Disney: les services de streaming décollent, ramenant le groupe en territoire positif

Des fans se reflètent dans le logo Disney+ lors de la Walt Disney D23 Expo à Anaheim, Californie, le 9 septembre 2022.  La société a enregistré des revenus de 23,2 milliards de dollars, dépassant les prévisions de 23,1 milliards de dollars, tandis que les bénéfices globaux ont atteint 2,6 milliards de dollars. (Photo AFP)
Des fans se reflètent dans le logo Disney+ lors de la Walt Disney D23 Expo à Anaheim, Californie, le 9 septembre 2022. La société a enregistré des revenus de 23,2 milliards de dollars, dépassant les prévisions de 23,1 milliards de dollars, tandis que les bénéfices globaux ont atteint 2,6 milliards de dollars. (Photo AFP)
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Publié le Mercredi 07 août 2024

Disney: les services de streaming décollent, ramenant le groupe en territoire positif

  • Son chiffre d'affaires a atteint 23,2 milliards de dollars, en croissance de 3,6% sur un an, et légèrement au-delà des attentes des analystes, qui attendaient des ventes de 23,1 milliards de dollars.
  • les parcs d'attractions subissent une baisse de leurs revenus, en partie du fait des résultats de Disneyland Paris. Ce dernier subit le contrecoup des Jeux olympiques.

WASHINGTON : Le géant du divertissement Disney a vu son bénéfice net repasser dans le vert au troisième trimestre de son exercice décalé, à 2,6 milliards de dollars, contre une perte nette de 460 millions sur la même période un an plus tôt.

Entre avril et juin, le groupe a profité notamment de la bonne tenue de ses services de streaming.

Son chiffre d'affaires a atteint 23,2 milliards de dollars, en croissance de 3,6% sur un an, et légèrement au-delà des attentes des analystes, qui attendaient des ventes de 23,1 milliards de dollars.

Sur les neuf premiers mois de l'année de son exercice fiscal qui s'achèvera en septembre, les ventes de Disney ont atteint 68,79 milliards de dollars, en hausse de 1,6% sur un an.

Donnée particulièrement surveillée par les investisseurs aux Etats-Unis, le bénéfice par action atteint 1,43 dollar sur le trimestre, contre une perte par action de 0,25 dollar.

"C'est un trimestre solide pour Disney, porté par les excellents résultats de notre segment divertissement, tant au cinéma que dans le DTC" (direct-to-consumer, NDLR), a déclaré le patron du groupe, Bib Iger, cité dans le communiqué.

"Nous atteignons la profitabilité pour la première fois sur l'ensemble de nos offres de streaming, avec un trimestre d'avance sur nos prévisions", s'est par ailleurs félicité M. Iger.

Les services de streaming du groupe comptent Disney+, ESPN+, focalisé sur l'offre sportive, et Hulu, dont Disney détenait la majorité depuis 2019, avant de racheter auprès de l'opérateur Comcast les 33% de capital restant en novembre dernier.

Le chiffre d'affaires du segment a progressé de 15%. Il prend en compte l'intégration complète des ventes de Hulu. Le résultat opérationnel affiche un léger bénéfice, de 47 millions de dollars, contre 512 millions de dollars de perte un an plus tôt sur la même période.

Du côté du cinéma, Disney profite également de l'excellent accueil de "Vice-versa 2", toujours à l'affiche, et dont les revenus mondiaux dépassent désormais 1,5 milliard de dollars, une partie seulement étant imputable au trimestre écoulé.

Pour le trimestre en cours, le groupe devrait également profiter de la sortie de son dernier film Marvel, "Deadpool & Wolverine", le 26 juillet.

En revanche les parcs d'attractions subissent une baisse de leurs revenus, en partie du fait des résultats de Disneyland Paris. Ce dernier subit le contrecoup des Jeux olympiques, qui ont créé un effet d'évitement de la capitale française, classique pour ce type de grands événements pour un certain nombre de tourismes.

Le groupe s'attend à voir ses résultats continuer à s'améliorer sur le dernier trimestre de son exercice, ce qui lui permet de les revoir à la hausse, en particulier son bénéfice par action,  attendu désormais en progression de 30% sur l'ensemble de l'exercice.


France : la confiance des ménages «légèrement à la hausse» en décembre, selon l'Insee

La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee. (AFP)
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  • L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025
  • Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne

PARIS: La confiance des ménages est repartie "légèrement à la hausse" en décembre, tout en restant bien en dessous de sa moyenne de longue période et enregistre un nouveau maximum historique sur l'opportunité d'épargner, indique mercredi l'Insee.

L'indicateur mesurant la confiance des ménages s'est établi à 90, soit un point de plus qu'en novembre, alors que la moyenne est de 100 entre 1987 et 2025.

Plus la valeur de l'indicateur est élevée, plus l'opinion des ménages sur la situation économique est bonne.

L'Insee établit cet indicateur à partir de questions divisées en deux grandes catégories: l'une portant sur la situation personnelle des ménages, l'autre sur leur perception de l'évolution économique en général.

En décembre, la part de ménages considérant qu'il est opportun d'épargner atteint un nouveau maximum historique.

Ainsi, le solde d'opinion sur ce thème atteint 46, une hausse d'un point par rapport à novembre, alors que la moyenne est à 19. Or la France connaît déjà un taux d'épargne très élevé, à plus de 18% du revenu disponible, autant d'argent qui n'alimente pas la consommation, premier poste de la croissance.

En revanche, les ménages ne sont pas très optimistes sur leur capacité à épargner, actuellement et à l'avenir : ces deux thèmes perdent deux points, à 19 et 14.

En décembre, l'opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle future s'est dégradée légèrement (-14 après -13 en novembre, pour une moyenne de -7).

Cependant, la proportion de ménages jugeant opportun, dans la situation économique actuelle, de faire des achats importants rebondit, le solde d'opinion gagnant trois points à -27 tout en restant bien inférieur à la moyenne (-16).

Leur opinion sur le niveau de vie récent en France a rebondi en décembre (hausse de quatre points à -70), indique l'Institut national de la statistique, mais elle se dégrade d'un point sur le niveau de vie à venir, à -57.

Les ménages pensant que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux : le solde d'opinion sur cette question gagne cinq points à -3, pour une moyenne de -12.

La part de ménages pensant que les prix vont accélérer cette année augmente d'un point, là aussi au-dessus de sa moyenne (respectivement -30 et -32).

En revanche, les craintes sur l'évolution du chômage baissent encore : le solde correspondant perd deux points à 45, tout en demeurant supérieur à sa moyenne de 33.


Câbles industriels: Nexans annonce un «réaménagement du calendrier» du mégaprojet à Chypre

Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe. (AFP)
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  • Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire"
  • Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen

PARIS: Le spécialiste français des câbles électriques Nexans a annoncé mardi un "réaménagement du calendrier" de son mégaprojet de connexion entre Chypre et la Grèce, qui va le retarder, sans toutefois affecter les prévisions financières du groupe.

"Un réaménagement du calendrier d'activités est actuellement à l'étude avec le client" concernant ce projet, le Great Sea Interconnector (GSI), a déclaré Nexans dans un communiqué, soulignant travailler "en étroite collaboration avec son client afin d'examiner les différentes options en vue de l'élaboration d'un calendrier d'exécution ajusté".

Le groupe assure qu'il "exécute le projet conformément à ses obligations contractuelles et en ligne avec les étapes définies depuis 2023".

Nexans avait remporté à l'été 2023 un contrat de 1,43 milliard d'euros pour construire le tronçon Chypre-Grèce de l'interconnecteur électrique EuroAsia, "le plus grand projet d'interconnexion de l'histoire" qui doit relier Israël, Chypre et l'Union européenne.

Chypre est en effet le seul pays européen sans raccordement au gaz ni connexion électrique avec le réseau du continent européen.

Nexans indique que "ces ajustements affectent la date de livraison du projet" sans apporter plus de précisions, et qu'il reste "pleinement engagé dans l'exécution de ce projet aux côtés de son client".

Ces changements, en revanche, n'ont "pas d'impact sur la guidance 2028 de Nexans, grâce à la solidité du carnet de commandes du groupe et à la mise en œuvre proactive d'actions visant à compenser tout impact potentiel dès 2026".

Nexans communiquera ses prévisions 2026 lors de la publication de ses résultats annuels 2025, le 19 février.

Nexans, 2e mondial de son secteur derrière l'italien Prysmian, compte 28.500 collaborateurs dans 41 pays. Le groupe s'est depuis quelques années recentré sur le transport d'électricité et l'électrification (raccordement des champs éoliens offshore aux réseaux électriques, rénovation et développement des réseaux de transport d'électricité dans de nombreux pays...).

 


Holcim rachète le fabricant français de produits préfabriqués en béton Alkern

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions. (AFP)
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  • Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse
  • Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué

ZURICH: Le cimentier suisse Holcim a annoncé mardi avoir finalisé l'acquisition du français Alkern, un fabricant de produits préfabriqués en béton.

Fondée en 1972, l'entreprise basée à Harnes dans le Pas-de-Calais emploie 1.000 personnes à travers 50 sites de production en France et en Belgique et a réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros en 2025, indique le groupe suisse dans un communiqué.

Son rachat devrait générer 11 millions d'euros de synergies au niveau de l'Ebitda à partir de la troisième année suivant sa reprise et avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année, précise le groupe suisse, qui avait fusionné en 2015 avec le français Lafarge.

Cette acquisition va permettre à Holcim d'avancer dans son objectif visant à se renforcer dans les solutions de construction pour représenter 50% du total de son chiffre d'affaires en 2030, ajoute le communiqué.

En mai 2025, le géant suisse des matériaux de construction avait annoncé être entré en négociations exclusives avec la société de capital-investissement Chequers Capital en vue du rachat d'Alkern.

Début octobre, la Commission européenne avait renvoyé l'examen de cette opération à l'Autorité de la concurrence en France, la jugeant mieux placée pour étudier cette opération et son impact sur le marché national. Fin décembre, l'Autorité de la concurrence avait annoncé avoir autorisé ce rachat sans conditions.

Dans un commentaire boursier, Martin Hüsler, analyste à la Banque cantonale de Zurich, souligne que le groupe suisse ne fournit aucune indication sur le montant de la transaction, ni sur la rentabilité d'Alkern. Mais il suppose que le prix d'achat est "inférieur à une fois les revenus" d'Alkern.

Avec ses 250 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'entreprise française représente "1,5%" des revenus d'Holcim, ajoute l'analyste, qui note qu'il s'agit de sa "troisième acquisition majeure depuis octobre", après celle de l'allemand Xella en octobre, puis du péruvien Cementos Pacasmayo mi-décembre.