L'Arabie saoudite annonce une aide de 10 millions de dollars pour le Liban

Walid Bukhari, ambassadeur saoudien au Liban, a déclaré mardi que le Royaume fournirait 10 millions de dollars au Liban par l'intermédiaire du Centre d'aide et de secours humanitaires du roi Salman. (X/@KSAembassyLB)
Walid Bukhari, ambassadeur saoudien au Liban, a déclaré mardi que le Royaume fournirait 10 millions de dollars au Liban par l'intermédiaire du Centre d'aide et de secours humanitaires du roi Salman. (X/@KSAembassyLB)
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Publié le Mardi 02 juillet 2024

L'Arabie saoudite annonce une aide de 10 millions de dollars pour le Liban

  • M. Mikati a déclaré que ce geste témoignait de la volonté de l'Arabie saoudite d'assurer la stabilité au Liban.
  • "Cette responsabilité nous incombe à nous, les Libanais, et ce qui nous est demandé en premier lieu, c'est de nous acquitter de nos devoirs avec le soutien des pays amis, au premier rang desquels l'Arabie saoudite."

BEYROUTH : L'ambassadeur saoudien au Liban Walid Bukhari a déclaré mardi que le Royaume fournirait 10 millions de dollars au Liban par l'intermédiaire du Centre d'aide et de secours humanitaire du roi Salman.

KSrelief et la Haute Commission de secours du Liban ont signé un pacte à Beyrouth pour lancer 28 projets à travers le pays.

Le Premier ministre libanais Najib Mikati a déclaré que les relations fraternelles entre le Liban et l'Arabie saoudite s'étaient approfondies et renforcées au fil des ans.

Le Royaume, a-t-il dit, "a toujours été aux côtés du Liban et l'a soutenu dans les moments difficiles, servant de soupape de sécurité qui a préservé l'unité des Libanais, indépendamment de leur secte, de leur confession ou de leur parti politique".

M. Mikati a déclaré que ce geste témoignait de la volonté de l'Arabie saoudite d'assurer la stabilité au Liban.
"Je suis convaincu que le Royaume a été et restera le grand frère du Liban", a-t-il déclaré.

Mikati a ajouté : "Les constantes saoudiennes à l'égard du Liban sont reflétées par les actions et les actes du Royaume, à travers l'accord de Taëf, auquel nous adhérons pleinement, et qui sert toujours de cadre approprié pour la gestion des affaires du Liban".

"Dans toutes les réunions que j'ai eues avec le prince héritier Mohammed bin Salman, il a exprimé son soutien pour que le Liban sorte de sa crise, mais à condition que les réformes structurelles requises soient mises en œuvre et que les institutions libanaises jouent pleinement leur rôle, notamment en ce qui concerne l'élection d'un nouveau président".

"Cette responsabilité nous incombe à nous, les Libanais, et ce qui nous est demandé en premier lieu, c'est de nous acquitter de nos devoirs avec le soutien des pays amis, au premier rang desquels l'Arabie saoudite."

Le premier ministre a poursuivi : "La personne qui a conduit l'Arabie saoudite et sa jeunesse à des positions de leader et de pionnier... ne trouvera pas difficile d'être un soutien pour ses frères au Liban. Nous attendons avec impatience les soins et le geste fraternel du Royaume envers mon pays, le Liban, afin qu'il puisse se relever."

L'ambassadeur Bukhari a déclaré que le soutien saoudien s'inscrivait dans la continuité de "l'engagement des dirigeants de l'Arabie saoudite", menés par le roi Salman et le prince héritier, "pour aider les efforts humanitaires et promouvoir la stabilité et le développement au Liban avec les normes les plus élevées de transparence et de responsabilité."

Le soutien du Royaume "s'inscrit dans la continuité de l'approche de solidarité adoptée par le Royaume à l'égard du peuple libanais, fondée sur le devoir de véritable fraternité arabe et les enseignements de l'Islam", a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite a déjà lancé 129 projets de secours, d'aide humanitaire et de développement pour le Liban, couvrant de nombreux secteurs.

M. Bukhari a déclaré que KSrelief était une organisation internationale de premier plan dont l'objectif est d'apporter une aide aux communautés touchées par des catastrophes et des crises.

"Depuis sa création, KSrelief a lancé plus de 7 000 projets humanitaires d'une valeur totale de 129,68 milliards de dollars dans 169 pays", a ajouté M. Bukhari.

Le général de division Mohammed Khair, chef du Haut Comité de secours, a signé un pacte de coopération conjointe avec Abdulrahman Al-Quraishi, directeur de KSrelief au Liban.

Le soutien du Royaume coïncide avec la poursuite des hostilités entre l'armée israélienne et le Hezbollah dans le sud du Liban.

Mardi, un missile guidé israélien a visé des agriculteurs à Al-Zalutiyah, une ville du secteur ouest, tuant un civil libanais. Un drone israélien a également lancé trois missiles sur la centrale électrique de Taybeh, provoquant un incendie et une coupure de courant.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.