Trump promet à Zelensky de "mettre fin à la guerre" en Ukraine

L'ancien président des États-Unis et candidat républicain à l'élection présidentielle de 2024, Donald Trump, monte sur scène après avoir accepté l'investiture de son parti lors du dernier jour de la Convention nationale républicaine de 2024 au Fiserv Forum à Milwaukee, Wisconsin, le 18 juillet 2024. (AFP)
L'ancien président des États-Unis et candidat républicain à l'élection présidentielle de 2024, Donald Trump, monte sur scène après avoir accepté l'investiture de son parti lors du dernier jour de la Convention nationale républicaine de 2024 au Fiserv Forum à Milwaukee, Wisconsin, le 18 juillet 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 20 juillet 2024

Trump promet à Zelensky de "mettre fin à la guerre" en Ukraine

  • Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont parlé au téléphone vendredi, l'ex-président américain affirmant avoir promis au président ukrainien de "mettre fin à la guerre" entre l'Ukraine et la Russie en cas de retour à la Maison Blanche
  • Volodymyr Zelensky a confirmé l'appel téléphonique, au cours duquel il a félicité le milliardaire pour son investiture officielle la veille en tant que candidat du Parti républicain à la présidentielle

WASHINGTON: Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont parlé au téléphone vendredi, l'ex-président américain affirmant avoir promis au président ukrainien de "mettre fin à la guerre" entre l'Ukraine et la Russie en cas de retour à la Maison Blanche.

"En tant que votre prochain président des Etats-Unis, je vais apporter la paix dans le monde et mettre fin à la guerre qui a coûté tant de vies", a déclaré le candidat républicain à la présidentielle de novembre sur sa plateforme Truth Social, décrivant un "très bon appel".

Donald Trump affirme fréquemment qu'il serait capable de mettre un terme au conflit en Ukraine très rapidement à son retour au pouvoir, mais sans jamais fournir de détails sur comment il y parviendrait.

Volodymyr Zelensky a confirmé l'appel téléphonique, au cours duquel il a félicité le milliardaire pour son investiture officielle la veille en tant que candidat du Parti républicain à la présidentielle.

"J'ai souligné le soutien vital des deux partis et des deux chambres du Congrès américains pour protéger la liberté et l'indépendance de notre nation", a-t-il déclaré sur son compte X.

Les fréquents éloges appuyés de Donald Trump au président russe Vladimir Poutine, de même que ses critiques des autres pays membres de l'Otan, suscitent l'inquiétude parmi les alliés occidentaux de l'Ukraine.

En février, il avait menacé, en cas de retour à la Maison Blanche, de ne plus garantir la protection des pays de l'Alliance atlantique face à la Russie si ceux-ci ne payaient pas leur part, affirmant même qu'il "encouragerait" Moscou à s'en prendre à eux.

L'ex-président américain a également usé de son emprise sur les républicains pour bloquer pendant des mois au Congrès une enveloppe de 61 milliards de dollars d'aide militaire pour Kiev, finalement adoptée fin avril.

- "Choquante" -

Les Etats-Unis de Joe Biden représentent de loin le premier donateur d'aide militaire à l'Ukraine, et une victoire de Donald Trump pourrait mettre en péril toute aide future et ainsi contraindre Kiev à négocier avec Moscou en position défavorable.

Dans son discours jeudi d'acceptation de l'investiture du Parti républicain à la présidentielle de novembre, Donald Trump s'est dépeint en dirigeant à la stature internationale, capable de mettre fin aux conflits dans le monde "avec un coup de téléphone".

"Je mettrai fin à toutes les crises internationales que l'administration actuelle a créées, y compris l'horrible guerre avec la Russie et l'Ukraine, qui n'aurait jamais eu lieu si j'étais président", a lancé le candidat républicain, citant également la guerre dans la bande de Gaza, provoquée par l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre.

Dans sa publication sur X vendredi, Volodymyr Zelensky a indiqué s'être "mis d'accord avec le président Trump pour discuter, lors d'un entretien en personne, sur les mesures à prendre en vue d'une paix juste et durable" en Ukraine.

Le président ukrainien a également condamné la tentative d'assassinat "choquante" qui a visé Donald Trump samedi en Pennsylvanie.

Il avait déjà dit lundi ne pas craindre une nouvelle présidence du républicain, malgré les incertitudes que son élection entraînerait sur la pérennité du soutien de Washington à Kiev.

"Je pense que si Donald Trump devient président, nous travaillerons ensemble. Je n'ai pas peur", avait-il affirmé lors d'une conférence de presse à Kiev.

Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont également un lourd passif. Le milliardaire américain a été la cible à la fin de son mandat en 2019-2020 d'une procédure de destitution aux Etats-Unis pour avoir tenté de faire pression, lors d'un coup de téléphone, sur le président ukrainien pour que l'Ukraine enquête sur le fils de Joe Biden, son rival pour la présidentielle de 2020.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.