La Fédération des chambres saoudiennes : un catalyseur de croissance économique et de coopération internationale

Une réunion au siège de la Fédération des chambres saoudiennes en janvier. (Photo: SPA)
Une réunion au siège de la Fédération des chambres saoudiennes en janvier. (Photo: SPA)
Short Url
Publié le Samedi 13 juillet 2024

La Fédération des chambres saoudiennes : un catalyseur de croissance économique et de coopération internationale

  • Le 7 juillet, il a été annoncé que Mohammed bin Nasser Al-Duleim serait le président du Conseil d'affaires saoudo-canadien
  • Le rétablissement du conseil est la dernière initiative en date d'un plan mené par la Fédération des chambres saoudiennes pour stimuler les relations commerciales internationales du Royaume

RIYAD: Rétablir un conseil d'affaires avec le Canada après une interruption de cinq ans est l'exemple le plus recent du rôle essentiel que joue la Fédération des chambres saoudiennes dans la facilitation du commerce international, insistent les experts.

Le 7 juillet, il a été annoncé que Mohammed bin Nasser Al-Duleim serait le président du Conseil d'affaires saoudo-canadien, six mois après que les deux pays ont signé un accord pour relancer ce conseil.

Le rétablissement du conseil est la dernière initiative en date d'un plan mené par la Fédération des chambres saoudiennes pour stimuler les relations commerciales internationales du Royaume, dans le cadre du plan de diversification économique de la Vision 2030.

En janvier, le président de la fédération, Hassan Al-Huwaizi, a annoncé que le nombre de conseils d'affaires saoudiens à l'étranger avait atteint 70. Ces conseils incluent des partenariats avec des acteurs économiques mondiaux majeurs tels que la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, ainsi que la Corée du Sud, Bahreïn et les Émirats arabes unis.

L'Allemagne, l'Italie et la France sont également parmi les pays avec lesquels des conseils ont été établis.

Dans une interview accordée à Arab News, l'économiste Mahmoud Khairy a déclaré que ces organisations permettent d'améliorer la communication en fournissant une plateforme pour un dialogue continu entre les nations participantes. Elles facilitent une meilleure compréhension des politiques économiques et des intérêts de chacun, et promeuvent la transparence et la confiance dans les relations commerciales.

"Grâce à ces plateformes, les pays peuvent travailler ensemble sur diverses questions liées au commerce, telles que la réduction des droits de douane, la normalisation des réglementations et la facilitation des investissements", a-t-il ajouté.

“Collaborer avec différents pays par l'intermédiaire de ces plateformes peut attirer des investisseurs étrangers désireux d'accéder au marché saoudien, ce qui stimule les flux d'investissement et soutient les objectifs de développement économique du pays”.

À propos de cette dernière initiative impliquant le Canada, M. Khairy a déclaré : “La Fédération des chambres saoudiennes joue un rôle essentiel dans la facilitation du commerce international et de la coopération économique, comme en témoigne l'annonce du redémarrage du conseil d'affaires avec le Canada”.

Les échanges de marchandises entre les deux pays ont totalisé environ 5,1 milliards de dollars, avec des exportations canadiennes s'élevant à 1,3 milliard de dollars et des importations en provenance d'Arabie saoudite à 3,8 milliards de dollars.

Créée en 1980, la Fédération des chambres saoudiennes est l'organisation faîtière et le seul représentant légitime de la communauté des affaires saoudienne, regroupant ses 28 chambres à travers tous ses groupes, secteurs et régions, selon son site web.

Elle facilite le commerce bilatéral, le dialogue commercial et la promotion des politiques en encourageant les investissements et la collaboration dans les domaines de l'énergie, de la technologie, des soins de santé et de l'éducation. L'objectif est de renforcer les liens économiques et de simplifier les processus pour les investisseurs étrangers.

Les conseils internationaux ont notamment pour objectif de sensibiliser les secteurs privés saoudiens et étrangers à l'environnement économique et aux opportunités d'investissement dans leurs pays respectifs.

Ils visent à favoriser la communication avec les parties prenantes afin d'améliorer la coopération et d'éliminer les obstacles, à faciliter la résolution à l'amiable des litiges commerciaux, et à mettre l'accent sur les programmes de formation, les transferts technologiques et les droits à la connaissance.

Les conseils se concentrent également sur l'identification des lois fiscales, la publication de rapports annuels sur le climat d'investissement, et la promotion de visites d'affaires mutuelles, de conférences, d'expositions et de projets économiques afin de renforcer les relations économiques bilatérales.

L'économiste saoudien Talat Hafiz a exprimé des sentiments similaires à ceux de M. Khairy, affirmant que l'expansion des entreprises du Royaume par le biais de conseils soutiendra le produit intérieur brut non pétrolier en améliorant les exportations.

Il a souligné les problèmes potentiels liés à l'expansion des réseaux d'entreprises à l'étranger, qui sont communs à tout plan de croissance internationale, tels que les coûts d'exportation et d'importation ainsi que les fluctuations monétaires.

"Toutefois, ces défis peuvent être facilement relevés en examinant la viabilité économique de toute expansion afin d'en assurer la réussite," a-t-il conclu.

M. Hafiz a insisté sur le fait que la Fédération des chambres saoudiennes (FCS) joue un rôle crucial dans le renforcement et l'intensification des relations commerciales entre l'Arabie saoudite et d'autres pays.

Le commerce entre l'Arabie saoudite et le Canada

Le Conseil d'affaires saoudo-canadien servira de plateforme aux chefs d'entreprise des deux pays pour présenter et promouvoir leurs activités. Il facilitera l'établissement de partenariats commerciaux, l'exploration de nouveaux domaines de coopération économique et l'échange d'informations sur les opportunités et les marchés des deux pays, selon l'Agence de presse saoudienne.

“Les relations bilatérales entre le Canada et l'Arabie saoudite comprennent des intérêts communs sur de nombreuses questions de paix et de sécurité, notamment la sécurité énergétique, les affaires humanitaires et la lutte contre le terrorisme”, a déclaré Ahmed Samir Islam, président et directeur exécutif du Conseil d'affaires Canada-Saoudite, une organisation basée à Toronto qui opère en partenariat avec le Conseil d'affaires Canada-Saoudite basé à Riyad.

M. Islam a souligné que la société canadienne est "très fière de la contribution qu'elle apporte à l'éducation de certains des futurs leaders de la société saoudienne, y compris un groupe très talentueux de médecins saoudiens ainsi que des étudiants exceptionnels dans d'autres disciplines".

M. Khairy a identifié d'autres domaines dans lesquels les deux pays peuvent apprendre l'un de l'autre, notamment les soins de santé numériques, l'intelligence artificielle, l'énergie, ainsi que le capital de risque et les services de conseil.

M. Hafiz a également mis l'accent sur des domaines spécifiques de l'économie qui devraient en bénéficier, citant notamment les secteurs de l'industrie, du tourisme, des technologies, de l'éducation et de la santé.

"Cela aura à son tour un effet positif sur l'économie et le commerce bilatéral des deux pays", a-t-il ajouté.

Les relations commerciales entre le Royaume et le pays nord-américain comprenaient d'importantes exportations d'armes, l'Arabie saoudite étant la première destination non américaine des biens militaires canadiens en 2022. Ces exportations étaient principalement composées de véhicules blindés légers équipés de mitrailleuses et de canons antichars.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com