Laurent Blanc retrouve Karim Benzema à Al-Ittihad

Laurent Blanc, l'entraîneur français de Lyon, réagit pendant le match de football de L1 entre le FC Nantes et l'Olympique Lyonnais (OL) au Stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau à Nantes, dans l'ouest de la France, le 11 janvier 2023. L'entraîneur de football français Laurent Blanc a été nommé entraîneur du club saoudien Al-Ittihad en Arabie saoudite, a annoncé le club le 13 juillet 2024. (Photo LOIC VENANCE / AFP)
Laurent Blanc, l'entraîneur français de Lyon, réagit pendant le match de football de L1 entre le FC Nantes et l'Olympique Lyonnais (OL) au Stade de la Beaujoire-Louis Fonteneau à Nantes, dans l'ouest de la France, le 11 janvier 2023. L'entraîneur de football français Laurent Blanc a été nommé entraîneur du club saoudien Al-Ittihad en Arabie saoudite, a annoncé le club le 13 juillet 2024. (Photo LOIC VENANCE / AFP)
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Publié le Dimanche 14 juillet 2024

Laurent Blanc retrouve Karim Benzema à Al-Ittihad

  • Sans club depuis son limogeage par Lyon en septembre 2023, Laurent Blanc va rebondir en Arabie Saoudite comme entraîneur d'Al-Ittihad et retrouvera Karim Benzema, la grande vedette de l'équipe basée à Djeddah
  • Blanc, dont la durée du contrat n'a pas été précisée, va donc tenter de relancer sa carrière en Arabie saoudite au sein d'un club prestigieux sur le plan local

PARIS: Sans club depuis son limogeage par Lyon en septembre 2023, Laurent Blanc va rebondir en Arabie Saoudite comme entraîneur d'Al-Ittihad et retrouvera Karim Benzema, la grande vedette de l'équipe basée à Djeddah.

Douze ans après l'avoir dirigé à l'Euro-2012 sous les couleurs de l'équipe de France, l'ancien sélectionneur va de nouveau avoir l'ex-Madrilène sous ses ordres. Depuis cette date et l'élimination des Bleus en quarts de finale contre l'Espagne (2-0), futur lauréat de l'épreuve, Benzema est devenu une star mondiale, remportant cinq Ligue des champions avec le Real Madrid et le Ballon d'Or en 2022 avant de céder aux sirènes des pétrodollars saoudiens l'an dernier.

La carrière de Blanc (58 ans) sur le banc a elle été beaucoup plus sinueuse après ce bref passage à la tête des Tricolores (2010-2012). L'ex-défenseur champion du monde (1998) et d'Europe (2000) a connu la gloire nationale mais pas de consécration européenne avec le PSG (2013-2016) avant une pige au Qatar à Al-Rayyan (entre décembre 2020 et février 2022) et une expérience douloureuse à l'OL.

Nommé en octobre 2022 par Jean-Michel Aulas, "le Président" a effectué une deuxième partie de saison 2022-2023 plutôt prometteuse mais a fait les frais de la cession du club lyonnais à l'homme d'affaires américain John Textor.

Lanterne rouge au bout de quatre journées au début de l'exercice suivant, il est démis de ses fonctions pour être remplacé par l'Italien Fabio Grosso, autre vainqueur de la Coupe du monde (2006).

- 3e entraîneur en un an -

Blanc, dont la durée du contrat n'a pas été précisée, va donc tenter de relancer sa carrière en Arabie saoudite au sein d'un club prestigieux sur le plan local mais qui sort d'une saison totalement ratée et assez mouvementée.

Champion en 2023, Al-Ittihad n'a terminé que cinquième de la Ligue saoudienne cette année, à 42 points du champion Al-Hilal, et ne s'est pas qualifié pour la Ligue des champions d'Asie, poussant les dirigeants à se séparer de l'entraîneur argentin Marcelo Gallardo, coupable d'avoir écarté un temps Benzema.

Selon plusieurs sources, le Français a d'ailleurs joué un rôle important dans le choix de Blanc. Très critiqué pour des performances loin des attentes malgré un contrat en or (200 millions d'euros par saison, selon plusieurs médias) et lui-même guère satisfait par le rendement de l'équipe au point d'avoir des envies d'ailleurs l'hiver dernier, l'attaquant de 36 ans a milité pour la venue d'un coach francophone. Une arrivée qui a provoqué la démission du président du club Louay Nazer, favorable à l'arrivée de l'Italien Stefano Pioli, parti de l'AC Milan.

Le voeu de Benzema a été exaucé avec la signature de Blanc qui sera son troisième entraîneur en un an (après le Portugais Nuno Espirito Santo et Gallardo) et disposera d'un effectif peuplé de plusieurs vieilles connaissances du football européen, en attendant d'autres possibles renforts cet été.

Outre Benzema, Al-Ittihad compte en effet dans ses rangs l'international français N'Golo Kanté (33 ans), présent à l'Euro-2024 en Allemagne avec les Bleus, et l'ex-Brésilien de Monaco et Liverpool Fabinho (30 ans).


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.