Gaza pilonnée, au moins 37 morts selon le Hamas

Dans la bande de Gaza dévastée et assiégée par Israël, le ministère de la Santé du Hamas a fait état d'au moins 37 morts, en majorité femmes et enfants, dans les frappes israéliennes. (AFP)
Dans la bande de Gaza dévastée et assiégée par Israël, le ministère de la Santé du Hamas a fait état d'au moins 37 morts, en majorité femmes et enfants, dans les frappes israéliennes. (AFP)
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Publié le Vendredi 19 juillet 2024

Gaza pilonnée, au moins 37 morts selon le Hamas

  • Le parlement israélien a adopté une résolution contre la création d'un Etat palestinien
  • La résolution, symbolique, adoptée par la Knesset, "s'oppose fermement à la création d'un Etat palestinien à l'ouest du Jourdain" en Cisjordanie

TERRITOIRES PALESTINIENS: Le parlement israélien a adopté une résolution contre la création d'un Etat palestinien, suscitant jeudi des critiques à l'international et l'embarras américain, à l'heure où Israël pilonne la bande de Gaza malgré les appels à un cessez-le-feu.

Au 10e mois de la guerre déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est rendu auprès des troupes à Rafah, dans le sud du territoire palestinien. Il y a salué, selon son bureau, la "pression militaire" exercée sur le mouvement islamiste palestinien comme un moyen de "faire progresser" un accord pour la libération des otages retenus à Gaza.

La résolution, symbolique, adoptée par la Knesset, "s'oppose fermement à la création d'un Etat palestinien à l'ouest du Jourdain" en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ou dans Gaza.

Un tel Etat constituerait "un danger existentiel" pour Israël, stipule la résolution, votée avant une visite à Washington de M. Netanyahu qui doit s'exprimer le 24 juillet devant le Congrès et doit, selon la Maison Blanche, rencontrer le président Joe Biden si ce dernier est remis du Covid-19.

Dans la bande de Gaza dévastée et assiégée par Israël, le ministère de la Santé du Hamas a fait état d'au moins 37 morts, en majorité femmes et enfants, dans les frappes israéliennes.

"Nous regardons nos enfants mourir et nous nous réveillons et dormons dans la peur", se lamente sur les décombres de son habitation une Palestinienne, qui a dit avoir perdu sa fille, ses petits-enfants et son gendre dans le secteur de Deir al-Balah (centre).

L'armée a affirmé avoir "éliminé" deux commandants du Jihad islamique, allié du Hamas, à Gaza et "plusieurs terroristes" à Rafah.

« Bain de sang »

L'attaque du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël a entraîné la mort de 1.195 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes alors enlevées, 116 sont toujours retenues à Gaza, dont 42 sont mortes, selon l'armée.

L'offensive israélienne de grande envergure lancée en riposte à Gaza a fait jusque là 38.848 morts, en majorité des civils, d'après des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

M. Netanyahu s’arc-boute sur la poursuite de la guerre pour éliminer le Hamas - au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël - et la libération de tous les otages.

"Le bain de sang à Gaza doit cesser immédiatement", a pour sa part lancé devant le Parlement européen la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, appelant à "un cessez-le-feu immédiat" et "la libération des otages".

« Désastre sanitaire »

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est "très déçu" par le vote de la Knesset, a déclaré son porte-parole. "On ne peut pas rejeter par un vote la solution à deux Etats", "le seul chemin viable" selon lui pour solder le conflit israélo-palestinien vieux de plusieurs décennies.

Sans commenter l'adoption de la résolution, le porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale, John Kirby, a réaffirmé la foi des Etats-Unis "dans le pouvoir et la promesse de la solution à deux Etats".

La France a exprimé sa "consternation" après cette résolution, condamnée par l'Egypte et la Jordanie.

La guerre a plongé le territoire palestinien dans un désastre humanitaire avec plus de la moitié de ses 2,4 millions d'habitants déplacés et manquant de tout.

L'ONG Oxfam a fustigé "l'utilisation par Israël de l'eau comme arme de guerre". Et l'ONG néerlandaise de promotion de la paix PAX a pointé la menace sanitaire dans un territoire "noyé" sous les déchets et décombres.

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé qu'un virus de la polio avait été détecté à Gaza "dans les eaux usées" lors de tests menés en coordination avec l'Unicef, laissant "présager un véritable désastre sanitaire". Le ministère de la Santé israélien a dit que la présence d'un virus de la polio "de type 2 a été relevée dans des échantillons d'eaux usées" de Gaza.

M. Netanyahu a de son côté annulé un ordre donné par son ministre de la Défense de monter un hôpital de campagne en Israël pour soigner des enfants du territoire palestinien, où le système de santé est exsangue.

Sur le front nord d'Israël, au Liban, cinq personnes dont un commandant du Hezbollah libanais et un autre d'un groupe allié, ont été tués dans des frappes israéliennes, selon ces groupes et une source sécuritaire. En riposte, le Hezbollah a lancé des "drones explosifs" sur deux bases militaires dans le nord d'Israël.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.