un missile a été détruit par un navire de coalition, mais l’autre a touché le M/V Tavvishi, un porte-conteneurs battant pavillon libérien, détenu et opéré par la Suisse
  • «Le M/V Tavvishi a signalé des dégâts, mais a poursuivi son chemin», indique le communiqué

RIYAD: L’armée américaine a confirmé, lundi, que deux navires commerciaux passant par la mer Rouge ont été pris pour cible lors d’attaques par la milice houthie soutenue par l’Iran au cours des dernières vingt-quatreheures.

Dans un communiqué publié sur X, le Commandement central américain, ou Centcom, a déclaré que deux missiles balistiques antinavires avaient été lancés à partir de zones contrôlées par les Houthis du Yémen dans le golfe d’Aden.

Un missile a été détruit par un navire de coalition, mais l’autre a touché le M/V Tavvishi, un porte-conteneurs battant pavillon libérien, détenu et exploité par la Suisse.

«Le M/V Tavvishi a signalé des dégâts, mais a poursuivi son chemin», indique le communiqué.

«Séparément, les Houthis soutenus par l’Iran ont lancé un missile balistique antinavire et un missile de croisière antinavire dans le golfe d’Aden. Les deux missiles ont touché le M/V Norderney, un navire cargo battant pavillon de l’Antigua-et-Barbuda, détenu et exploité par l’Allemagne. Ledit cargo a signalé des dégâts, poursuivant cependant son chemin», peut-on lire dans le communiqué.

«Aucune blessure n’a été signalée par les États-Unis, la coalition ou les navires marchands», poursuit-il.

Le Centcom a également déclaré que ses forces avaient réussi à détruire un drone au-dessus du golfe d’Aden, ainsi que deux missiles de croisière houthis et un lanceur de missiles dans les zones contrôlées par les Houthis au Yémen.

Des rapports antérieurs citant Marinetraffic.com, qui fournit des informations sur les navires et leurs positions, a déclaré que le Norderney, qui partait de l’Inde en direction du Liban, se trouvait dans le golfe d’Aden dimanche.

Embargo

Les Houthis du Yémen ont affirmé, dimanche, avoir attaqué deux navires marchands qui ont fait fi de l’embargo imposé par la milice pour se rendre dans les ports israéliens.

Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Sarea, soutient dans un communiqué que la milice avait également pris pour cible le navire de guerre britannique HMS Diamond au moyen de missiles balistiques en mer Rouge en réponse aux frappes conjointes américaines des États-Unis sur les positions de la milice au Yémen.

Les Houthis contrôlent les parties les plus peuplées du Yémen et attaquent des navires marchands depuis novembre, en solidarité avec les Palestiniens à Gaza. Les militants ont coulé un navire, en ont saisi un autre et ont tué trois membres d’équipage lors d’une troisième attaque.

Leur campagne a perturbé la navigation mondiale en forçant les navires à éviter le canal de Suez et à réacheminer le commerce via l’Afrique. Cette démarche a également attisé les craintes quant à une propagation de la guerre entre Israël et le Hamas qui pourrait déstabiliser le Moyen-Orient à plus grande échelle.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont mené des frappes contre des cibles houthies en réponse aux attaques.

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.