La Suède ferme son ambassade au Liban, par crainte d'une escalade

Des personnes prennent un bain de soleil sur un rocher de la promenade maritime d'Ain al-Mreisseh à Beyrouth, le 2 août 2024. (AFP)
Des personnes prennent un bain de soleil sur un rocher de la promenade maritime d'Ain al-Mreisseh à Beyrouth, le 2 août 2024. (AFP)
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Publié le Samedi 03 août 2024

La Suède ferme son ambassade au Liban, par crainte d'une escalade

  • La Suède a annoncé samedi la fermeture de son ambassade à Beyrouth au Liban après avoir conseillé à des milliers de ses citoyens de quitter le pays, face à la crainte d'un embrasement de la région
  • Les compagnies aériennes Air France et Transavia France ont décidé de prolonger la suspension de leurs vols vers Beyrouth jusqu'à au moins le 6 août inclus, "en raison de la situation sécuritaire"

STOCKHOLM: La Suède a annoncé samedi la fermeture de son ambassade à Beyrouth au Liban après avoir conseillé à des milliers de ses citoyens de quitter le pays, face à la crainte d'un embrasement de la région, au-delà de Gaza.

L'assassinat de responsables du Hamas et du Hezbollah cette semaine, attribué à Israël, ont accru les tensions régionales.

"Le ministère des Affaires étrangères a demandé au personnel de quitter Beyrouth et de se rendre à Chypre, et (...) prévoit un transfert temporaire de son ambassade", a déclaré le ministre suédois des Affaires étrangères Tobias Billstrom à la radio suédoise.

 

La suspension des vols d'Air France et Transavia vers Beyrouth prolongée jusqu'à au moins mardi inclus

Les compagnies aériennes Air France et Transavia France ont décidé de prolonger la suspension de leurs vols vers Beyrouth jusqu'à au moins le 6 août inclus, "en raison de la situation sécuritaire", a annoncé samedi leur maison mère, Air France-KLM.

La desserte de la capitale libanaise par les deux compagnies est suspendue depuis le 29 juillet, sur fond de craintes d'une escalade militaire entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah.

En revanche, les rotations avec Tel-Aviv "continuent d'opérer normalement", a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe aérien franco-néerlandais.

"La reprise des opérations sera soumise à une nouvelle évaluation de la situation sur place", selon la même source, tandis que "des mesures commerciales sont en place, permettant aux clients en possession d’une réservation pour des vols de/vers Beyrouth prévus avant le 11 août 2024 inclus de reporter ou d’annuler leur voyage sans frais".

Outre Air France et Transavia, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols vers la capitale libanaise, dont celles du groupe allemand Lufthansa jusqu'au 5 août. Lufthansa et le groupe italien ITA ont par ailleurs annoncé jeudi la suspension de leurs rotations vers Tel-Aviv pendant plusieurs jours.

En temps normal, Air France exploite une liaison quotidienne avec Beyrouth depuis Paris-Charles-de-Gaulle en gros porteur Airbus A330. Transavia France, qui exploite des monocouloirs Boeing 737 et Airbus A320neo, relie de son côté le Liban depuis Paris (huit vols par semaine), mais aussi Marseille et Lyon (deux vols chacun) et Nice (un vol).

La décision a été prise "initialement pour le mois d'août, mais elle pourrait être prolongée en fonction de la situation en matière de sécurité", a-t-il ajouté précisant que le ministère suivait "de près l'évolution de la situation".

Selon lui, jusqu'à 10.000 ressortissants suédois pourraient s'être rendus au Liban cet été, bravant ainsi l'avertissement de voyage en vigueur dans le pays depuis octobre 2023.

"J'invite les Suédois qui se trouvent au Liban à quitter le pays par tous les moyens possibles, tant qu'ils le peuvent", a ajouté le ministre.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com