JO-2024 à Paris: la sécurisation des bateaux sur la Seine, une opération "colossale"

Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
Un policier de la brigade canine des forces spéciales roumaines-BSIJ caresse un chien lors des opérations d'inspection des péniches amarrées au quai de Bercy à Paris, le 21 juillet 2024, en vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (AFP)
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Publié le Dimanche 21 juillet 2024

JO-2024 à Paris: la sécurisation des bateaux sur la Seine, une opération "colossale"

  • sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.
  • il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

PARIS : "Allez, allez!" Le soleil à peine levé, une policière française encourage son malinois à grimper sur un bateau-restaurant amarré sur les quais de la Seine à Paris, pour une inspection de sécurité à quelques jours des Jeux olympiques.

Objectif de l'opération à laquelle elle participe: sécuriser l'ensemble de l'armada qui doit défiler vendredi sur le fleuve de la capitale, marquant une première dans l'histoire des JO avec une cérémonie d'ouverture organisée hors d'une enceinte sportive.

Sur l'embarcation, le binôme rejoint la brigade cynophile de la police, qui vérifie, meuble après meuble, qu'aucune trace d'explosif n'est détectée sur la péniche devant laquelle l'armada doit passer.

il faut passer au peigne fin "94 navires de la parade, les établissements flottants recevant du public et les bateaux-logements", détaille le commissaire général Zeljko Ilic, commandant de la brigade cynophile concernée.

Soit un total de plus de 300 navires à inspecter en l'espace de quatre jours et demi, sur tout l'arc de cercle que décrit la Seine en traversant Paris. Une opération "colossale", commente le commandant Ilic.

De 6.000 à 7.000 athlètes (sur 10.500 au total), représentant les nations participantes, doivent défiler le 26 juillet sur 85 bateaux, aux couleurs de leur délégation, en descendant la Seine jusqu'à la Tour Eiffel, emblématique monument parisien au pied duquel aura lieu le bouquet final.

Quelque 3.000 danseurs, musiciens, comédiens prendront d'assaut les deux berges et les ponts, sur un parcours de 6 kilomètres.

- La truffe de Lord -

Pour répondre aux exigences de sécurité, 120 membres de la gendarmerie, de la police nationale, des douanes, de l'administration pénitentiaire et de l'armée travaillent conjointement à cette opération d'inspection des bateaux. Des délégations étrangères venues d'Autriche, des Emirats arabes unis ou de Bulgarie sont venues leur prêter main forte.

Une heure plus tôt, lors d'un briefing réalisé sous une tente reconvertie en poste de commandement, tous ont été répartis en plusieurs groupes, avant de sortir leurs chiens des cages en métal fixées dans les coffres des voitures.

Dans l'enceinte d'une péniche aménagée en bar, un policier roumain pointe du doigt chaque recoin de l'embarcation pour entraîner son chien à sa suite.

La truffe du labrador noir, au collier floqué "Lord", se pose sur une étagère remplie de vaisselle derrière le comptoir, avant de renifler sous l'évier de la cuisine.

Une fois le binôme chien-conducteur passé, des militaires formés à la reconnaissance d'engins explosifs, pénètrent à leur tour dans le bâtiment et inspectent le dessus des meubles.

"Les chiens font la partie olfactive", tandis que les militaires "s'occupent de la partie visuelle", résume le commissaire Ilic, avant de souligner: "Jusqu'ici, rien ne s'est avéré positif, ce qui est une bonne nouvelle."

Pour ne rien laisser au hasard, des plongeurs scrutent également la coque de chaque navire.

L'objectif, pour le commandant de la DSPAP: que les quelque 326.000 spectateurs attendus le 26 juillet à Paris puissent assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques "l'esprit libre".


Incendie dans le Cher: risque «écarté» concernant le site d'armement Seveso 

Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
Cette photographie aérienne montre une zone brûlée alors qu'un incendie de forêt fait rage dans le département des Pyrénées-Orientales, dans le sud de la France, près de la commune de Montalba-le-Château, aux alentours de Perpignan, le 7 juillet 2026. Photo d'illustration. (AFP)
  • "Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture
  • A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux"

RENNES:  Le feu de forêt qui s'est propagé sur un site d'armement KNDS, classé Seveso seuil haut, près de Bourges (Cher), ne menace plus directement les lieux sensibles de l'usine et le risque est ainsi "écarté", a indiqué mercredi soir la préfecture à l'AFP.

"L'incendie n'est pas tout à fait fixé sur le flanc avant droit, mais, par contre, le flanc gauche qui lui était vraiment un danger pour le site dans lequel il y avait les munitions, est fixé", a déclaré à l'AFP la préfecture du Cher, précisant que le confinement de la centaine d'habitants dans la proche commune de Morthomiers était "levé".

"Il y a eu des hélicoptères bombardiers qui ont permis de cesser son évolution", a précisé la préfecture.

A 15h45, un feu s'est déclaré sur la commune de Morthomiers, située à une dizaine de km de Bourges et "s'est propagé sur 60 hectares de bois résineux".

L'incendie a ensuite gagné le site d'armement de KNDS d'une superficie d'environ 170 hectares, d'après la préfecture.

Le plan communal de sauvegarde a été mis en oeuvre et le centre opérationnel départemental a également été activé en préfecture.

Les 500 personnes qui travaillent régulièrement sur ce site d’armement avaient toutes été évacuées et une équipe interne de lutte contre les incendies avait été déployée, a indiqué à l'AFP une porte-parole de KNDS.

Environ 70 personnes de la commune de Morthomiers avaient elles été confinées dans la salle des fêtes du village, qui compte environ 850 habitants, d'après le maire M. Guillaume Porcher.


L'incendie dans la Drôme toujours très actif, météo «défavorable»

Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
Un pompier dans la Drôme, photo d'archives. (AFP)
  • L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs"
  • Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi

DIE: Plus de 430 pompiers tentaient toujours mercredi de ralentir un important incendie qui brûle depuis six jours la forêt d'une zone montagneuse inhabitée du sud de la Drôme, attisé par la chaleur, la sécheresse et des vents forts.

Le feu progresse peu avec une surface parcourue qui reste autour de 2.500 hectares, selon un bilan établi en milieu d'après-midi, mais "les conditions météorologiques défavorables complexifient encore nos manoeuvres et confirment nos inquiétudes", a expliqué sur place le lieutenant-colonel des pompiers Nicolas Héritier.

Les moyens aériens sur cette zone très escarpée et difficile d'accès au sol, sur la commune de Die, se limitaient vendredi à un hélicoptère lourd bombardier d'eau et un autre de reconnaissance, les deux Canadair attendus depuis plusieurs jours ayant été "priorisés" sur d'autres incendies dans le sud du pays où des habitations sont menacées.

L'effectif des pompiers va toutefois monter à 430 personnels en soirée avec des effectifs venant du Gard et du Vaucluse et sera renforcé, jeudi, avec 120 militaires de l'armée de terre spécialisés dans la lutte au sol contre les feux de forêts, a précisé le lieutenant-colonel Héritier.

L'incendie, qui a éclaté le 2 juillet, n'est "toujours pas fixé", selon l'officier, "il reste très actif sur tous les flancs".

Les flammes sont loin de toute zone habitée mais, dès lundi, les 250 habitants de deux villages --Barsac et Montmaur-en-Diois-- avaient été évacués par précaution, puis plus de 450 enfants de deux colonies de vacances mardi.

Mercredi, les habitants d'autres villages ont été appelés à se tenir prêts à quitter les lieux mais, en fin d'après-midi, la préfecture de la Drôme a indiqué qu'"aucune évacuation n'était nécessaire dans le secteur".

Habitant de Die, Yvan Bringard, 56 ans, voit les flammes depuis sa maison, sans se sentir en danger. "Les pompiers sont sereins, rassurés, et ça nous rassure aussi", a expliqué à l'AFP le retraité qui a accueilli pour la nuit plusieurs soldats du feu chez lui.

Des températures élevées, "jusqu'à 35°C", ainsi que "du vent du Nord de 20 km/h avec des rafales de 45", couplées à une sécheresse persistante et un terrain extrêmement difficile d'accès au sol expliquent que les pompiers n'arrivent toujours pas à arrêter la progression du feu, selon le lieutenant-colonel Héritier.

L'origine de cet incendie remonte à un premier feu provoqué par la foudre le 24 juin, déclaré éteint le lendemain. Malgré la surveillance des pompiers, un des foyers s'était réveillé une semaine plus tard, à la faveur d'un vent très fort et d'une chaleur persistante.

Dans le département voisin de l'Ardèche, 276 sapeurs-pompiers restent également mobilisés contre un autre incendie de végétation, qui a parcouru 90 hectares. Quatre d'entre eux ont été victimes de malaise, dont l'un transporté à l'hôpital.


La Cour de cassation n'a pas à se prononcer «plus rapidement», estime l'avocat de Le Pen

L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle. (AFP)
  • En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps
  • Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an

PARIS: L'avocat de Marine Le Pen a estimé mercredi que la Cour de cassation n'avait pas à se prononcer "plus rapidement que d'habitude" sur le pourvoi de sa cliente, qui suspend sa peine de bracelet électronique à neuf mois de l'élection présidentielle.

La cour d'appel de Paris a condamné mardi Marine Le Pen à trois ans de prison, dont un an ferme sous surveillance électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.

Son inéligibilité ayant été réduite à 15 mois ferme, déjà purgés, la patronne du Rassemblement national a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle mais également déposé un pourvoi en cassation, qui suspend l'exécution de sa peine.

"Il avait été évoqué une accélération du calendrier de la Cour de cassation, pourquoi ? Parce qu'au moment où le président de la Cour de cassation l'avait évoqué, il y avait l'exécution provisoire (application immédiate de la peine d'inéligibilité prononcée en première instance, ndlr). L'exécution provisoire n'est plus du tout d'actualité", a déclaré mercredi sur France Inter son avocat Rodolphe Bosselut.

En janvier, le premier président de la Cour de cassation avait évoqué la possibilité que la plus haute instance judiciaire se prononce autour de la fin de l'année 2026 en cas de pourvoi, vu l'imminence de la présidentielle 2027 au printemps.

Les délais de la Cour de cassation pour se prononcer sur un pourvoi contre une condamnation pénale sont normalement de huit mois à un an.

"Quelle est en l'occurrence la situation qui justifierait que la Cour de cassation tranche plus rapidement que d'habitude ?", a interrogé Me Bosselut.

"Ce n'est pas moi qui ai accéléré la cour d'appel (...) Ce n'est pas moi qui ralentirai la Cour de cassation", a-t-il assuré, en référence au traitement de faveur judiciaire pour la tenue rapide d'un procès en appel dont a bénéficié Marine Le Pen.

"Je voudrais que le cours de la justice soit un cours identique à tous les justiciables", a-t-il conclu.

"A partir du moment où Marine Le Pen peut se présenter grâce à cet arrêt de la cour d'appel, il n'y a plus d'urgence à ce que la Cour de cassation se prononce", a abondé sur RMC-BFMTV le maire de Perpignan Louis Aliot, très proche de Marine Le Pen et également condamné dans ce dossier.

"Faites comme pour tout Français", a enjoint le directeur de campagne du RN Julien Sanchez sur RTL, rappelant que "le délai classique pour aller en cassation, en général, c'est douze, quinze mois".

La cour d'appel a déclaré mardi Marine Le Pen, le Rassemblement national et dix autres personnes coupables de la mise en place d'une "organisation" pour salarier au titre d'assistants parlementaires d'eurodéputés des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, "une rupture d'égalité" avec les autres formations politiques.

Sur les contrats litigieux d'assistants parlementaires dont elle était saisie, la cour d'appel a chiffré le préjudice total du Parlement européen à 2,8 millions d'euros entre 2004 et 2016.