L'armée israélienne annonce avoir «  approuvé  » des plans d'offensive au Liban

L'armée israélienne a annoncé mardi avoir approuvé des plans opérationnels en vue d'une "offensive au Liban", après des jours d'escalade avec le Hezbollah dans la zone frontalière, en marge de la guerre dans la bande de Gaza. (AFP).
L'armée israélienne a annoncé mardi avoir approuvé des plans opérationnels en vue d'une "offensive au Liban", après des jours d'escalade avec le Hezbollah dans la zone frontalière, en marge de la guerre dans la bande de Gaza. (AFP).
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Publié le Mercredi 19 juin 2024

L'armée israélienne annonce avoir «  approuvé  » des plans d'offensive au Liban

  • Mardi, l'armée israélienne a annoncé que "des plans opérationnels pour une offensive au Liban" avaient été "approuvés et validés"
  • Le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, avait menacé peu avant le Hezbollah de destruction à l'issue d'une "guerre totale"

TERRITOIRES PALESTINIENS: L'armée israélienne a annoncé mardi avoir approuvé des plans opérationnels en vue d'une "offensive au Liban", après des jours d'escalade avec le Hezbollah dans la zone frontalière, en marge de la guerre dans la bande de Gaza.

Les échanges de tirs sont presque quotidiens à la frontière nord d'Israël avec le Liban depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas, allié du Hezbollah libanais, contre Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans le territoire palestinien.

Mardi, l'armée israélienne a annoncé que "des plans opérationnels pour une offensive au Liban" avaient été "approuvés et validés", lors d'une réunion entre généraux consacrée à une "évaluation de la situation".

Le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, avait menacé peu avant le Hezbollah de destruction à l'issue d'une "guerre totale".

Au même moment, l'émissaire du président américain Joe Biden, Amos Hochstein, se trouvait à Beyrouth où il a jugé "urgente" une désescalade entre Israël et le Hezbollah, parlant de "situation grave".

Les Etats-Unis veulent éviter "une guerre à grande échelle", a-t-il dit, après avoir fait étape à Jérusalem.

Bombardements à Gaza

Dans la bande de Gaza, les bombardements et les combats ont connu une accalmie relative depuis l'annonce par l'armée, dimanche, d'une pause humanitaire dans un secteur du sud du territoire, qui a coïncidé avec le début de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha.

Mardi, des bombardements israéliens meurtriers ont néanmoins visé notamment la ville de Rafah, dans le sud, et le centre du territoire.

Dans le centre, 13 Palestiniens ont été sortis avant l'aube des décombres de deux habitations bombardées à Nousseirat, selon la Défense civile.

L'hôpital Al-Awda de Nousseirat a annoncé avoir reçu six corps et 15 blessés "après des frappes israéliennes sur plusieurs secteurs du centre et du sud de la bande de Gaza".

L'armée a annoncé poursuivre ses opérations contre le Hamas et ses alliés, notamment à Rafah où des témoins ont signalés des combats dans plusieurs quartiers.

"Depuis un mois, nous démantelons le Hamas à Rafah", a déclaré le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer. "Des avant-postes terroristes à Shaboura et Tal al-Sultan sont en train d'être défaits. Nous avons éliminé des centaines de terroristes, découvert des entrées de tunnels", a-t-il ajouté.

La guerre a éclaté le 7 octobre, quand des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En riposte, l'armée israélienne a lancé une offensive sur la bande de Gaza, qui a fait jusqu'à présent 37.372 morts, en majorité des civils, dont au moins 25 en 24 heures, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Changer les règles

Malgré les multiples efforts des pays médiateurs, Etats-Unis, Qatar et Egypte, la perspective d'un cessez-le-feu semble lointaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu assure qu'il poursuivra la guerre jusqu'à l'élimination du Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël, exige de son côté un cessez-le-feu permanent et un retrait israélien total de Gaza.

Un plan annoncé le 31 mai par le président américain Joe Biden, prévoyant dans un premier temps un cessez-le-feu de six semaines associé à un échange d'otages et de Palestiniens détenus par Israël, est resté lettre morte.

Dans un message aux musulmans pour l'Aïd al-Adha, Joe Biden avait plaidé pour la mise en oeuvre de ce plan, soulignant qu'il s'agissait du "meilleur moyen" d'aider les victimes des "horreurs" de la guerre.

A Beyrouth, M. Hochstein a affirmé que ce plan représentait aussi "une chance pour mettre fin au conflit" à la frontière israélo-libanaise.

Mais le ministre israélien des Affaires étrangères a averti mardi que "dans une guerre totale, le Hezbollah sera détruit et le Liban sera touché durement". "Nous sommes très proches du moment où nous déciderons de changer les règles du jeu contre le Hezbollah et le Liban", a ajouté M. Katz.

Un peu plus tôt, le Hezbollah avait diffusé des images présentées comme prises par un de ses drones au-dessus de Haïfa, grand port du nord Israël.

La vidéo, que l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante, identifie certains endroits comme étant, selon le Hezbollah, des infrastructures militaires et énergétiques, d'autres comme des installations civiles.

Netanyahu sous les critiques

Cette escalade à la frontière libanaise intervient au moment où Benjamin Netanyahu fait face à des critiques grandissantes pour sa conduite de la guerre à Gaza.

Mardi soir, comme la veille, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement à Jérusalem, pour réclamer des élections anticipées et un accord qui permettrait la libération des otages.

"On est pris en otage par un gouvernement d'extrême droite et nous voulons que cela cesse", a déclaré à l'AFP une jeune kinésithérapeute, prénommée Marva, qui manifeste depuis "plus d'un an contre Netanyahu".

Le Premier ministre avait auparavant invité des proches d'otages tués à Gaza à une réunion à sa résidence, selon plusieurs familles.

Dimanche, l'armée a annoncé qu'elle observerait "jusqu'à nouvel ordre" une pause quotidienne dans ses opérations pendant la journée, afin de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire dont les Gazaouis ont cruellement besoin.

Cette pause concerne un tronçon routier d'une dizaine de kilomètres partant du point de passage israélien de Kerem Shalom, à l'extrémité sud de la bande de Gaza, vers le nord.


Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël

Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
Des traînées de roquettes sont visibles dans le ciel au-dessus de la ville côtière israélienne de Netanya, lors d’une nouvelle salve de missiles iraniens le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Donald Trump annonce un revirement diplomatique avec des « négociations » avec l’Iran et un report de frappes, tandis que les tensions militaires restent vives avec des échanges de missiles et des frappes en Iran et en Israël
  • Au Liban, l’escalade se poursuit avec de nouvelles frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth et Bshamoun, faisant des morts et aggravant une crise humanitaire déjà lourde

TEHERAN: Dans un spectaculaire revirement, le président américain Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non-identifié et suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient viser des infrastructures clés de la République islamique, laquelle a lancé de nouveau des missiles vers Israël mardi matin.

L'armée israélienne a dit tenter d'intercepter des projectiles iraniens puis dépêcher des soldats dans le sud du pays en raison du signalement d'impacts. Au fil de la nuit, les forces armées avaient déjà mis en garde contre des salves successives de missiles d'Iran.

La nuit a aussi donné lieu à des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, mais aussi plus au sud, à Bshamoun, faisant deux morts selon le gouvernement libanais.

D'après le site d'informations Axios, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, se serait entretenu avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Mais le responsable iranien a démenti, sur X, affirmant que "de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, lui, affirmé que Donald Trump estimait possible "de réaliser les objectifs de la guerre dans le cadre d'un accord qui préservera nos intérêts vitaux".

Côté iranien, le ministère des Affaires étrangères a nié lundi "toute négociation avec les Etats-Unis au cours des 24 derniers jours de cette guerre imposée". Il a toutefois reconnu avoir reçu via des "pays amis" des "messages transmettant une demande américaine de négociations" pour faire cesser le conflit.

Selon Axios et l'agence de presse Reuters, MM. Witkoff et Kushner, et possiblement le vice-président JD Vance, pourraient rencontrer une délégation iranienne dès cette semaine au Pakistan.

Interrogée à ce sujet par l'AFP, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, n'a pas démenti mais répondu que de telles "spéculations" ne devaient pas "être considérées comme avérées tant qu'elles n'ont pas été officiellement annoncées par la Maison Blanche".

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a, lui, promis à Téhéran l'aide d'Islamabad pour ramener la paix dans la région.

- Report de 5 jours -

Sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé un report "de cinq jours" des frappes qu'il menaçait de lancer sur des centrales électriques et autres infrastructures en Iran si la République islamique ne débloquait pas le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures.

Face à la presse, il a ajouté que Washington et Téhéran avaient trouvé des "points d'accord majeurs" lors de négociations menées avec un "haut dirigeant" qui n'est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.

Donald Trump a toutefois menacé de "continuer à bombarder allègrement" si les négociations échouaient.

Malgré ces déclarations, l'agence de presse iranienne Fars a signalé tôt mardi que des infrastructures énergétiques avaient été visées par des frappes israélo-américaines à Ispahan (centre) et Khorramshahr (sud-ouest).

La volte-face de M. Trump, peu avant l'ouverture de Wall Street lundi, avait débuté avec un premier message, où le président s'était félicité de "très bonnes et productives discussions pour une cessation totale" des hostilités.

En réaction, les cours du pétrole ont brutalement chuté de plus de 10% lundi - avant toutefois de rebondir mardi matin en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, repassant au-dessus des 100 dollars.

Les marchés asiatiques affichent de leur côté leur soulagement mardi matin, comme les Bourses européennes (hormis Londres) et Wall Street lundi.

- Frappes au Liban -

En réponse à l'ultimatum de M. Trump, l'Iran avait menacé de fermer complètement le détroit d'Ormuz et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis", selon l'agence Fars citant l'armée iranienne.

De leur côté, les médias d'Etat iraniens ont publié lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient, dont les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg.

Au Liban, où la guerre a fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés, l'armée israélienne a repris ses frappes contre la banlieue sud de Beyrouth.

Sept raids aériens israéliens y ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, selon l'agence Ani. Lundi soir, déjà, des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de cette zone qui n'avait pas été visée depuis vendredi.

Deux personnes ont par ailleurs été tuées et cinq autres blessées dans un raid d'Israël contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé.

Du côté des pays du Golfe visés ces derniers jours par l'Iran, l'Arabie saoudite a détruit mardi au moins une vingtaine de drones, selon son gouvernement, quand l'armée du Koweït a dit agir contre des missiles et drones "hostiles".


Liban: deux morts dans une frappe israélienne contre Bshamoun, au sud de Beyrouth

Des soldats israéliens prennent position le long de la frontière entre Israël et le Liban. (AFP)
Des soldats israéliens prennent position le long de la frontière entre Israël et le Liban. (AFP)
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  • Une frappe israélienne sur Bshamoun, près de Beyrouth, a fait au moins deux morts et plusieurs blessés, tandis que des bombardements ont continué sur la banlieue sud de la capitale
  • L’escalade militaire s’intensifie au Liban, avec de multiples raids visant des zones liées au Hezbollah et des appels à évacuation dans le sud du pays

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth, a annoncé mardi matin le ministère libanais de la Santé, et les bombardements se sont poursuivis durant la nuit contre la banlieue sud de la capitale.

"Le raid mené par l'ennemi israélien contre le village de Bshamoun, dans le district d'Aley, a fait, selon un bilan provisoire, deux morts parmi la population civile et cinq blessés", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Situé dans le district montagneux d'Aley, à majorité druze, au sud-est de Beyrouth, Bshamoun se trouve à l'écart des bastions traditionnels du mouvement pro-iranien Hezbollah.

Selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), sept autres raids ont visé dans la nuit de lundi à mardi autant de quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un fief du Hezbollah. Aucun bilan n'a été communiqué dans l'immédiat.

Un raid israélien avait déjà visé le sud de Beyrouth lundi soir. Des images de l'AFPTV ont montré d'épais nuages de fumée s'élever au-dessus de la banlieue sud qui n'avait pas été bombardée depuis vendredi. Des avions militaires israéliens ont été entendus alors qu'ils survolaient Beyrouth et ses environs à basse altitude.

Tôt mardi, l'armée d'Israël a appelé la population à évacuer deux localités côtières proches de la ville de Tyr, dans le sud du pays, affirmant agir contre le Hezbollah.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du Hezbollah en représailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février.

Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et d'incursions au sol dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait un millier de morts et plus d'un million de déplacés au Liban.


Israël va «intensifier» ses opérations au Liban, après avoir détruit un pont reliant Tyr au reste du pays

Israël va «intensifier» ses opérations au Liban, après avoir détruit un pont reliant Tyr au reste du pays
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  • Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays
  • Le président libanais Joseph Aoun a aussitôt "condamné le ciblage et la destruction par Israël d'infrastructures et d'installations vitales"

BEYROUTH: Israël a annoncé dimanche qu'il allait "intensifier" ses opérations terrestres au Liban et étendre son "contrôle" sur le terrain, après avoir détruit un pont stratégique dans le sud du pays, utilisé selon lui par le Hezbollah pro-iranien.

Des images de l'AFP ont montré de la fumée s'élever après l'attaque contre le pont de Qasmiyeh, situé sur la principale route côtière reliant la région de Tyr au reste du pays.

Le président libanais Joseph Aoun a aussitôt "condamné le ciblage et la destruction par Israël d'infrastructures et d'installations vitales".

"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une violation flagrante de la souveraineté du Liban, et sont considérées comme un prélude à une invasion terrestre", a-t-il estimé dans un communiqué.

Peu de temps après ces déclarations, l'armée israélienne a annoncé intensifier ses "opérations terrestres ciblées" et ses frappes.

"L'opération contre l'organisation terroriste Hezbollah ne fait que commencer (...) Il s'agit d'une opération de longue haleine et nous y sommes préparés", a affirmé le chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.

"Nous n'arrêterons pas avant que la menace ne soit repoussée loin de la frontière et qu'une sécurité à long terme soit assurée aux habitants du nord d'Israël", a-t-il ajouté.

Dans un autre communiqué, le porte-parole de l'armée israélienne Effie Defrin a précisé que ces opérations terrestres débuteraient "dans la semaine".

"Nous commencerons à consolider notre emprise", a-t-il déclaré. "Nous allons étendre notre contrôle sur le terrain et nos manœuvres pour empêcher des tirs directs".

Détruire "tous les ponts" 

Le ministre de la Défense, Israël Katz, avait annoncé plus tôt avoir ordonné de "détruire immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani qui servent à des activités terroristes, afin d'empêcher le passage (...) du Hezbollah et d'armes vers le sud".

D'après l'agence nationale d'information libanaise, l'Ani, quatre frappes ont visé le pont de Qasmiyeh, le rendant impraticable. Ces frappes ont également causé des dommages "aux réseaux électriques, ainsi que de graves dégâts aux commerces, aux vergers et aux parcs situés à proximité du pont", précise l'Ani.

L'armée israélienne avait déjà indiqué mercredi avoir détruit deux ponts sur le fleuve, qui traverse le Liban à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah, organisation chiite libanaise.

Plus tôt dimanche, les secours israéliens avaient annoncé la mort d'un civil près de la frontière.

Le Hezbollah a revendiqué avoir ciblé des soldats, mais l'armée israélienne a ouvert une enquête pour déterminer si cette mort était liée à un tir de ses propres soldats.

Il s'agit de la première victime civile sur la frontière nord du pays depuis le début de la guerre entre le mouvement libanais et Israël début mars.

"Deux véhicules se sont entièrement embrasés après un impact direct dans le kibboutz de Misgav Am: les pompiers ont dégagé une victime décédée sur les lieux", ont précisé les services de secours de cette région.

Le 8 mars, deux soldats israéliens avaient été tués par des tirs du Hezbollah dans le sud du Liban, tout près de la frontière.

Destructions de maisons 

Le Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur Téhéran.

Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et des avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait plus d'un millier de morts et plus d'un million de déplacés.

Selon Israël Katz, l'armée va aussi "accélérer la destruction des maisons libanaises dans les villages de contact" à la frontière, "afin de contrer les menaces qui pèsent sur les communautés israéliennes".

D'après l'agence Ani, les forces israéliennes ont détruit "un certain nombre de maisons" dans le village de Taybeh. Le Hezbollah a lui annoncé avoir pris pour cible des soldats israéliens dans la ville frontalière de Khiam, où des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours, ainsi qu'à Maroun al-Ras, Marwahin et dans d'autres zones frontalières avec Israël.

L'Ani a aussi rapporté plusieurs frappes ailleurs dans le sud, notamment dans la localité stratégique de Khiam et la ville côtière de Naqoura, mais aussi dans la vallée de la Bekaa (est).