La Ligue islamique mondiale condamne l'attaque d'un village palestinien par des colons juifs

Des personnes se tiennent à l'intérieur de leur maison endommagée samedi, au lendemain de l'attaque par des colons juifs du village de Jit, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée, qui a fait le décès d’un homme de 23 ans, et a blessé d'autres personnes par balle. (AFP)
Des personnes se tiennent à l'intérieur de leur maison endommagée samedi, au lendemain de l'attaque par des colons juifs du village de Jit, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée, qui a fait le décès d’un homme de 23 ans, et a blessé d'autres personnes par balle. (AFP)
Un Palestinien filme un véhicule incendié, le lendemain d'une attaque de colons israéliens dans le village de Jit en Cisjordanie, le 16 août 2024. (AP)
Un Palestinien filme un véhicule incendié, le lendemain d'une attaque de colons israéliens dans le village de Jit en Cisjordanie, le 16 août 2024. (AP)
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Publié le Dimanche 18 août 2024

La Ligue islamique mondiale condamne l'attaque d'un village palestinien par des colons juifs

  • Le groupe appelle à des mesures concrètes pour mettre fin à l'agression et demander des comptes à toutes les parties responsables.
  • La Maison Blanche, l'Allemagne et la France ont qualifié l'attentat d'"inacceptable", tandis que le ministre britannique des affaires étrangères l'a qualifié d'"odieux" et les Nations unies d'"horrible".

RIYAD: La Ligue islamique mondiale (LIM) a appelé samedi à mettre fin à la grave crise humanitaire qui sévit dans les territoires palestiniens et a dénoncé la récente attaque perpétrée par des colons juifs contre le village de Jit en Cisjordanie occupée.

Un jeune Palestinien a été tué et un autre grièvement blessé par des "colons armés" qui ont attaqué la partie ouest du village, incendiant plusieurs véhicules et maisons, selon des rapports antérieurs.

Dans une déclaration publiée par le secrétariat général de la LIM samedi en fin de journée, la ligue a critiqué les graves violations commises par les colons, protégés par les forces d'occupation, à l'encontre du peuple palestinien et de ses biens.

La LIM a réitéré son appel urgent à la communauté internationale pour qu'elle adopte une position sincère et décisive afin de mettre fin à la crise humanitaire et a appelé à des mesures concrètes pour mettre fin à l'agression et faire en sorte que toutes les parties responsables répondent de leurs actes.

L'Autorité palestinienne, qui dirige la Cisjordanie depuis Ramallah, a qualifié l'attaque de "terrorisme d'État organisé".

Le président d'Israël, Isaac Herzog, a lui-même condamné l'attaque en la qualifiant de "pogrom", terme autrefois utilisé pour qualifier les attaques organisées contre le peuple juif en Russie ou en Europe de l'Est à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Même le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé l'attentat, qui a suscité des condamnations dans le monde entier.

La Maison Blanche, l'Allemagne et la France ont qualifié l'attentat d'"inacceptable", tandis que le ministre britannique des affaires étrangères l'a qualifié d'"odieux" et les Nations unies d'"horrible".

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
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  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.