Le fonds SAMI du PIF conclut trois accords avec des entreprises turques

Le ministre de la défense, le prince Khalid bin Salman bin Abdulaziz, assiste à la signature des accords. (Photo: SAMI)
Le ministre de la défense, le prince Khalid bin Salman bin Abdulaziz, assiste à la signature des accords. (Photo: SAMI)
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Publié le Vendredi 05 juillet 2024

Le fonds SAMI du PIF conclut trois accords avec des entreprises turques

  • SAMI a conclu trois accords avec des entreprises turques pour localiser des activités de défense dans les secteurs de l'aviation, de l'espace et de la technologie
  • Le groupe, appartenant au Fonds d'investissement public (PIF), a signé des protocoles d'accord avec le constructeur de drones turc Baykar, l'entreprise technologique Fergani Space, et la société aérospatiale et de défense Aselsan, selon un communiqué

RIYAD: Le Saudi Arabian Military Industries (SAMI) a conclu trois accords avec des entreprises turques pour localiser des activités de défense dans les secteurs de l'aviation, de l'espace et de la technologie.

Le groupe, appartenant au Fonds d'investissement public (PIF), a signé des protocoles d'accord avec le constructeur de drones turc Baykar, l'entreprise technologique Fergani Space, et la société aérospatiale et de défense Aselsan, selon un communiqué.

Cela s'inscrit dans l'objectif de SAMI de contribuer à la localisation de 50 % des dépenses totales de défense du gouvernement saoudien, conformément à la Vision 2030.

Elle s'inscrit également dans les efforts de l'entreprise pour figurer parmi les 25 premières entreprises mondiales de l'industrie de la défense d'ici 2030.

Les accords ont été signés en présence du ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman bin Abdulaziz. Le PDG de SAMI, Waleed Abukhaled, a déclaré que ces accords "contribueront à renforcer nos capacités et à poursuivre le développement de l'industrie nationale de la défense".

Il a ajouté : "Ces accords stratégiques contribueront à augmenter le produit intérieur brut grâce à la coopération internationale et à la collaboration avec les chaînes d'approvisionnement locales."

L'accord conclu avec le fabricant de drones Baykar prévoit l'implantation de capacités de fabrication et le développement de systèmes pour les drones de l'entreprise en Arabie saoudite. 

Il inclut également un développement conjoint et un transfert de technologie et de propriété intellectuelle vers le Royaume.

Le mémorandum d'accord avec Fergani Space prévoit la création d'un centre d'excellence en Arabie saoudite pour le développement de technologies émergentes, afin de servir le secteur spatial mondial.

L'accord avec Aselsan vise à explorer les possibilités de transfert, de localisation et de développement de technologies électroniques avancées afin d'améliorer et de renforcer les capacités nationales dans ce domaine.

Le prince Abdulaziz a déclaré sur X : "Lors de ma visite en Turquie, j'ai eu l'occasion de découvrir les capacités de plusieurs entreprises de premier plan dans les secteurs de l'espace et de la défense. J'ai exploré leurs projets technologiques innovants, leurs derniers produits, ainsi que leurs plans et stratégies futurs".

Il a ajouté : "En outre, j'ai rencontré le président du SSB, Dr. Haluk Görgün, ainsi que les PDG de grandes entreprises industrielles pour discuter des possibilités de coopération en matière de défense, conformément à la Vision 2030. Nous avons également assisté à la signature de plusieurs protocoles d'accord entre des entreprises saoudiennes et turques".

Les accords ont été signés alors que le ministre turc des Affaires municipales, rurales et du logement, Majid Al-Hogail, était également en Turquie pour participer à un forum spécial visant à renforcer les liens entre les entreprises turques et saoudiennes.

Le forum des entrepreneurs saoudo-turc d'Istanbul, organisé par l'Autorité saoudienne des entrepreneurs, vise à "renforcer la coopération et à créer des partenariats pour réaliser la Vision 2030 du Royaume en soutenant le secteur privé et en attirant et transférant des investissements et des expertises internationales", a déclaré le ministre sur X.

Il a ajouté : "Au cours du forum, j'ai écouté des représentants d'entreprises saoudiennes et turques dans le cadre d'un dialogue ouvert afin de discuter des meilleures solutions et des moyens de faire progresser le secteur de l'entrepreneuriat, d'utiliser l'expertise mondiale pour développer les services urbains saoudiens, et de créer un environnement d'investissement favorable à des partenariats fructueux avec des entreprises saoudiennes dans le secteur de l'entrepreneuriat au Royaume".

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.