Violences entre le Liban et Israël: un émissaire américain prône une «solution diplomatique»

Amos Hochstein, conseiller principal américain pour la sécurité énergétique (Photo, AFP).
Amos Hochstein, conseiller principal américain pour la sécurité énergétique (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 juin 2024

Violences entre le Liban et Israël: un émissaire américain prône une «solution diplomatique»

  • Des représentants de l'Egypte, du Hamas, du Qatar et des Etats-Unis poursuivent lundi au Caire les négociations en vue d'une trêve
  • Des médiateurs occidentaux ont proposé de régler un litige frontalier entre le Liban et Israël dans le cadre d'une solution diplomatique

BEYROUTH: Un émissaire américain a affirmé lundi à Beyrouth qu'une solution diplomatique était "la seule issue" pour mettre fin aux accrochages transfrontaliers qui opposent le puissant Hezbollah libanais à Israël depuis le début de la guerre à Gaza.

La visite d'Amos Hochstein est intervenue alors qu'un missile tiré selon l'armée israélienne à partir du Liban a tué un ouvrier agricole étranger dans le nord du pays.

En représailles, l'armée a dit avoir mené des frappes contre deux "sites militaires" du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban.

Dès le lendemain du début de la guerre le 7 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, le Hezbollah est intervenu pour soutenir son allié palestinien, ciblant le nord d'Israël qui riposte par des bombardements sur le Liban.

"Les Etats-Unis sont convaincus qu'une solution diplomatique est la seule issue pour mettre fin aux hostilités (...)", a déclaré Amos Hochstein, coordinateur spécial du président Joe Biden pour la sécurité de l'énergie, aux journalistes.

L'émissaire s'est notamment entretenu avec le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du Hezbollah, et le Premier ministre Najib Mikati.

Il a assuré que son pays "oeuvrait sans relâche pour un cessez-le-feu à Gaza", tout en ajoutant que cela ne signifierait pas "automatiquement" un arrêt des violences sur le front libanais.

"C'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui", a-t-il dit.

Des représentants de l'Egypte, du Hamas, du Qatar et des Etats-Unis poursuivent lundi au Caire les négociations en vue d'une trêve dans le territoire palestinien.

«Arrêter l'agression»

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, avait averti récemment qu'une éventuelle trêve à Gaza n'entamerait pas "l'objectif" d'Israël de repousser le Hezbollah de sa frontière nord, par la force ou la diplomatie.

Pour sa part, le Hezbollah répète qu'il cessera ses attaques contre Israël en cas d'arrêt de la guerre contre le Hamas.

"Ceux qui se posent en médiateurs doivent arrêter l'agression sur Gaza, et non l'aide" du Hezbollah au Hamas dans sa guerre, a affirmé lundi le numéro deux du Hezbollah, Naïm Qassem.

"Arrêtez l'agression sur Gaza, et la guerre dans la région s'arrêtera", a ajouté le responsable de la formation islamiste dans un discours.

Amos Hochstein a souligné qu'il était nécessaire de parvenir à "un arrangement de sécurité durable et juste entre le Liban et Israël", estimant qu'un "cessez-le-feu temporaire ne suffit pas".

Le Liban, englué dans une profonde crise économique et politique, recevra "un soutien international" en cas d'accord, a assuré Amos Hochstein.

Des médiateurs occidentaux ont proposé de régler un litige frontalier entre le Liban et Israël dans le cadre d'une solution diplomatique.

Amos Hochstein avait déjà mené une médiation entre Israël et le Liban qui a abouti en octobre 2022 à la signature d'un accord délimitant la frontière maritime entre les deux pays et avait assuré la répartition de gisements gaziers en Méditerranée orientale.

Au moins 296 personnes, la plupart des combattants du Hezbollah et de formations qui lui sont alliées, ainsi que 46 civils, ont été tuées au Liban depuis le 7 octobre, selon un décompte de l'AFP.

Côté israélien, dix soldats et sept civils ont péri.

Des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leurs foyers de part et d'autre de la frontière.


Le ministre saoudien de la Défense reçoit Ludovic Pouille à Riyad

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, a rencontré l'ambassadeur de France au Royaume, Ludovic Pouille, lundi à Riyad. (SPA)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, a rencontré l'ambassadeur de France au Royaume, Ludovic Pouille, lundi à Riyad. (SPA)
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  • Les relations entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France ont été passées en revue et un certain nombre de questions et de sujets d'intérêt commun ont été abordés.
  • Du côté français, l'attaché militaire auprès du Royaume, Jean-Christophe Guerdet, et le conseiller de l'ambassadeur, Wassim Zammat, étaient présents.

RIYADH : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, a rencontré lundi à Riyad l'ambassadeur de France au Royaume, Ludovic Pouille.

Au cours de la réunion, ils ont passé en revue les relations entre l'Arabie saoudite et la France et ont examiné un certain nombre de questions et de sujets d'intérêt commun, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le prince Abdulrahman bin Mohammed bin Ayyaf, vice-ministre de la défense, et le chef d'état-major général, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, ont également assisté à la réunion.

Le ministre adjoint de la défense pour les affaires exécutives, Khalid bin Hussein Al-Bayari, et le directeur général du cabinet du ministre de la défense, Hisham bin Abdulaziz bin Saif, étaient également présents.

Du côté français, l'attaché militaire auprès du Royaume, Jean-Christophe Guerdet, et le conseiller de l'ambassadeur, Wassim Zammat, étaient présents.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Gaza: 70 Palestiniens tués à Khan Younès selon le Hamas, des milliers fuient

Au moins 70 Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés dans des "attaques de l'occupation israélienne dans le gouvernorat de Khan Younès depuis ce matin et jusqu'à maintenant", a indiqué le ministère de la Santé du gouvernement dirigé par le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007. (AFP)
Au moins 70 Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés dans des "attaques de l'occupation israélienne dans le gouvernorat de Khan Younès depuis ce matin et jusqu'à maintenant", a indiqué le ministère de la Santé du gouvernement dirigé par le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007. (AFP)
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  • Au moins 70 Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés dans des "attaques de l'occupation israélienne dans le gouvernorat de Khan Younès depuis ce matin et jusqu'à maintenant"
  • Devant l'hôpital Nasser de Khan Younès où morts et blessés ont été transportés, des scènes déchirantes ont lieu sous le regard impuissant des soignants

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé lundi que 70 Palestiniens avaient été tués dans des opérations israéliennes à Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, d'où des milliers de personnes ont fui dans la panique après un ordre d'évacuation militaire.

Alors que la guerre entre Israël et le Hamas palestinien ne connaît pas de répit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est arrivé lundi à Washington où il doit prononcer mercredi un discours devant le Congrès.

Il doit également rencontrer Joe Biden jeudi, a indiqué lundi à l'AFP un haut responsable américain.

Le président des Etats-Unis s'est engagé lundi à "continuer à travailler pour mettre fin à la guerre à Gaza". Sa vice-présidente Kamala Harris, pressentie pour obtenir l'investiture du Parti démocrate à la présidentielle de novembre, rencontrera elle aussi Benjamin Netanyahu "cette semaine" à Washington, selon ses services.

En quittant Israël lundi, le Premier ministre israélien a estimé que sa visite était "très importante" à un moment de "grande incertitude politique", après la décision de Joe Biden de ne pas se représenter à l'élection de novembre.

Principal allié et soutien militaire d'Israël, l'administration Biden s'était agacée ces derniers mois des conséquences de la riposte israélienne à l'attaque menée le 7 octobre en Israël par le Hamas palestinien, qui a déclenché la guerre à Gaza, insistant sur la protection des civils et l'entrée de l'aide humanitaire.

Dans la bande de Gaza, dévastée et assiégée par Israël depuis plus de neuf mois, l'offensive israélienne se poursuit contre le mouvement islamiste Hamas et d'autres groupes palestiniens, notamment dans des régions dont l'armée avait annoncé auparavant avoir repris le contrôle.

Au moins 70 Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés dans des "attaques de l'occupation israélienne dans le gouvernorat de Khan Younès depuis ce matin et jusqu'à maintenant", a indiqué le ministère de la Santé du gouvernement dirigé par le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

Contactée par l'AFP, l'armée n'a pas réagi dans l'immédiat. Mais dans un communiqué, elle a affirmé que son aviation et ses chars "avaient bombardé et éliminé des terroristes dans la région".

Devant l'hôpital Nasser de Khan Younès où morts et blessés ont été transportés, des scènes déchirantes ont lieu sous le regard impuissant des soignants: un homme brandit le cadavre d'un bébé en hurlant, une femme effondrée sous le chagrin se frappe la tête, des gens couverts de sang au regard hagard.


Cisjordanie: une offensive de l'armée israélienne fait cinq morts

Plusieurs responsables palestiniens ont indiqué à l'AFP que cinq Palestiniens parmi lesquels une mère et sa fille avaient été tués mardi lors d'un raid de l'armée israélienne sur un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée. (AFP)
Plusieurs responsables palestiniens ont indiqué à l'AFP que cinq Palestiniens parmi lesquels une mère et sa fille avaient été tués mardi lors d'un raid de l'armée israélienne sur un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée. (AFP)
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  • Parmi les victimes figurent une femme et sa fille qui travaillaient bénévolement pour des services de secours locaux
  • Le Croissant-Rouge palestinien avait fait savoir dès 02H00 mardi que ses équipes avaient pris en charge un homme blessé par balle. Il a ensuite indiqué avoir pris en charge puis transporté à l'hôpital trois femmes

TULKAREM: Plusieurs responsables palestiniens ont indiqué à l'AFP que cinq Palestiniens parmi lesquels une mère et sa fille avaient été tués mardi lors d'un raid de l'armée israélienne sur un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée.

Les forces israéliennes ont investi ce camp au petit matin et tué cinq personnes, ont affirmé plusieurs sources au sein du camp de Tulkarem, ville située à l'extrémité ouest de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.

Parmi les victimes figurent une femme et sa fille qui travaillaient bénévolement pour des services de secours locaux, a affirmé à l'AFP Faisal Salamah, un responsable de ce camp de réfugiés.

Selon cette source, l'armée israélienne, qui est entrée dans le camp "à la première heure" mardi, a aussi tué "trois jeunes".

L'armée israélienne n'a pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP.

Le Croissant-Rouge palestinien avait fait savoir dès 02H00 mardi que ses équipes avaient pris en charge un homme blessé par balle. Il a ensuite indiqué avoir pris en charge puis transporté à l'hôpital trois femmes dont une "blessée à l'oeil par un éclat d'obus" dans le camp de Tulkarem.

L'agence officielle palestinienne Wafa a quant à elle évoqué une "attaque au drone" israélienne accompagnée d'une incursion de 25 véhicules militaires et de nombreux bulldozers, qui ont "pris d'assaut" le camp avant de commencer à le "détruire" et à le "vandaliser".

La guerre dans la bande de Gaza a entraîné une intensification des violences en Cisjordanie occupée.

Depuis le 7 octobre, au moins 579 Palestiniens y ont été tués par des soldats ou colons israéliens, selon les autorités palestiniennes. Au moins 16 Israéliens sont morts dans des attaques ou attentats palestiniens, d'après des données officielles israéliennes.