Un ministre libanais menace de poursuivre The Telegraph pour des accusations «ridicules» de stockage d’armes à l’aéroport

Le média britannique a été critiqué pour avoir cité un «employé anonyme de l’aéroport» comme seule source de ces affirmations. (Photo, AFP)
Le média britannique a été critiqué pour avoir cité un «employé anonyme de l’aéroport» comme seule source de ces affirmations. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 24 juin 2024

Un ministre libanais menace de poursuivre The Telegraph pour des accusations «ridicules» de stockage d’armes à l’aéroport

  • Le Hezbollah entreposerait des armes de fabrication iranienne à l’aéroport de Beyrouth, selon un article
  • Ali Hamiyé a invité des médias et des responsables à inspecter le site aujourd’hui

LONDRES: Le ministre libanais des Travaux publics et des Transports, Ali Hamiyé, a menacé de poursuivre le quotidien The Telegraph pour avoir publié des informations selon lesquelles le Hezbollah utilisait l’aéroport de Beyrouth-Rafic Hariri pour introduire clandestinement des armes dans le pays.

Dimanche, lors d’une conférence de presse à Beyrouth, le ministre sortant affilié au Hezbollah a nié ces allégations et les a qualifiées de «ridicules».

Il a appelé à une tournée d’inspection «ouverte à tous» sur le site de l’aéroport aujourd’hui et il a annoncé son intention d’intenter un procès contre The Telegraph pour diffamation.

«L’aéroport a toujours été une cible de l’ennemi israélien, et tout ce qui a été écrit dans The Telegraph est faux; aucune arme ne passe par l’aéroport», affirme M. Hamiyé.

Il déclare que les douaniers libanais «représentent l’État en protégeant l’aéroport de Beyrouth, et leur intégrité ne peut être mise en doute», et il assure qu’ils n’ont «rien à cacher».

Dimanche, The Telegraph a publié un article dans lequel il accuse le Hezbollah d’entreposer une grande quantité d’armes, de missiles et d’explosifs d’origine iranienne à l’aéroport de Beyrouth-Rafic Hariri.

La cachette comprendrait des roquettes d’artillerie non guidées Falaq de fabrication iranienne, des missiles à courte portée Fateh-110, des missiles balistiques mobiles, des missiles M-600 d’une portée de 321 km et d’autres armes à guidage de précision.

L’article mentionne également des quantités de RDX, un explosif connu sous le nom de «cyclonite» ou «hexogène».

Le média britannique a cité un «employé anonyme de l’aéroport» comme seule source de ces affirmations.

Selon Ali Hamiyé, le quotidien n’a pas consulté le département britannique des Transports, qui a effectué une visite de terrain à l’aéroport au mois de janvier.

Il ajoute que The Telegraph a d’abord affirmé que sa source était un «responsable de l’Association internationale du transport aérien (IATA)», mais qu’il l’a ensuite remplacée par un «employé anonyme».

«Est-il concevable qu’un journal réputé change ses sources en l’espace d’une heure?» demande M. Hamiyé.

L’Union des transporteurs aériens du Liban a elle aussi démenti ces allégations, soulignant qu’il ne s’agissait que «de mensonges visant à mettre en danger l’aéroport de Beyrouth et ses employés civils, ainsi que les voyageurs à destination et en provenance de l’aéroport, qui sont tous des civils».

L’article a été accueilli avec scepticisme par certains internautes, qui ont qualifié les allégations du quotidien britannique de «propagande» visant à déstabiliser le pays.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.