Les villes du CCG pourraient devenir les premières destinations mondiales pour le shopping

Le rapport souligne que les secteurs du commerce de détail dans ces villes soutiennent non seulement les entreprises locales, mais aussi les industries créatives telles que le design et la mode. Dossier
Le rapport souligne que les secteurs du commerce de détail dans ces villes soutiennent non seulement les entreprises locales, mais aussi les industries créatives telles que le design et la mode. Dossier
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Publié le Jeudi 15 août 2024

Les villes du CCG pourraient devenir les premières destinations mondiales pour le shopping

  • La transformation devrait améliorer considérablement le produit intérieur brut des villes et créer de nombreuses opportunités d'emploi
  • Environ 21 pour cent de la main-d'œuvre de Dubaï est employée dans le secteur du commerce de détail

RIYAD: Les villes du Conseil de coopération du Golfe, Dubaï en tête, sont en passe de devenir les premières destinations mondiales pour le shopping, selon un rapport de l'industrie.

Cette transformation devrait accroître de manière significative le produit intérieur brut des villes et créer de nombreuses opportunités d'emploi. Les dépenses de détail dans la région devraient augmenter de 37 pour cent à partir de 2022, pour atteindre 300 milliards de dollars d'ici 2028, ce qui souligne le potentiel économique considérable du secteur.

Selon le rapport intitulé "Shopping for growth: how to build an urban retail destination" (Le shopping au service de la croissance: comment construire une destination de vente au détail en milieu urbain) publié par Strategy& Middle East, qui fait partie du réseau PwC, Dubaï est la seule ville du CCG à figurer parmi les six premières destinations mondiales pour le commerce de détail, à savoir Londres, Milan, New York, Séoul et Tokyo.

Avec des dépenses de détail par habitant d'environ 14 000 dollars, Dubaï se classe deuxième derrière New York en termes de dépenses de consommation.

Environ 21 pour cent de la main-d'œuvre de Dubaï est employée dans le secteur du commerce de détail, soit la proportion la plus élevée des six principales villes. Ce secteur contribue également à hauteur de 24 pour cent au PIB urbain de la ville.

"Nous voyons les grandes villes de la région du CCG poursuivre la transformation et l'expansion urbaines avec des mégaprojets, diversifiant les économies dans le but d'atteindre la croissance", a déclaré Ramy Sfeir, associé chez Strategy&, et directeur de la pratique des entreprises familiales, des investissements et de l'immobilier au Moyen-Orient.

Il a ajouté: "Dans le cadre de cette transformation et de cette expansion, il existe une formidable opportunité de réaliser le potentiel de croissance du secteur de la vente au détail, ce qui se traduit par une opportunité significative de stimuler les économies”.

Le rapport souligne que les secteurs de la vente au détail dans ces villes soutiennent non seulement les entreprises locales, mais aussi les industries créatives telles que le design et la mode. En outre, ils jouent un rôle clé dans la réalisation d'objectifs économiques plus larges tels que la diversification et la résilience.

"Il est clair que l'investissement dans le secteur du commerce de détail dans les grandes villes de la région du CCG peut avoir, et aura, un impact considérable", a déclaré Makram Debbas, un autre partenaire de Strategy& Middle East.

Il ajoute: "Au-delà des avantages fiscaux, l'établissement de destinations commerciales mondiales dans le CCG ferait progresser les ambitions touristiques de la région. L'impact positif se traduirait également par une amélioration de la qualité de vie des citoyens et des résidents, ainsi que par un renforcement de la réputation générale de la ville elle-même”.

Malgré le potentiel économique considérable du secteur de la vente au détail, le rapport identifie également des défis importants. L'un d'entre eux est la facilité des voyages internationaux, qui permet aux acheteurs de rechercher des expériences de vente au détail uniques à l'étranger. Selon une récente enquête de Strategy&, les habitants de Riyad, Djeddah et Doha dépensent entre 3 500 et 5 000 dollars par an et par habitant pour le commerce de détail, et 50 à 60 pour cent d'entre eux font des achats à l'étranger au moins deux fois par an.

Cependant, avec une gouvernance efficace et une planification stratégique, les villes du CCG peuvent surmonter ces défis. Le rapport met en évidence plusieurs opportunités clés pour stimuler les achats locaux, telles que l'élargissement de l'offre de marques et de produits et l'investissement dans une formation spécialisée pour le personnel de vente au détail afin d'améliorer la qualité du service.

L'amélioration de la gestion de la chaîne d'approvisionnement, de la logistique et des technologies de la clientèle est essentielle pour faire progresser le secteur de la vente au détail. Pour attirer davantage de détaillants, il est également nécessaire de mettre à jour les réglementations en matière d'investissement. L'amélioration de l'expérience d'achat par l'intégration de divers lieux culinaires, de divertissement et de culture peut considérablement enrichir l'expérience globale et attirer un public plus large.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.

 

 


Air France reprend ses vols directs entre Riyad et Paris

 Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale. (AFP)
  • « L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris »
  • « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française »

RIYAD: Air France a annoncé la reprise de ses vols directs entre Riyad et Paris, rétablissant une liaison stratégique entre le Royaume d'Arabie saoudite et la France après une suspension temporaire liée à la situation régionale.

À compter de cette reprise, la compagnie française retrouvera son programme initial de trois vols hebdomadaires entre l'aéroport international King Khalid de Riyad et l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, conformément à son programme de la saison estivale 2026.

Cette reprise intervient dans un contexte de renforcement des échanges économiques, touristiques et culturels entre les deux pays. Elle marque également la volonté d'Air France de consolider sa présence sur le marché saoudien, considéré comme l'un des plus stratégiques de la région.

« L'Arabie saoudite est un marché d'une importance stratégique pour Air France, et nous sommes heureux de reprendre nos vols directs entre Riyad et Paris », a déclaré Raza Syed, Country Manager Arabie saoudite et Égypte d'Air France-KLM.

Il a souligné que cette reprise reflète l'engagement à long terme du groupe envers le Royaume et permettra aux voyageurs de bénéficier à nouveau de l'ensemble du réseau international d'Air France-KLM grâce aux correspondances proposées depuis Paris. « Nous sommes de nouveau en mesure d'offrir à nos clients des solutions de voyage fluides, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les voyages de loisirs, tout en leur garantissant le niveau de service et l'hospitalité française qui font la réputation d'Air France », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de cette reprise, Flying Blue, le programme de fidélité d'Air France et de KLM, lance une offre promotionnelle destinée aux voyageurs au départ du Royaume. Les passagers réservant leurs billets entre le 29 juin et le 13 juillet 2026 pourront cumuler trois fois plus de Miles, pour des voyages effectués jusqu'au 31 décembre 2026.

Horaires des vols

La liaison Riyad-Paris (AF685) sera assurée les mardis, jeudis et dimanches, avec un départ de Riyad à 8h45 et une arrivée à Paris à 14h25.

Le vol retour Paris-Riyad (AF684) opérera les lundis, mercredis et samedis, avec un départ de Paris à 23h20 et une arrivée à Riyad à 6h35 le lendemain.

Fondée en 1933, Air France emploie plus de 40 000 collaborateurs et, avec KLM et Transavia, fait partie du groupe Air France-KLM. Le groupe dessert plus de 300 destinations dans le monde grâce à une flotte de plus de 500 appareils et poursuit ses investissements dans la modernisation de sa flotte ainsi que dans la réduction de son empreinte environnementale.


La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027

La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques. (AFP)
  • La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue"
  • "Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB

PARIS: La dette colossale de la France a dépassé la barre des 3.500 milliards d'euros au premier trimestre, en plein débat sur le budget 2027 et la maîtrise des finances publiques.

La dette publique a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5% du produit intérieur brut (PIB), a annoncé jeudi l'Institut national de la statistique (Insee).

Cela représente une augmentation de 75,6 milliards d'euros par rapport à fin 2025, où elle était de 3.460,5 milliards d'euros, soit 115,7% du PIB. Elle avait alors baissé sur un trimestre mais continué à grimper par rapport à fin 2024, où elle était de 3.306,1 milliards et pesait 112,6% du PIB.

La situation de la dette française est "assez délicate", estime Mathieu Plane, économiste de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "parce qu'on n'est pas du tout dans une zone de stabilité ou de décrue".

"Depuis 2007, en points de PIB, la dette a quasiment doublé", car elle ne pesait alors que 65,5% du PIB, ajoute-t-il. "On a depuis 20 ans des chocs macroéconomiques qui font que les dettes publiques ont beaucoup augmenté", mais "depuis quelques années la France décroche de la moyenne européenne".

Entre 2019 et 2025, la France a connu "la plus forte progression, après celle de la Finlande," de sa dette en points de PIB, relève le spécialiste des finances publiques François Ecalle.

"Ce qui l'explique, c'est le niveau du déficit", et "la plupart des gouvernements en sont responsables depuis 50 ans", estime-t-il.

Premier poste de l'Etat 

Deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, la France en est l'un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025, derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l'Italie.

"Notre position relative, par rapport aux autres pays, s'est nettement dégradée", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo BHF.

Dans le budget, le poste consacré au remboursement de la dette est devenu le premier de l'Etat, devant celui de l'Education (hors pensions), rappelait récemment le ministre français de l'Economie Roland Lescure lors d'un colloque à la Cour des comptes, évoquant un "coût de la dette record".

Le service de la dette de l'Etat devrait ainsi atteindre 64 milliards d'euros en 2026, et "pourrait augmenter jusqu'à 100 milliards dans les années qui viennent", avait-il ajouté.

"Notre charge d'intérêts de la dette va mécaniquement augmenter" car "le renouvellement de la dette va nous coûter plus cher qu'avant", souligne Mathieu Plane. "C'est très important d'être crédibles pour garantir un financement bon marché" des investisseurs.

Le gouvernement français veut afficher une trajectoire vertueuse: il s'est fixé comme objectif un déficit à 5% en 2026, avec une dette à 118,4% du PIB, avant de ramener son déficit sous 3% en 2029, avec une dette stabilisée à 118% du PIB.

Comité d'alerte 

Mais la tâche s'annonce ardue. Selon une étude réalisée par quatre économistes de l'Institut des politiques macroéconomiques et internationales (i-MIP), il existerait un peu plus d'une chance sur deux (55%) de rater la cible des 118% du PIB en 2029.

Le redressement des finances publiques est d'autant plus complexe que le gouvernement, en quête d'un budget pour 2027 - dont il doit présenter les grandes lignes mi-juillet -, a promis d'éviter les hausses d'impôts.

Pour faire le point sur la situation, il réunira prochainement un Comité d'alerte des finances publiques. Ce Comité devrait être l'occasion d'annoncer de nouvelles coupes budgétaires pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, après déjà 6 milliards d'euros d'économies présentées en avril.

Dans un contexte économique difficile, le gouvernement devrait aussi abaisser ses prévisions de croissance pour 2026, actuellement de 0,9%. La Banque de France a revu à la baisse les siennes à 0,5% du PIB (contre 0,9% avant). L'Insee, elle, table sur 0,7%.

Face à une équation budgétaire complexe, le ministre des Comptes publiques David Amiel a aussi missionné quatre économistes pour réfléchir à des scénarios de redressement des finances publiques dès 2027. Ils devraient rendre leurs conclusions début juillet.