Trump accuse Harris d'être "devenue noire" par calcul politique

L'ancien président américain et candidat républicain à l'élection présidentielle de 2024, Donald Trump, s'exprime lors d'un meeting de campagne au New Holland Arena à Harrisburg, en Pennsylvanie, le 31 juillet 2024. (AFP)
L'ancien président américain et candidat républicain à l'élection présidentielle de 2024, Donald Trump, s'exprime lors d'un meeting de campagne au New Holland Arena à Harrisburg, en Pennsylvanie, le 31 juillet 2024. (AFP)
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Publié le Jeudi 01 août 2024

Trump accuse Harris d'être "devenue noire" par calcul politique

  • Le candidat républicain Donald Trump a accusé mercredi sa nouvelle rivale Kamala Harris d'être "devenue noire" pour des raisons électoralistes, lors d'un échange avec des journalistes afro-américaines à Chicago
  • "Elle est devenue noire", a affirmé l'ancien président au sujet de la vice-présidente. "Elle était indienne à fond et, tout d'un coup, elle a changé et elle est devenue une personne noire", a-t-il assuré devant ce panel

Harrisburg, États-Unis: Le candidat républicain Donald Trump a accusé mercredi sa nouvelle rivale Kamala Harris d'être "devenue noire" pour des raisons électoralistes, lors d'un échange avec des journalistes afro-américaines à Chicago.

"Elle est devenue noire", a affirmé l'ancien président au sujet de la vice-présidente. "Elle était indienne à fond et, tout d'un coup, elle a changé et elle est devenue une personne noire", a-t-il assuré devant ce panel.

Kamala Harris, née d'un père jamaïcain et d'une mère indienne, est pourtant bien la première femme noire et originaire d'Asie du Sud à viser la présidence.

La quinquagénaire, qui se définit elle-même comme une "femme noire", a balayé le "manque de respect" de Donald Trump d'un revers de main, en assurant simplement que les Etats-Unis "méritaient mieux" que cela lors d'un meeting à Houston au Texas.

- "Depuis Abraham Lincoln" -

A moins de 100 jours de la présidentielle américaine, Donald Trump fignole encore ses attaques contre sa nouvelle rivale.

La campagne du républicain a été chamboulée par le retrait surprise du président démocrate Joe Biden il y a dix jours.

Le républicain avait placé la santé du président de 81 ans au coeur de son message politique en le présentant comme un vieillard sénile. Mais il a hérité d'une nouvelle concurrente, une femme noire, de 18 ans sa cadette, face à qui il tente d'esquisser de nouveaux arguments.

"C'est bizarre, il y a deux semaines je parlais de Biden, je ne connaissais même pas son nom à elle", a-t-il lancé lors d'un meeting de campagne mercredi soir en Pennsylvanie.

Avant d'accuser Kamala Harris de s'exprimer avec un faux accent du Sud des Etats-Unis, une autre allusion à son identité raciale.

"Il faut qu'on soit politiquement correct... mais bon, qui s'en fiche!", a-t-il renchéri, sous les applaudissements nourris de ses partisans.

- "Exécution de bébés" -

Le tempétueux septuagénaire avait déjà eu des mots particulièrement crus à l'égard de la vice-présidente lors d'un événement en Caroline du Nord la semaine dernière, l'accusant faussement d'être en faveur de l'"exécution de bébés" en raison de ses positions pro-avortement.

Il a aussi suggéré que la candidate ne pourrait pas tenir tête à d'autres dirigeants mondiaux, dans une interview donnée à Fox News et diffusée en début de semaine.

Toujours en quête de sobriquets moqueurs pour ses opposants, Donald Trump n'a pas encore tranché en faveur d'un surnom pour sa rivale démocrate, alternant entre "Kamala la menteuse", "l'hilare" et "la folle".

Samedi, il se rendra à Atlanta, en Géorgie, pour un autre événement politique, aux côtés de son colistier, J.D. Vance.

- "Coup de massue" -

Ce sénateur de 39 ans, désigné pour le seconder dans cette élection présidentielle, devait être un atout pour la campagne du républicain et l'occasion de séduire de nouveaux électeurs.

Mais cet élu de l'Ohio a vu sa cote de popularité dégringoler ces dernières semaines en raison de la résurgence de plusieurs vidéos qui ont fait polémique.

Devant des donateurs, J.D. Vance a par ailleurs estimé que l'entrée de la vice-présidente Kamala Harris dans la course à la Maison Blanche était un "sucker punch" pour le camp républicain, une expression qui peut être traduite en français par "un coup de massue" ou un "sale coup".


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.