Les marchés saoudiens prêts à faire face à la hausse annuelle de la demande

Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)
Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)
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Publié le Mardi 18 juin 2024

Les marchés saoudiens prêts à faire face à la hausse annuelle de la demande

  • L’achat de souvenirs et de cadeaux pour les amis et les proches est une tradition très appréciée des pèlerins qui rentrent chez eux
  • «L’achat d’or est considéré comme un investissement, en particulier par de nombreux pèlerins asiatiques et africains, qui trouvent souvent les bijoux en or plus abordables et de meilleure qualité que ceux disponibles dans leur pays d’origine»

DJEDDAH: Chaque année, les marchés d’Arabie saoudite enregistrent une hausse de la fréquentation, les pèlerins du Hajj étant à la recherche de souvenirs et de cadeaux pour se souvenir de ce voyage d’une vie.

Le marché de l’or, en particulier à La Mecque, à Médine et à Djeddah, prospère grâce à ses créations aux motifs complexes, de styles traditionnel ou contemporain, qui répondent aux différents goûts en matière de bijoux.

Mohammed Akbar, un commerçant de Djeddah, déclare à Arab News que «pendant la saison du Hajj, nous faisons en sorte de présenter des modèles qui conviennent à toutes les nationalités. Les pèlerins de divers pays ont un penchant pour différents types d’or.»

Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)
Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)

«L’achat d’or est considéré comme un investissement, en particulier par de nombreux pèlerins asiatiques et africains, qui trouvent souvent les bijoux en or plus abordables et de meilleure qualité que ceux disponibles dans leur pays d’origine. Nous nous attendons à une augmentation des ventes d’or cette année.»

Les prix croissants de l’or constituent une tendance importante et reflètent l’augmentation de la demande et de l’attrait de ce métal précieux pour les pèlerins désireux d’investir. Selon les négociants, les prix de l’or 21 carats devraient se situer entre 250 et 254 riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,25 euro) le gramme, et 267 riyals le gramme pour l’or 22 carats pendant la saison du Hajj.

Focus

• Les produits artisanaux, tels que les calligraphies, les chapelets et les tapis de prière aux motifs complexes sont des rappels tangibles du voyage sacré entrepris par les pèlerins.

 

• L’achat d’or est considéré comme un investissement par certains pèlerins, qui trouvent souvent les bijoux en or du Royaume plus abordables et de meilleure qualité que ceux disponibles dans leur pays d’origine, selon un commerçant de Djeddah.

Outre l’achat d’or, le marché des souvenirs du Hajj comprend toute une série d’articles aux motifs islamiques. Les produits artisanaux, tels que les calligraphies, les chapelets et les tapis de prière aux motifs complexes sont des rappels tangibles du voyage sacré entrepris par les pèlerins. Ces souvenirs n’ont pas seulement une valeur sentimentale, ils constituent également des cadeaux précieux pour les amis et les proches restés au pays.

Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)
Le ministère du Commerce a récemment envoyé des équipes d’inspection à Médine. Elles ont effectué plus de douze mille sept cent soixante-cinq visites dans des établissements et centres commerciaux dans le cadre du plan opérationnel du ministère pour la saison du Hajj, afin de veiller à ce que les pèlerins puissent effectuer leurs achats en toute sécurité. (SPA)

«C’est mon deuxième pèlerinage, mais le premier avec ma famille», indique Mohammed Dossary, un pèlerin égyptien. «Lors de ma précédente visite, je n’avais rapporté que des cadeaux simples tels que des bonbons, des tapis de prière, des noix et des jouets pour les enfants. Cependant, j’ai remarqué cette fois-ci un changement important: chaque magasin propose désormais des articles uniques et plus d’options.»

«Près de mon hôtel, il y a une parfumerie qui personnalise des flacons de parfum de 50 ml en y gravant des noms. Nous avons acheté deux douzaines de parfums personnalisés pour les membres de notre famille.»

Walid Jabir, d’Oman, exprime sa surprise face aux changements sur les marchés et à l’augmentation des prix. «Je suis surpris par l’augmentation des prix dans tous les domaines. Le meswak, qui coûtait auparavant 2 riyals, coûte désormais 15 riyals en raison de sa nature biologique, de son emballage moderne et de son étui réutilisable», précise-t-il.

M. Jabir ajoute que la gamme de jouets disponibles s’était également élargie, notant qu’il a acheté des cartes de quiz islamiques, des jeux de société et un ordinateur portable jouet sur lequel est enregistrée l’intégralité du Coran.

Selon Saleh Mohammed, propriétaire d’une boutique près de la Mosquée du Prophète: «Chaque pèlerin désire des souvenirs distinctifs tels que de l’argenterie, des pierres précieuses, des bijoux finement ouvragés, des textiles tissés à la main ou des dattes. La vente d’une seule pièce d’argenterie rapporte une somme substantielle.»

«En outre, les pèlerins demandent souvent que l’on grave des noms sur les tapis de prière. Dans une société où les biens matériels peuvent perdre leur signification, ces objets sont souvent considérés comme des souvenirs impérissables.»

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".