Le Cercle d'Études Scientifiques Rayer : la technologie au service de l’art

Thierry Rayer, président du Cercle d'Études Scientifiques Rayer, a partagé les développements de la méthodologie scientifique interdisciplinaire "Universae Analysis" dans le cadre de Vision Golfe 2024. (Photo: Florent Drillon)
Thierry Rayer, président du Cercle d'Études Scientifiques Rayer, a partagé les développements de la méthodologie scientifique interdisciplinaire "Universae Analysis" dans le cadre de Vision Golfe 2024. (Photo: Florent Drillon)
L'analyse Universæ est une méthodologie interdisciplinaire développée pour étudier et interpréter les œuvres d'art. Cette approche mêle biologie, géométrie, mathématiques et sciences humaines pour révéler des détails historiques jusqu'alors inconnus dans les œuvres d'art des grands maîtres et l'architecture. (Photo: CESR)
L'analyse Universæ est une méthodologie interdisciplinaire développée pour étudier et interpréter les œuvres d'art. Cette approche mêle biologie, géométrie, mathématiques et sciences humaines pour révéler des détails historiques jusqu'alors inconnus dans les œuvres d'art des grands maîtres et l'architecture. (Photo: CESR)
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Publié le Jeudi 15 mai 2025

Le Cercle d'Études Scientifiques Rayer : la technologie au service de l’art

  • L'analyse Universæ est une méthodologie interdisciplinaire développée pour étudier et interpréter les œuvres d'art et pour rendre l'art et la culture plus accessibles
  • Les objectifs de la Vision 2030 visent à diversifier l'économie et à positionner l’Arabie saoudite en tant que leader culturel international et à préserver son patrimoine

PARIS : Inspiré par Pierre Rayer, médecin éminent et président de l'Académie des Sciences au 19ème siècle, le Cercle d'Études Scientifiques Rayer (CESR) est une société savante qui se consacre à l'accès à l'art et à la culture.

Basé sur un héritage de longue date, et une bibliothèque de plus de dix mille volumes, couvrant des domaines variés, comprenant science, médecine, histoire et beaux-arts, le CESR a pour objectif d'enrichir le dialogue entre les sciences et les arts, en soulignant l'importance de l'interdisciplinarité et de l'accès à la culture.

“Nous avons créé "Universæ Analysis", une méthodologie qui vise à découvrir des dimensions cachées et à retracer des liens historiques et culturels profonds à travers ces œuvres en combinant différents domaines scientifiques. Nous appliquons des méthodes scientifiques rigoureuses pour révéler des informations sans précédent sur des œuvres d'art de maîtres tels que Da Vinci, Brancusi et Kandinsky, ainsi que sur des sites culturels importants, » a déclaré Thierry Rayer, Président du Cercle d'Etudes Scientifiques Rayer (CESR), en interview avec Arab News en français.

Dans la région du Golfe, et en Arabie saoudite en particulier, la Vision 2030 vise non seulement à diversifier l'économie mais à enrichir la vie culturelle du Royaume, à se positionner en tant que leader culturel international et à préserver son patrimoine.

« Notre vision s'aligne sur les objectifs de la Vision 2030. Nous aspirons à soutenir le Royaume dans la préservation de son riche patrimoine mondial tout en encourageant un dialogue culturel global. Nos analyses visent à apporter une nouvelle dimension à la compréhension des trésors culturels, en les rendant plus accessibles et plus appréciés, tant au niveau local qu'international, » confirme Mr. Rayer.

Le CESR voit une opportunité de collaborer avec les institutions saoudiennes pour préserver leur patrimoine culturel en passant par des programmes éducatifs innovants utilisant la technologie, et l’intelligence artificielle, pour rendre l'art et la culture plus accessibles, ainsi que des initiatives de développement touristique attirant des visiteurs du monde entier.

« En 2018, la délégation du Royaume d'Arabie saoudite nous a offert son patronage lors de notre première conférence au siège de l'UNESCO. Je suis enthousiaste à l'idée de poursuivre nos efforts et d'établir des partenariats stratégiques qui bénéficieront à la fois à la région et au patrimoine culturel mondial, » ajoute-t-il.
 

La méthodologie de l'analyse Universæ du CESR

L'analyse Universæ est une méthodologie interdisciplinaire développée pour étudier et interpréter les œuvres d'art et les sites culturels. Cette approche mêle biologie, géométrie, mathématiques et sciences humaines pour révéler des détails historiques et stylistiques jusqu'alors inconnus dans les artefacts, les œuvres d'art des grands maîtres et l'architecture.

Cette méthode peut offrir des analyses détaillées qui révèlent les intentions et les informations véhiculées par des œuvres et peut enrichir l'expérience du visiteur en proposant des interprétations scientifiques, instructive et innovante.

"L'analyse Universæ peut également être intégrée dans les programmes éducatifs des musées et des institutions culturelles afin d'enseigner aux jeunes Saoudiens et aux visiteurs internationaux l'importance et la complexité de leur patrimoine culturel, ainsi que celui de l'humanité. Cette méthodologie favorise l'innovation dans les pratiques artistiques et culturelles, en encourageant une compréhension plus profonde des œuvres d'art à travers des perspectives scientifiques, » a déclaré M. Rayer.

La méthodologie fait le lien entre le passé, le présent et l'avenir, offrant des perspectives qui résonnent avec les ambitions du Royaume.

« Nous sommes ravis d'avoir l'occasion de collaborer avec des partenaires en Arabie saoudite pour étudier comment l'"analyse Universæ" peut contribuer à la réalisation de ces aspirations culturelles à long terme, » a-t-il ajouté.

« L'analyse Universæ » dépasse les frontières traditionnelles de l'art et de la culture et offre des applications dans l'éducation et l'industrie du divertissement. Cette approche interdisciplinaire vise à enrichir les programmes scolaires en transformant l'enseignement de l'histoire et de l'art. En rendant l'enseignement plus interactif et multidimensionnel, elle stimule l'intérêt des élèves et améliore la rétention des connaissances.

"Universæ Analysis" permet également de créer des documentaires didactiques et des spectacles holographiques qui offrent des productions qui s'adressent à un large public, offrant un contenu interactif et éducatif basé sur une méthodologie scientifique.

« Cette méthode améliore l'expérience touristique en fournissant des récits scientifiquement fondés sur des sites historiques et des musées. "Universæ Analysis" renforce l'attrait des destinations culturelles, en révélant les histoires cachées derrière les œuvres d'art, les artefacts et les monuments, rendant les visites plus attrayantes, » explique Mr. Rayer.

Le CESR a récemment participer à Vision Golfe 2024, l'événement de référence entre la France et les pays du CCG.

« Vision Golfe 2024 est l'occasion pour le CESR de démontrer l'efficacité et la polyvalence de la méthodologie "Universæ Analysis". Cet événement majeur constitue une plateforme idéale pour établir des partenariats stratégiques avec des institutions culturelles et éducatives et des investisseurs intéressés par la culture, en particulier dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), » confie Thierry Rayer.

Au-delà de Vision Golfe 2024, le CESR poursuit une expansion de ces activités, visant à transmettre la connaissance universelle et à renforcer l'application de la science dans l'étude des arts et de la culture.

« Nos initiatives comprennent le développement de modules d'apprentissage en ligne et l'extension de notre méthodologie "Universæ Analysis" à de nouvelles régions telles que l'Asie et l'Amérique latine, afin d'enrichir notre base de données mondiale et d'approfondir notre compréhension des interconnexions culturelles, » confirme le président du CESR.

Le CESR travaille également à la création d'une plateforme numérique qui intégrera l'intelligence artificielle pour automatiser et affiner l'analyse des œuvres d'art.

« Cette technologie promet de révolutionner la politique d'acquisition d'œuvres d'art et la manière dont les musées, les galeries et les institutions académiques accèdent aux données historiques et stylistiques et les exploitent. En outre, nous travaillons sur cette plateforme pour y inclure des fonctionnalités métaverses, permettant des interactions immersives et des explorations virtuelles d'œuvres d'art, » ajoute-t-il.

Par ailleurs, le CESR vise à collaborer avec des universités de renommée internationale pour intégrer "Universæ Analysis" dans leurs programmes académiques et de formation de la prochaine génération de conservateurs, d'historiens de l'art et de scientifiques.

Pour conclure, Mr. Rayer à souligner l’importance de travailler avec des organisations telles que l'UNESCO et le Louvre, dont le CESR est mécène, pour améliorer l'accès à l'éducation, à l'art et à la culture pour les jeunes issus de milieux défavorisés, un projet initié à l'UNESCO pour le continent africain avec l'aide d'une délégation du Royaume d'Arabie saoudite en 2018.

Le CESR s'engage à innover et à appliquer sa méthodologie scientifique unique dans divers contextes culturels, pour préserver la culture mondiale pour les générations futures, en soulignant l'importance de la science dans la compréhension de l'art et de la culture.


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com