Netanyahu critique le porte-parole de l'armée israélienne pour ses commentaires sur l'avenir du Hamas

M. Hagari a décrit le Hamas comme une "idée" ancrée dans le cœur des habitants de Gaza, déclarant que "quiconque pense qu'il peut être éliminé se trompe". (AFP/File)
M. Hagari a décrit le Hamas comme une "idée" ancrée dans le cœur des habitants de Gaza, déclarant que "quiconque pense qu'il peut être éliminé se trompe". (AFP/File)
Short Url
Publié le Mercredi 10 juillet 2024

Netanyahu critique le porte-parole de l'armée israélienne pour ses commentaires sur l'avenir du Hamas

  • Lors d'un point de presse, Daniel Hagari a déclaré que le Hamas continuerait d'exister au cours des cinq prochaines années.
  • Ces déclarations relancent le débat sur la faisabilité de l'objectif d'Israël de "détruire le Hamas".

LONDRES : Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a critiqué le porte-parole de l'armée, Daniel Hagari, pour avoir déclaré que le Hamas continuerait d'exister dans la bande de Gaza au cours des cinq prochaines années.

Selon les médias locaux, M. Netanyahu a été irrité par les remarques publiques de M. Hagari, qui ne semblaient pas correspondre à la position du bureau du premier ministre.

"Israël prépare une longue guerre contre le Hamas", a déclaré M. Hagari lors d'une interview accordée lundi à la chaîne américaine ABC, ajoutant qu'il pensait que "le Hamas conserverait l'ambition d'être une organisation terroriste" pendant les années à venir.

"Dans cinq ans, vous et moi parlerons-nous du Hamas comme d'une organisation terroriste à Gaza ? a demandé M. Hagari à l'animateur, avant de poursuivre : "La réponse est oui.

Selon la chaîne israélienne Channel 14, M. Netanyahu a critiqué M. Hagari en privé, en déclarant : "Il y a aussi des membres du Hamas en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : "Il y a aussi des membres du Hamas en Cisjordanie, mais le Hamas n'y règne pas. Il y a des néo-nazis en Allemagne, mais il n'y a pas de régime nazi".

M. Netanyahou a affirmé qu'"Israël éliminera le pouvoir du Hamas et ne lui permettra pas de contrôler à nouveau la bande de Gaza et de menacer Israël à partir de là".

Ce n'est pas la première fois que Hagari s'écarte du bureau du premier ministre.

À la fin du mois dernier, il a déclaré à Channel 13 que pour atteindre réellement l'objectif d'Israël d'éliminer le Hamas à Gaza, une alternative doit être introduite.

Hagari a décrit le Hamas comme une "idée" enracinée dans le cœur des habitants de Gaza, déclarant que "quiconque pense qu'il peut être éliminé se trompe".

M. Netanyahu et l'armée israélienne ont publié une mise au point à la suite des commentaires de M. Hagari, déclarant que l'armée était "déterminée à atteindre les objectifs de la guerre tels que définis par le Cabinet" et qu'elle y avait travaillé "tout au long de la guerre, jour et nuit, et qu'elle continuerait à le faire".

Les remarques de Hagari ont intensifié le débat public en Israël concernant la faisabilité de l'objectif d'Israël de "détruire le Hamas", de nombreux analystes et observateurs militaires exprimant leur scepticisme quant à la réalisation de cet objectif.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Short Url
  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.