JO de Paris 2024 : Des retombées économiques contrastées

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach (C), remet le drapeau olympique à la maire de Los Angeles, Karen Bass (G), à côté de la maire de Paris, Anne Hidalgo (D), lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, à Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, le 11 août 2024.
Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach (C), remet le drapeau olympique à la maire de Los Angeles, Karen Bass (G), à côté de la maire de Paris, Anne Hidalgo (D), lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024 au Stade de France, à Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, le 11 août 2024.
Short Url
Publié le Mardi 13 août 2024

JO de Paris 2024 : Des retombées économiques contrastées

  • Cette estimation est partagée par une étude réalisée par le Centre de droit et d’économie du sport qui évalue les retombées économiques des JO à 9 milliards d’euros sur une période s’étalant jusqu’en 2034
  • Les jeux ont eu un effet nettement dynamisant pour les commerces en tout genre, dans les zones limitrophes de compétitions, mais tel n’a pas été le cas dans tous les quartiers de la capitale

PARIS: La liesse qui s’est emparée des Parisiens tout au long des Jeux olympiques de Paris a atteint son apogée lors de la cérémonie de clôture au Stade de France, qui s’est transformé, pour l’occasion, en piste de danse géante.

Les fan-zones situées dans différents coins de la capitale, munies d’écrans géants qui diffusaient la cérémonie étaient saturées, de même que les bars et cafés qui ont été pris d’assaut par des clients qui tenaient à célébrer, dans la joie, la fin de deux semaines d’exploits athlétiques.

Paris semblait à la fête, à la joie, on dansait, on chantait, dans une ambiance de bien-être et de légèreté, ce qui prouve que les organisateurs de ces jeux ont bel et bien réussi leur pari.

Cette belle ambiance a également fait la une des grands journaux français sous des titres divers : « Ferveur populaire, organisation sans faille, records de médailles tricolores », titre le quotidien Libération lundi matin.

« Paris 2024, les jeux de tous les records », titre pour sa part le quotidien Le Figaro, alors que Le Parisien affiche, à la une, une photo de la tour Eiffel et de la vasque olympique avec un simple mot écrit en grandes lettres majuscules, « MERCI ».

Avec un total de 64 médailles, dont 16 en or, la France est dans le top 5 des grands gagnants après les États Unis, la Chine, le Japon et l’Australie, faisant le bonheur des milieux officiels et sportifs.

Mais qu’en est-il des retombés économiques de ces jeux dont le coût est estimé à presque 8,8 milliards d’euros?

Répondant à cette question dans La Tribune dimanche, la ministre des Entreprises et du Tourisme, Olivia Grégoire, indique que les Jeux olympiques vont engendrer 9 milliards d’euros pendant les quinze prochaines années.

Dans l’immédiat, et au terme de deux semaines de jeu, les réservations dans les villes hôtes en Île-de-France ont augmenté de 16 à 20 pour cent selon la ministre.

Elle a par ailleurs souligné que le coût des jeux est constitué en grande partie de financements privés qui vont rentrer dans leurs frais.

Cette estimation est partagée par une étude réalisée par le Centre de droit et d’économie du sport qui évalue les retombées économiques des JO à 9 milliards d’euros sur une période s’étalant jusqu’en 2034.

Cependant si on s’en tient à la seule période de la tenue des jeux, il semble évident que les acteurs directement impliqués dans ces jeux en ont tiré profit, alors que c’était un échec économique pour beaucoup d’autres.

Les jeux ont eu un effet nettement dynamisant pour les commerces en tout genre, dans les zones limitrophes de compétitions, mais tel n’a pas été le cas dans tous les quartiers de la capitale.

Bien au contraire, certains de ces quartiers ont été désertés par leurs habitants et par les touristes en raison des restrictions imposées au niveau de la circulation, suscitant la consternation des commerçants qui avaient misé sur cette période pour améliorer leur chiffre d’affaires.

À l’opposé des grands hôtels et des restaurants étoilés littéralement envahis par les VIP en tout genre, les petits restaurants et cafés répartis dans toutes les artères et ruelles parisiennes, n’ont pas été en mesure de profiter pleinement de l’aubaine olympique.

Les propriétaires de ces lieux, qui espéraient une affluence dans le sillage des jeux, se sont retrouvés avec une clientèle en chute libre, à la suite de la nette augmentation de leurs prix dans une proportion atteignant parfois plus de dix pour cent.

Même chose pour les locations d’appartements qui a baissé de 59 pour cent l’année dernière à 46 pour cent cette année, à la suite d’une augmentation déraisonnable des tarifs de location estimés à plus de mille euros par nuit en moyenne.

Autres grands déçus par les retombées de jeux, les taxis parisiens qui ont vu leur revenu baisser de 40 pour cent et plus malgré l’affluence des touristes par millions, ce qui a poussé cinq syndicats à réclamer des compensations auprès d’un fond spécial mis en place par l’État.

Les touristes ont sans doute privilégié la fluidité et la rapidité du métro parisien, aux courses en taxi dans une ville quadrillée et morcelée par les installations sportives et les impératifs de sécurité.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
Short Url
  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Short Url
  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
Short Url
  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.