Décès de Saleh Al- Chaïbi, gardien principal de la Kaaba

Saleh ben Zain Al-Abidin Al- Chaïbi, le principal gardien de la Kaaba, est décédé à La Mecque vendredi soir. Les prières funéraires ont eu lieu après le Fajr samedi à la Grande Mosquée (Photo, Fournie).
Saleh ben Zain Al-Abidin Al- Chaïbi, le principal gardien de la Kaaba, est décédé à La Mecque vendredi soir. Les prières funéraires ont eu lieu après le Fajr samedi à la Grande Mosquée (Photo, Fournie).
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Publié le Dimanche 23 juin 2024

Décès de Saleh Al- Chaïbi, gardien principal de la Kaaba

  • Les prières funéraires seront effectuées après le Fajr, samedi, à la Grande Mosquée
  • Il était chargé d'ouvrir et de fermer la Kaaba, de la nettoyer, de la laver, de réparer sa Kiswa (couverture) et d'accueillir les visiteurs

LA MECQUE : Le Dr Saleh ben Zain Al-Abidin Al- Chaïbi, le gardien principal de la Kaaba, est décédé à La Mecque vendredi soir. Les prières funéraires ont eu lieu après le Fajrsamedi à la Grande Mosquée.

Al- Chaïbi, qui était titulaire d'un doctorat en études islamiques, était professeur d'université et auteur de plusieurs ouvrages sur la foi et l'histoire. Il était le 77e détenteur de la clé de la Kaaba depuis la conquête de La Mecque.

Il était chargé d'ouvrir et de fermer la Kaaba, de la nettoyer, de la laver, de réparer sa Kiswa (couverture) et d'accueillir les visiteurs. Il a repris la tutelle après la mort de son oncle, Abdulqader Taha Al- Chaïbi, en 2013.

Son fils, Abdelrahman Saleh Al- Chaïbi, a déclaré à ArabNews que l'adieu à son père avait été l'un des moments les plus difficiles et les plus tristes de sa vie. Il a ajouté que la famille avait accepté la volonté d'Allah pour un homme qui a toujours été proche de tout le monde et qui a consacré sa vie au service de la famille.

Il a poursuivi que son père avait souffert d'une maladie ces derniers temps, mais qu'il était resté patient et inébranlable. L'ensemble de la communauté a partagé la douleur de la famille et a exprimé son chagrin et sa peine pour la perte du pilier de la famille Al- Chaïbi. Al- Chaïbi a présidé le département de crédo de l'université Umm Al-Qura pendant plus de vingt ans. Connu pour son approche érudite et son amour du savoir, il explorait en profondeur les questions religieuses et doctrinales. Universitaire dans l'âme, il a laissé un impact significatif et durable.

Le roi Fahd ben Abdelaziz l'a nommé au Conseil saoudien de la Choura, et Al- Chaïbi a été l'adjoint de son oncle pour la garde de la Kaaba jusqu'à ce qu'il en devienne le gardien principal.

Son fils AbdelRahman a ajouté qu'il avait été l'adjoint de son père à la garde de la Kaaba pendant cinq ans, après quoi son cousin Abdulmalek Al- Chaïbi avait pris la relève.

Il a ajouté que son père avait souhaité qu'il occupe la fonction de gardien de la clé de la Kaaba après lui. Toutefois, si ce souhait n'est pas respecté, la tutelle et la clé seront remises à son oncle Abdelwahab Al- Chaïbi.

Nizar Al- Chaïbi, le cousin du défunt, a déclaré à Arab News que c'était un jour triste pour la famille. Toutefois, l'élan d'amour, de solidarité et de soutien de toutes les strates de la société, qui se sont empressées de présenter leurs condoléances, a contribué à alléger le poids de leur chagrin.Ils ont exprimé leur gratitude pour la vie du défunt, qui avait consacré sa vie à la protection de la Kaaba et à l'amélioration de sa dévotion. La présidence générale des affaires de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète a déploré le décès du cheikh Dr Saleh ben Zain Al-Abidin Al- Chaïbi.

Il a déclaré dans un communiqué que « la Présidence générale des affaires de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète et tous ses employés présentaient leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt, le cheikh Dr Saleh bin Zain Al-Abidin Al- Chaïbi, le gardien principal de la Sainte Kaaba ».

Khaled Al-Husseini, écrivain et expert des affaires de La Mecque, a exprimé sa profonde tristesse face à ce décès.

Al-Husseini a décrit Al- Chaïbi comme un homme de savoir qui, outre le rôle honorable qu'il a joué dans la garde de la Kaaba, était un érudit, un universitaire et un conférencier à l'université d'Umm Al-Qura. Il a généreusement partagé ses connaissances avec les générations successives qui ont bénéficié de son expertise pendant plus de 20 ans.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.