JO-2024: la cérémonie d'ouverture, plus grande couverture TV en direct "jamais réalisée"

Une personne passe devant la Tour Eiffel, décorée des anneaux olympiques pour les prochains Jeux olympiques de Paris 2024, à Paris le 14 juin 2024. Les Jeux olympiques de Paris 2024 devraient débuter par une cérémonie en plein air sans précédent sur la Seine le 26 juillet 2024, la plupart des inquiétudes étant jusqu'à présent liées aux dispositions prises en matière de sécurité pour les festivités d'ouverture. (Photo: AFP)
Une personne passe devant la Tour Eiffel, décorée des anneaux olympiques pour les prochains Jeux olympiques de Paris 2024, à Paris le 14 juin 2024. Les Jeux olympiques de Paris 2024 devraient débuter par une cérémonie en plein air sans précédent sur la Seine le 26 juillet 2024, la plupart des inquiétudes étant jusqu'à présent liées aux dispositions prises en matière de sécurité pour les festivités d'ouverture. (Photo: AFP)
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Publié le Vendredi 19 juillet 2024

JO-2024: la cérémonie d'ouverture, plus grande couverture TV en direct "jamais réalisée"

  • Inédite, complexe et ambitieuse, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris sur la Seine, le 26 juillet, sera la plus grande couverture télévisée en direct "jamais réalisée" par la filiale audiovisuelle du Comité international olympique (CIO)
  • Plus de 200 smartphones seront également installés sur les bateaux pour offrir une perspective "unique" de la cérémonie au milliard de téléspectateurs qui devraient la regarder en direct

PARIS: Inédite, complexe et ambitieuse, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris sur la Seine, le 26 juillet, sera la plus grande couverture télévisée en direct "jamais réalisée" par la filiale audiovisuelle du Comité international olympique (CIO), chargée de la réalisation.

Ce show d'une durée de 3 heures 45, qui se tiendra pour la première fois hors d'un stade et fera défiler les délégations d'athlètes sur 6 km à bord de 85 bateaux, "sera la plus grande production que nous ayons jamais réalisée en termes d'équipements et de ressources de diffusion", affirme à l'AFP Olympic Broadcasting Services (OBS, Services olympiques de diffusion).

Sur les berges et les ponts de la capitale française, quelque 3.000 danseurs et comédiens proposeront douze tableaux artistiques, qui célèbreront les athlètes, raconteront "une histoire de ce qu'est la France", un pays de la "diversité", et fêteront "le monde entier réuni", selon le concepteur de la cérémonie, Thomas Jolly, que l'AFP a rencontré à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Filiale du CIO créée en 2001, OBS est chargée de filmer les Jeux et de fournir les images aux chaînes de télévision du monde entier qui en ont acheté les droits de retransmission.

Au coeur de son immense dispositif sur la Seine (depuis le pont d'Austerlitz jusqu'au Trocadéro, où aura lieu le bouquet final) et les principaux monuments à proximité (Notre-Dame, Louvre, musée d'Orsay...), seront déployés plus de 100 systèmes de caméras, y compris robotisées, et des grues.

Plus de 200 smartphones seront également installés sur les bateaux pour offrir une perspective "unique" de la cérémonie au milliard de téléspectateurs qui devraient la regarder en direct à travers le point de vue des 6.000 à 7.000 athlètes qui participeront à la parade protocolaire.

- "Trois fois" Tokyo -

"Pour vous donner une idée de l'ampleur du projet, cela représente trois fois le nombre de caméras utilisées lors de la cérémonie olympique des JO-2020 de Tokyo (en 2021, NDLR). En outre, nous aurons huit drones, trois hélicoptères et quatre bateaux stabilisés sur mesure, équipés de systèmes de caméras spécialement conçus", détaille OBS.

Pour irriguer en images les télévisions du monde entier, la filiale du CIO a installé son quartier général l'International Broadcast Center, et ses régies géantes dans le vaste Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris. Pour acheminer le signal de ses nombreuses caméras jusqu'au coeur de son réacteur, OBS va s'appuyer sur les réseaux télécoms de l'opérateur français historique Orange.

Pour les chaînes de télévision nationales, "pas possible" de mettre en place un dispositif de cette ampleur, "donc il n'y a pas de frustration chez nous", assure à l'AFP Gilles Silard, directeur de la production des sports du groupe public France Télévisions, diffuseur officiel des Jeux et donc client d'OBS.

"On ne peut pas se substituer à la réalisation internationale parce que c'est elle qui sait exactement où il faut mettre ses caméras, tel plan à tel moment à tel endroit, parce qu'il se passe telle ou telle chose", ajoute-t-il. Et "on n'a pas les moyens ni les ressources pour filmer tout ce qu'il y a à filmer. Un site (de compétition), c'est une journée de travail en entier, donc il faudrait multiplier par 20 ou par 30 nos équipes."

"L'apport de France TV, c'est plus l'incarnation, c'est-à-dire que nous, sur chacun des sites, on va mettre des commentateurs et consultants qui vont décrypter, qui vont commenter ces images", conclut Gilles Silard.


France: jugement pour Lafarge, accusé de financement du terrorisme en Syrie

Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, quitte la salle d'audience pour une pause lors de la première journée du procès du groupe cimentier français Lafarge et de huit personnes, dont d'anciens dirigeants, accusés de financement du terrorisme en Syrie, au tribunal de Paris, le 4 novembre 2025. (AFP)
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  • L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés
  • Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières

PARIS: La justice française rend lundi son jugement à l'encontre du cimentier Lafarge et huit anciens responsables du groupe accusés de financement du terrorisme pour avoir payé des groupes jihadistes afin qu'ils laissent tourner une usine au milieu de la guerre en Syrie

Dans ce dossier à la croisée du monde international des affaires, de la géopolitique et des eaux troubles du renseignement, l'affaire Lafarge raconte la retentissante compromission d'une grande entreprise pour préserver ses intérêts économiques dans une Syrie à feu et à sang, que les autres multinationales avaient quittée.

"C'est l'histoire d'un dérapage, d'un dévoiement qui fait que la société Lafarge, fleuron de l'industrie française, en est venue à financer des organisations terroristes, dans une seule visée: mercantile", avait fustigé le parquet national antiterroriste (Pnat) dans ses réquisitions en décembre dernier.

L'entreprise française - avalée depuis par le groupe suisse Holcim - et d'anciens responsables sont poursuivis pour le versement en 2013-2014, via la filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), de plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes armés afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Durant l'âpre procès en novembre-décembre, la défense a cherché à casser le narratif selon lequel la cimenterie de Jalabiya, investissement flambant neuf de 680 millions d'euros, a été maintenue en activité pour des raisons purement financières, au détriment de la sécurité de son millier de salariés.

"On peut se laver les mains et partir, mais que seraient devenus les salariés de l'usine si nous étions partis?", a soutenu en interrogatoire Christian Herrault, ancien directeur général adjoint de Lafarge. "On avait le choix entre deux mauvaises solutions, la pire et la moins pire."

Décortiquant échanges de mails, comptes-rendus de réunions et relevés bancaires, le tribunal correctionnel de Paris s'est plongé de longues semaines durant dans l'engrenage des paiements de Lafarge, via son intermédiaire syrien Firas Tlass, aux groupes Etat islamique (EI) et Jabhat al-Nosra.

Pour le Pnat, les versements aux entités classées comme "terroristes" ont atteint un montant minimal de près de 4,7 millions d'euros.

"Ahurissant de cynisme" 

Ce système prévoyait le versement d'argent pour, d'une part, financer l'acquisition d'intrants destinés à la production de ciment, tels que les hydrocarbures ou la pouzzolane, et, d'autre part, assurer des "paiements de sécurité" et permettre aux employés de la cimenterie et aux marchandises de passer les barrages dans la région.

Si les prévenus ont soutenu avoir été victimes de "racket", le terme a fait tiquer la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez, plusieurs messages internes à Lafarge faisant plutôt état de "négociations" ou d'"accords".

"Il y avait cette conviction que (la guerre) n'allait pas durer. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas certaines décisions qui ont été prises", a expliqué Bruno Pescheux, l'un des protagonistes du dossier en tant que directeur de la filiale syrienne de Lafarge de 2008 à l'été 2014.

"Cette crise était un tunnel. Tout le monde nous disait que cette crise serait courte, qu'on allait voir la lumière. Mais en fait, la lumière n'est jamais venue", a-t-il dit.

A l'audience, les deux procureures du Pnat ont souligné "l'absence totale d'adhésion à l'idéologie jihadiste" des prévenus, mais noté leur "absence de reconnaissance" et de "regrets" sur les faits.

Elles ont requis à l'encontre de la société Lafarge l'amende maximale de 1,125 million d'euros ainsi qu'une confiscation partielle du patrimoine à hauteur de 30 millions d'euros.

Contre l'ex-PDG du groupe, Bruno Lafont, qui nie mordicus avoir été au courant des versements illicites, le parquet a demandé six ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt différé mais sans exécution provisoire.

Le Pnat estime que Bruno Lafont était bien informé et qu'il a "donné des directives claires" pour maintenir l'activité de l'usine, "un choix purement économique, ahurissant de cynisme".

Malgré les millions versés, la cimenterie de Jalabiya est finalement évacuée par Lafarge dans l'urgence et l'impréparation la plus totale le 18 septembre 2014 face à l'avancée de l'EI. Le lendemain, elle tombe aux mains des jihadistes.

Particularité de ce dossier, des victimes des attentats jihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et ses environs se sont constituées parties civiles, voyant dans cette affaire l'un des "rouages" des attaques qui ont ensanglanté la France les années suivantes.

 


Macron: Paris et Londres organiseront une «conférence» en vue d'une «mission multinationale pacifique» à Ormuz

La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron. (AFP)
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  • "Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X
  • Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations

PARIS: La France va organiser avec le Royaume-Uni "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron.

"Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X. Autrement dit, cette mission n'a pas vocation à être intégrée directement dans les efforts des Etats-Unis dans le détroit.

Aucun effort ne doit être ménagé pour parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie.

Un règlement qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) April 13, 2026

Emmanuel Macron, qui s'était entretenu dimanche avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, ne commente pas la décision américaine d'un "blocus" naval dans ce passage maritime du Golfe, annoncée par Donald Trump après l'échec des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran et censé entrer en vigueur lundi.

Keir Starmer a lui dit ne pas soutenir ce blocus.

Dans son message sur X, le président français a appelé à ne ménager "aucun effort" pour "parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie", "qui permette de doter la région d’un cadre robuste permettant à chacun de vivre en paix et en sécurité".

"Pour y parvenir, toutes les questions de fond doivent être traitées en leur apportant une réponse durable, aussi bien s’agissant des activités nucléaires et balistiques de l’Iran que de ses actions déstabilisatrices dans la région, mais aussi pour permettre la reprise, le plus rapidement possible, d’une navigation libre et sans entrave dans le détroit d’Ormuz et faire en sorte que le Liban retrouve le chemin de la paix dans le plein respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale", a-t-il insisté.

 


Grenoble: un homme tué par balles, le troisième en une semaine

Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police. (AFP)
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  • La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté
  • Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville

LYON: Un homme a été tué par balles dans la nuit de dimanche à lundi près d'un point de vente de drogue à Grenoble, portant à trois le nombre de morts par balles en une semaine dans la ville, a indiqué la police.

Les coups de feu ont été tirés vers 01H15 place André Malraux, dans le quartier Hoche, près d'un point de deal connu de la ville, a précisé cette source.

La victime est un homme de 27 ans atteint par balles "au thorax et au visage", qui n'a pas pu être ranimé par les secours, selon une autre source policière. L'auteur des tirs a pris la fuite à pied, a-t-on ajouté.

Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est un homme de 38 ans, videur d'un établissement de nuit, qui est mort après avoir été visé par plusieurs tirs dans le centre-ville. Une femme de 26 ans qui se trouvait à ses côtés a été légèrement touchée à un bras, "victime collatérale" des tirs, selon le parquet.

Le 8 avril, un homme de 27 ans avait été tué par balles sur un point de deal dans le quartier Villeneuve-Village-Olympique. Il avait été condamné à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants et des violences.

Grenoble et certaines de ses banlieues sont régulièrement marquées par des épisodes de violence par arme à feu liées au trafic de drogue.