Proximie, basée au Royaume-Uni, vise à favoriser les partenariats stratégiques en Arabie saoudite

Le Dr Nadine Hachach-Haram, PDG et fondatrice de Proximie, a déclaré que l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite, en particulier les directives du ministère de la santé, a donné la priorité à l'amélioration de l'accès aux soins de santé dans tout le royaume. (Fournie)
Le Dr Nadine Hachach-Haram, PDG et fondatrice de Proximie, a déclaré que l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite, en particulier les directives du ministère de la santé, a donné la priorité à l'amélioration de l'accès aux soins de santé dans tout le royaume. (Fournie)
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Publié le Dimanche 18 août 2024

Proximie, basée au Royaume-Uni, vise à favoriser les partenariats stratégiques en Arabie saoudite

  • Mission : continuer à fournir des solutions de qualité pour la chirurgie virtuelle et les soins de santé.
  • S'adapter à l'évolution de la réglementation en Arabie saoudite est une priorité pour Proximie. "Nous nous engageons à fournir des soins sûrs et efficaces aux patients du monde entier”.

LE CAIRE: Les efforts déployés par l'Arabie saoudite en faveur de la numérisation et son engagement en matière de soins de santé ont suscité un intérêt croissant de la part des entreprises mondiales du secteur des technologies de la santé.

La plateforme de technologie de la santé Proximie, basée au Royaume-Uni et dotée d'un financement de 80 millions de dollars, renforce sa présence en Arabie saoudite par le biais de partenariats stratégiques visant à soutenir le système de soins de santé du pays.

"La mission de Proximie est de fournir une plateforme chirurgicale connectée pour aider à fournir des soins chirurgicaux de qualité et à optimiser les performances de chaque système de soins de santé", a déclaré Dr Nadine Hachach-Haram, PDG et fondatrice de Proximie, dans une entrevue accordée à Arab News.

Elle a noté que l'initiative Vision 2030 de l'Arabie saoudite, en particulier les directives du ministère de la Santé, a donné la priorité à l'amélioration de l'accès aux soins de santé dans tout le Royaume.

"Proximie a un rôle clé à jouer pour aider le ministère à atteindre cet objectif, via des partenariats avec des revendeurs locaux dans le Royaume", a-t-elle expliqué.  

Proximie permet à l'hôpital virtuel SEHA de surmonter les obstacles liés à la distance, d'améliorer la sécurité des patients et de partager l'expertise numériquement entre plus de 130 hôpitaux.

Hachach-Haram a déclaré qu'il y avait déjà eu des succès significatifs. "Proximie a facilité une intervention cardiologique depuis Riyad pour un patient de Tabuk, ce qui a permis de sauver la vie du patient”.

Responsabiliser les partenaires locaux

"Nous aidons nos partenaires locaux à approfondir leurs relations avec les prestataires de soins de santé dans tout le Royaume, ce qui permet au ministère de la Santé d'atteindre ses objectifs Vision 2030 en élargissant l'accès aux interventions chirurgicales", a déclaré Hachach-Haram.

Elle a souligné l'engagement de l'entreprise à réduire les inégalités et à promouvoir l'interconnexion des salles d'opération et des systèmes de soins de santé.

"L'Arabie saoudite doit absolument adopter la technologie et améliorer la collecte des données si elle veut profiter pleinement des avantages de l'IA dans le domaine des soins de santé. Cela permettra de faire évoluer les soins de santé vers un modèle personnalisé et d'améliorer les résultats pour les patients", a-t-elle expliqué.

Proximie prévoit de tirer parti de ses partenariats locaux établis

"Notre objectif est de veiller à ce que les partenaires locaux se conforment aux réglementations pertinentes et s'intègrent de manière transparente dans l'écosystème saoudien des soins de santé. Ainsi, nous pouvons améliorer l'accès des patients aux soins et renforcer la collaboration entre les prestataires de soins de santé", a indiqué Hachach-Haram.

La stratégie de croissance de Proximie pour l'année à venir se concentre sur la consolidation des partenariats dans les secteurs public et privé des soins de santé et sur l'expansion de son réseau dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

"Nous considérons l'approche innovante du Royaume en matière de transformation numérique des soins de santé comme une grande opportunité pour la croissance et pour des solutions comme Proximie", a-t-elle ajouté.

"Notre stratégie comprend l'élargissement des réseaux de nos partenaires et la collaboration avec des acteurs du secteur gouvernemental et privé”.

S'adapter à l'évolution de la réglementation en Arabie saoudite est une priorité pour Proximie. "Nous nous engageons à fournir des soins sûrs et efficaces aux patients du monde entier”.

"Cela implique de se conformer à l'évolution des réglementations dans chaque région où nous opérons, y compris l'Arabie saoudite. Nous accordons toujours la priorité à la sécurité des données des patients et nous nous conformons à toutes les réglementations relatives à la confidentialité et à l'hébergement des données", a déclaré Hachach-Haram.

Le marché saoudien est crucial pour la stratégie d'expansion de Proximie en raison de son influence économique et de son leadership régional, a-t-elle ajouté.

"Les initiatives 2030 du Royaume et sa volonté d'adopter la technologie s'alignent parfaitement sur notre mission. Notre plateforme logicielle peut avoir un impact significatif et contribuer à mettre fin aux inégalités en matière de soins de santé", a déclaré Hachach-Haram.

Proximie considère l'Arabie saoudite comme une plaque tournante cruciale pour les investissements technologiques internationaux et la transformation numérique, qui sont tous deux essentiels à l'innovation dans le domaine des soins de santé.

"Le Royaume est un aimant pour les investissements technologiques internationaux et la transformation numérique - deux catalyseurs puissants pour l'innovation en matière de soins de santé", a déclaré Hachach-Haram.

L'entreprise prévoit une adoption rapide des solutions avancées, ce qui permettra d'améliorer les résultats en matière de santé pour tous les citoyens saoudiens. "En tant que leader mondial de la connectivité chirurgicale en temps réel, nous prévoyons de rester à la pointe de notre marché dans le Royaume", a-t-elle ajouté.

Hachach-Haram a également fait part de ses prévisions concernant l'évolution du secteur, affirmant que la tendance mondiale à l'intelligence artificielle et aux technologies de pointe offre des solutions aux défis des soins de santé.

"À l'échelle mondiale, nous assisterons à une adoption accrue de l'IA et d'autres technologies de pointe, les gouvernements cherchant à mettre en place des tactiques pour résorber les listes d'attente dans le domaine des soins de santé", a-t-elle noté.

Avec 5 milliards de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à une chirurgie sûre, les innovations en matière de technologie des soins de santé sont essentielles pour mettre fin à l'inégalité, a déclaré Hachach-Haram.

"Proximie utilise déjà l'IA pour améliorer l'efficacité opérationnelle et soutenir le développement technologique dans les soins de santé. Nous sommes bien placés pour poursuivre dans cette voie et consolider notre position de leader mondial dans ce domaine", a déclaré Hachach-Haram.

Les fondamentaux de l'entreprise

Le modèle d'entreprise de la société est centré sur la connectivité chirurgicale en temps réel, créant de la valeur en reliant les chirurgiens pour une interaction et une participation virtuelles afin d'améliorer les soins aux patients.

"Nous permettons également aux fabricants d'appareils médicaux et aux opérateurs de soins de santé de collecter des données de manière transparente et de connecter l'infrastructure dans les salles d'opération", a déclaré Hachach-Haram.

Proximie génère des revenus grâce à un modèle de logiciel en tant que service, en fournissant sa combinaison de services à l'échelle mondiale pour démocratiser les soins de santé et améliorer l'accès à la chirurgie.

Actuellement axée sur la croissance, Proximie n'a pas encore atteint la rentabilité, mais elle est soutenue par ses investisseurs dans cette stratégie.

"En tant que start-up à croissance rapide et en développement, notre modèle d'entreprise s'est jusqu'à présent concentré sur l'accès au plus grand nombre de salles d'opération possible, la rentabilité devant suivre", a fait remarquer Hachach-Haram.

La société a bouclé un cycle de financement de série C en 2022, levant 80 millions de dollars et reflétant la confiance des investisseurs dans son potentiel à long terme.

Les expériences personnelles et le parcours professionnel de Hachach-Haram ont motivé la création de Proximie.

"Ayant grandi dans le Liban de l'après-guerre, j'ai vu de mes propres yeux l'importance des soins chirurgicaux et l'impact de leur absence sur les patients", a-t-elle déclaré.

Sa carrière de chirurgienne et son implication dans des initiatives de santé mondiale l'ont exposée à l'inefficacité des soins, ce qui l'a incitée à créer Proximie en 2015.

"Construire un réseau de salles d'opération interconnectées par les meilleurs chirurgiens du monde et dotées de diagnostics, de données et d'analyses en temps réel signifie que nous pouvons avoir un plus grand impact et aller au-delà des limites de ce qui est possible en matière de soins chirurgicaux", a-t-elle ajouté.

Les principaux indicateurs de performance de Proximie comprennent sa présence dans plus de 800 hôpitaux dans plus de 50 pays et ses partenariats étendus avec des organisations de dispositifs médicaux, a déclaré Hachach-Haram.

"Ces indicateurs sont cruciaux pour nous car ils démontrent notre portée et notre influence dans le secteur des soins de santé", a déclaré Hachach-Haram. 

À ce jour, Proximie a levé 130 millions de dollars de fonds, qui sont utilisés pour développer son logiciel et étendre sa portée mondiale, y compris en Arabie saoudite.

"Comme nous avons réalisé une importante levée de fonds de 80 millions de dollars en juin 2022, nous ne sommes pas en train de collecter des fonds actuellement", a déclaré Hachach-Haram.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
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  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.