Cessez-le-feu à Gaza: L'Arabie saoudite salue les médiateurs qui invitent le Hamas et Israël à reprendre les pourparlers

 Des Palestiniens déplacés fuient la partie orientale de Khan Younis suite à un ordre d'évacuation de l'armée israélienne, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 août 2024. (Reuters)
Des Palestiniens déplacés fuient la partie orientale de Khan Younis suite à un ordre d'évacuation de l'armée israélienne, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 août 2024. (Reuters)
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Publié le Samedi 10 août 2024

Cessez-le-feu à Gaza: L'Arabie saoudite salue les médiateurs qui invitent le Hamas et Israël à reprendre les pourparlers

  • Le Royaume a confirmé son soutien total aux efforts continus des dirigeants des États-Unis, de l'Égypte et du Qatar pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza
  • Le Royaume insiste sur la nécessité d'arrêter l'effusion de sang, de mettre fin aux souffrances, de protéger les civils et d'aller de l'avant pour mettre fin à l'occupation israélienne

RIYADH : L'Arabie saoudite a accueilli favorablement l'invitation des Etats-Unis, de l'Egypte et du Qatar à Israël et au Hamas de reprendre les négociations sur le cessez-le-feu à Gaza le 15 août, a déclaré vendredi le ministère des Affaires étrangères du Royaume.

Le Royaume a confirmé son soutien total aux efforts continus du président Joe Biden, du président Abdel Fattah El-Sisi et du cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza et remédier à la détérioration des conditions humanitaires dans le territoire.

Le Royaume insiste sur la nécessité d'arrêter l'effusion de sang, de mettre fin aux souffrances, de protéger les civils et d'aller de l'avant pour mettre fin à l'occupation israélienne, instaurer la paix et la sécurité et donner au peuple palestinien tous ses droits légitimes.

Voici la déclaration publiée jeudi par les dirigeants des États-Unis, de l'Égypte et du Qatar :

"Il est temps d'apporter un soulagement immédiat à la population de Gaza qui souffre depuis longtemps, ainsi qu'aux otages qui souffrent depuis longtemps et à leurs familles. Le moment est venu de conclure l'accord de cessez-le-feu et de libération des otages et des détenus.

Nous trois et nos équipes avons travaillé sans relâche pendant de nombreux mois pour forger un accord-cadre qui est maintenant sur la table et dont il ne reste que les détails de la mise en œuvre à conclure. Cet accord repose sur les principes énoncés par le président Biden le 31 mai 2024 et approuvés par la résolution 2735 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Il n'y a plus de temps à perdre, ni d'excuses de la part d'aucune des parties pour justifier un retard supplémentaire.  Il est temps de libérer les otages, d'entamer le cessez-le-feu et de mettre en œuvre cet accord.

En tant que médiateurs, nous sommes prêts, si nécessaire, à présenter une proposition finale de transition qui résoudra les questions de mise en œuvre restantes d'une manière qui réponde aux attentes de toutes les parties.

Nous avons appelé les deux parties à reprendre des discussions urgentes le jeudi 15 août à Doha ou au Caire afin de combler toutes les lacunes restantes et d'entamer la mise en œuvre de l'accord sans plus tarder".


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.