Kate, souriante, fait son retour en public à la parade d'anniversaire de Charles III

Catherine, princesse de Galles, et le prince Louis de Galles (à droite) montent dans le carrosse de verre à Horse Guards Parade lors du défilé de l'anniversaire du roi «Trooping the Colour» à Londres, le 15 juin 2024. Catherine, princesse de Galles, fait un retour timide à la vie publique pour la première fois depuis qu'on lui a diagnostiqué un cancer, en assistant au défilé militaire «Trooping the Colour» dans le centre de Londres. (Photo Benjamin Cremel  AFP)
Catherine, princesse de Galles, et le prince Louis de Galles (à droite) montent dans le carrosse de verre à Horse Guards Parade lors du défilé de l'anniversaire du roi «Trooping the Colour» à Londres, le 15 juin 2024. Catherine, princesse de Galles, fait un retour timide à la vie publique pour la première fois depuis qu'on lui a diagnostiqué un cancer, en assistant au défilé militaire «Trooping the Colour» dans le centre de Londres. (Photo Benjamin Cremel AFP)
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Publié le Samedi 15 juin 2024

Kate, souriante, fait son retour en public à la parade d'anniversaire de Charles III

  • «Je fais de bons progrès, mais comme toute personne suivant une chimiothérapie le sait, il y a des bons et des mauvais jours», a écrit Kate, 42 ans, dans ce message, accompagné d'une photo prise cette semaine à Windsor selon ses services
  • Le roi, également atteint d'un cancer et en cours de traitement, a parcouru le Mall, la longue avenue allant du palais de Buckingham jusqu'à Horse Guards Parade, dans un carrosse accompagné de la reine Camilla, recevant le salut des troupes

LONDRES : Six mois après sa dernière apparition publique, la princesse Kate, actuellement traitée pour un cancer, a fait son grand retour samedi matin à Londres, à l'occasion de la parade militaire célébrant l'anniversaire du roi Charles III.

Vêtue d'un long manteau blanc et portant un chapeau, la princesse de Galles, 42 ans, est apparue souriante et saluant le public venu en masse, depuis le carrosse l'emmenant avec ses trois enfants - George, Charlotte et Louis - du palais de Buckingham jusqu'à la place Horse Guards Parade où se tient la cérémonie.

Elle est ensuite descendue du carrosse, pour suivre le reste de la cérémonie baptisée «Trooping the Color» («Salut aux couleurs») depuis un bâtiment officiel. Elle doit un peu plus tard accompagner la famille royale sur le balcon du palais de Buckingham pour le traditionnel salut.

Alors que cela fait six mois - depuis sa dernière apparition peu avant Noël - qu'elle s'était mise en retrait de tout engagement public pour suivre une chimiothérapie préventive, la princesse de Galles a annoncé vendredi soir dans un message publié sur les réseaux sociaux qu'elle assisterait à cet évènement festif du fait des «bons progrès» de son traitement.

«C'est incroyable de la voir lors d'un évènement si important», s'est entousiasmé auprès de l'AFP Sarah Morley, une touriste australienne de 45 ans, présente aux abords du Mall, après le passage de Kate.

«Elle est très naturelle, comme Diana, elle est bien» pour la monarchie, insiste sa mère, Julie Smith, née en Angleterre.

Les nouvelles de sa santé et de sa participation avait été accueillies avec joie et soulagement parmi les Britanniques présents samedi matin aux abords du palais de Buckingham pour assister à cette parade militaire qui célèbre officiellement l'anniversaire du souverain, même si Charles III fêtera ses 76 ans le 14 novembre.

«J'étais tellement contente d'apprendre la nouvelle hier soir», affirme Angela Perry, une enseignante de 50 ans, venue de Reading à l'ouest de Londres. «C'est notre future reine, elle est si importante», insiste-t-elle.

Dans son message vendredi soir, l'épouse du prince William a donné des nouvelles de sa santé pour la première fois depuis l'annonce de sa maladie dans une vidéo fin mars.

«Je fais de bons progrès, mais comme toute personne suivant une chimiothérapie le sait, il y a des bons et des mauvais jours», a écrit Kate, 42 ans, dans ce message, accompagné d'une photo prise cette semaine à Windsor selon ses services. Elle a précisé que son traitement doit se poursuivre «encore pendant plusieurs mois».

«Je me réjouis d'assister à la parade d'anniversaire du roi ce weekend avec ma famille et j'espère pouvoir participer à quelques engagements publics cet été, tout en sachant que je ne suis pas encore tirée d'affaires», a-t-elle encore écrit, remerciant le public pour son soutien.

- Salut au balcon -

Le roi, également atteint d'un cancer et en cours de traitement, a lui aussi participé à la parade militaire en son honneur.

Il a parcouru le Mall, la longue avenue allant du palais de Buckingham jusqu'à Horse Guards Parade, dans un carrosse accompagné de la reine Camilla, recevant le salut des troupes.

L'an dernier, il avait mené à cheval la procession, comme son fils le prince William, sa soeur et son frère la princesse Anne et le prince Edward, qui ont tous trois maintenu la tradition cette année.

Le souverain a repris ses engagements publics fin avril, après que ses médecins se sont dits «suffisamment satisfaits des progrès accomplis jusqu'à présent».

Il s'est notamment rendu début juin en France avec la reine Camilla pour les célébrations du 80e anniversaire du débarquement en Normandie. Et le couple royal doit recevoir fin juin l'empereur Naruhito du Japon et son épouse l'impératrice Masako pour une visite d'Etat.

La parade militaire se tient sous haute surveillance policière, alors que le mouvement anti-monarchie Republic a prévu de manifester.

Tôt samedi, des militants étaient déjà présents le long du Mall, criant le slogan «Not my King» (Pas mon roi), en brandissant des drapeaux jaunes, la couleur de ce mouvement, tandis qu'un autre groupe se faisant appeler «Les Royalistes» criait «God save the King», drapeau britannique en main.

 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.