Dans l'Argentine en récession, le sacrifice des bijoux de famille

Un évaluateur examine une bague en or chez un concessionnaire d'or à Buenos Aires le 6 juin 2024 (Photo, AFP).
Un évaluateur examine une bague en or chez un concessionnaire d'or à Buenos Aires le 6 juin 2024 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 18 juin 2024

Dans l'Argentine en récession, le sacrifice des bijoux de famille

  • Actuellement, El Tasador réalise environ 300 transactions par jour, le triple de l'an dernier
  • Depuis longtemps, on ne porte plus ces bijoux dans la rue, pour raisons de sécurité

BUENOS AIRES: Dans une Argentine en récession, à l'activité anémiée, un négoce fleurit: la vente de la montre du grand-père ou de l'alliance de la bisaïeule. Une liquidation de bijoux de famille de plus en plus nécessaire pour boucler les fins de mois.

"Quand les dettes vous étranglent, l'affect est mis de côté", assure Mariana, dans une boutique de prêteur sur gage du quartier commerçant de Once, qui ne veut pas mentionner le montant reçu en échange de sa montre, cadeau de son grand-père à son père pour sa fin d'études.

Mariana --qui ne souhaite pas donner son nom-- confie à l'AFP qu'à 63 ans sa retraite d'employée de l'administration judiciaire ne suffit plus à couvrir ses dépenses, dans un contexte d'inflation à 72% depuis le début de l'année et de 276% sur douze mois.

L'argent de la montre, explique-t-elle, servira à payer des "dépenses courantes et plusieurs arriérés de la mutuelle santé".

A la mi-journée, à un carrefour de Once, le contraste est saisissant: un magasin de chaussures est vide, tandis que les salles d'attente de boutiques de rachat de bijoux sont pleines. "On rachète de l'or", disent leurs enseignes, en grandes lettres dorées.

Trois fois plus de transactions 

A "El Tasador", l'une des plus connues, une dizaine de clients patientent dans un salon vaguement Art déco.

Si l'évaluation est concluante, ils repartiront, "en el acto" (sur le champ), avec la valeur de leur bijou en liquide, promet la boutique, qui en 50 ans d'activité s'enorgueillit de garantir "intimité et sécurité" à ses clients, de plus en plus nombreux.

Actuellement, El Tasador réalise environ 300 transactions par jour, le triple de l'an dernier.

"Tout récemment, il y a eu énormément de gens, je crois à cause de ce que traverse le pays. Des gens qui détenaient des pièces qu'ils n'avaient peut-être pas prévu de vendre, mais qui décident de le faire, car ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts", dit à l'AFP Natalia, une des quatre expertes de la boutique, qui ne donne pas son nom "pour raisons de sécurité".

"On a augmenté capacité et horaires, parce que les gens s'entassaient et on ne pouvait pas suivre", ajoute-t-elle.

Alimentent cette tendance des émissions télé ou des vidéos sur Youtube, aux noms évocateurs -"El valor de tus sueños" (la valeur de tes rêves)- à mi-chemin entre téléréalité et clips de promotion.

Mais plus que tout, c'est la fonte du pouvoir d'achat, étranglé par l'inflation chronique et une brutale dévaluation du peso en décembre, qui a poussé certains Argentins ces derniers mois à vider leurs économies cachées "sous le matelas", selon l'expression populaire. Et à présent, à liquider leurs bijoux.

Un amer «âge d'or»

"La situation est compliquée, la vie en Argentine est super chère", gémit Daniel, comptable au chômage de 56 ans, qui écume les échoppes plus modestes, pour revendre un petit porte-clef en argent. Il est effaré qu'on lui en propose à peine plus qu'un ticket de métro (60 centimes d'euro).

Le pic des reventes, "c'est la fin de mois, le temps des factures", note Carlos, gérant d'une échoppe de bijouterie, lui aussi sous couvert d'anonymat.

"Le classique, c'est l'alliance, mais ils apportent aussi des bijoux victoriens, de la Belle époque, venant de grands-parents ou d'arrière-arrière-grands-parents, des pièces uniques", relève Natalia.

Malgré une pauvreté qui touche officiellement 42% de la population, il n'est pas rare en Argentine que les foyers modestes détiennent des bijoux en or.

"Dans les années 70, davantage de gens avaient accès à l'or, n'importe qui pouvait porter une bague, les hommes des boutons de manchette ou des pinces à cravate en or, on offrait aux filles une montre en or pour leurs 15 ans", rappelle l'évaluatrice.

Depuis longtemps, on ne porte plus ces bijoux dans la rue, pour raisons de sécurité. Par contre, ils se vendent.

"L'or s'est toujours vendu, médite Natalia. Ce qui a changé, c'est le +pourquoi+. Avant c'était pour financer un projet, une rénovation, une voiture, une fête... Aujourd'hui, c'est parce que +je n'arrive pas à boucler les mois+, +les factures ont augmenté+ ou +je me retrouve sans travail+".


Le sommet mondial de l'IA à Riyad veut se pencher sur l'impact de l'IA

GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur.
GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur.
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  • L'événement, organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA, se concentrera sur l'une des questions mondiales les plus pressantes d'aujourd'hui - la technologie de l'IA
  • La troisième édition de l'événement se tiendra au Centre de conférences du Roi Abdel Aziz du 10 au 12 septembre

RIYAD : L'Arabie saoudite accueillera à Riyad, en septembre prochain, des décideurs économiques, de grandes entreprises de technologie et d'intelligence artificielle, des leaders d'opinion internationaux et des dirigeants d'organisations internationales, à l'occasion de la troisième édition du Sommet mondial sur l'intelligence artificielle (GAIN).

L'événement, organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA (SDAIA), se concentrera sur l'un des problèmes mondiaux les plus pressants d'aujourd'hui - la technologie de l'IA - et tentera de trouver des solutions qui "maximisent le potentiel de ces technologies transformatrices au profit de l'humanité", selon un communiqué publié dimanche.

La troisième édition de l'événement se tiendra au Centre de conférences du Roi Abdel Aziz du 10 au 12 septembre sous le patronage du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en sa qualité de président du conseil d'administration de la SDAIA, ajoute le communiqué.

Le sommet GAIN se déroulera dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'impact des technologies d'IA et réaffirmera l'engagement du Royaume à soutenir les efforts internationaux visant à améliorer le bien-être humain face aux défis associés au développement de la technologie.

GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur, les développements clés qui façonnent un meilleur avenir pour l'IA, et la promotion d'un environnement favorable aux ressources humaines dans ce domaine.

Parmi les autres sujets abordés figurent l'IA aux niveaux local et mondial, la relation complémentaire entre les humains et l'IA, les chefs d'entreprise dans le domaine de l'IA, la relation entre les données et les applications, l'intelligence artificielle générative (GenAI), l'éthique de l'IA, les processeurs et l'infrastructure de l'IA, ainsi que l'IA et les villes intelligentes.


Les systèmes des marchés financiers saoudiens ont résisté à la panne technologique mondiale

Selon l'AMC, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet. (Fournie)
Selon l'AMC, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet. (Fournie)
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  • L'Autorité saoudienne du marché des capitaux a déclaré qu'elle s'était rapidement coordonnée avec les acteurs du marché pour atténuer les effets de l'interruption et veiller à ce que les opérations ne soient pas affectées.  
  • Selon la CMA, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet.

RIYADH : Les systèmes du marché des capitaux de l'Arabie saoudite ont bien résisté à la panne technique mondiale du 19 juillet, qui a perturbé les vols, les services de radiodiffusion et les services essentiels dans le monde entier. 

L'Autorité saoudienne du marché des capitaux a déclaré qu'elle s'était rapidement coordonnée avec les acteurs du marché pour atténuer les effets de l'interruption et veiller à ce que les opérations ne soient pas affectées.  

Selon la CMA, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet.

La panne, déclenchée par une mise à jour logicielle de la société de cybersécurité CrowdStrike, a provoqué des perturbations généralisées dans divers secteurs. 

En réponse, la CMA a demandé aux sociétés cotées sur le marché financier saoudien de divulguer tout développement significatif lié à l'incident. L'autorité de régulation du marché a souligné que ses équipes techniques surveillaient les systèmes 24 heures sur 24 afin d'assurer la stabilité et la continuité des activités. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Grâce à AlUla, les liens culturels entre l'Arabie saoudite et la Chine sortent renforcés

Cet événement souligne le rôle de premier plan joué par AlUla au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays, le long d'anciennes routes commerciales.  (Fournie)
Cet événement souligne le rôle de premier plan joué par AlUla au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays, le long d'anciennes routes commerciales. (Fournie)
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  • Ces événements ont souligné le rôle prépondérant d'Al-Ula au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie.
  • Ce partenariat vise à renforcer les connaissances et les ressources partagées, en mettant l'accent sur l'archéologie, la préservation du patrimoine culturel, les musées.

RIYADH : L'Arabie saoudite et la Chine ont approfondi leurs liens culturels grâce à la participation de la Commission royale pour AlUla à des forums mondiaux importants à Istanbul et à Luoyang.  

La CRU a participé au Dialogue de la Route de la Soie et au Forum international des anciennes capitales afin de renforcer la collaboration et de présenter AlUla comme le « plus grand musée vivant » du monde. 

Ces événements, qui se sont déroulés du 27 au 30 juin, ont souligné le rôle prépondérant d'Al-Ula au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays le long des anciennes routes commerciales.  

Les forums ont permis de développer les partenariats culturels entre la Chine et l'Arabie saoudite et d'organiser des visites officielles à AlUla. 

La stratégie de l'Arabie saoudite en matière de tourisme, axée sur le riche patrimoine d'Al-Ula, est devenue la pierre angulaire du renforcement des liens culturels et économiques avec la Chine, illustrant l'engagement du Royaume à tirer parti de ses atouts historiques pour favoriser les partenariats internationaux. 

Lors du Forum international des anciennes capitales, des réunions de haut niveau ont été organisées avec des responsables de Luoyang sur le tourisme, l'agriculture, la conservation et le développement urbain, ce qui a permis d'explorer de nouveaux domaines de coopération entre les deux nations. 

« La Commission royale pour Al-Ula continue de s'appuyer sur les fondements profondément ancrés du partenariat culturel qui existe entre la Chine, le Royaume et l'Arabie du Nord-Ouest », a déclaré un porte-parole de la Commission royale pour Al-Ula dans un communiqué. 

Le porte-parole a ajouté : « Le dialogue sur la route de la soie et le forum international des anciennes capitales ont représenté des occasions passionnantes de développer de nouvelles voies de collaboration, en mettant l'accent sur le développement de l'échange de connaissances et la promotion du tourisme, avec diverses initiatives fondées sur notre statut commun de destinations anciennes et de points de repère en développement rapide pour le patrimoine humain ». 

Le forum a été lancé pour favoriser le dialogue et la collaboration entre des villes à l'histoire millénaire. Il facilite également un accord signé plus tôt cette année entre AlUla et ses partenaires chinois de l'administration provinciale du patrimoine culturel du Henan.  

Ce partenariat vise à renforcer les connaissances et les ressources partagées, en mettant l'accent sur l'archéologie, la préservation du patrimoine culturel, les musées et la collaboration en matière de recherche, ainsi que sur le développement des talents, le tourisme et d'autres échanges culturels. 

Il comprend également la création d'un laboratoire archéologique axé sur la technologie, la réalisation d'activités de fouilles, la recherche et la promotion des liens entre les sites patrimoniaux d'AlUla et du Henan. 

L'accord prévoit également la mise en œuvre de programmes d'échange collaboratifs, la participation à des expositions et à des événements, et l'utilisation de technologies muséales telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com