Le Hamas et le Jihad islamique revendiquent l'"attaque suicide" de Tel-Aviv dimanche

Cette image diffusée par l'armée israélienne le 18 août 2024 montre des soldats israéliens opérant dans la bande de Gaza, (Photo de l'armée israélienne / AFP)
Cette image diffusée par l'armée israélienne le 18 août 2024 montre des soldats israéliens opérant dans la bande de Gaza, (Photo de l'armée israélienne / AFP)
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Publié le Lundi 19 août 2024

Le Hamas et le Jihad islamique revendiquent l'"attaque suicide" de Tel-Aviv dimanche

  • "les attentats suicide à l'intérieur occupé (Israël, NDLR) reviendront sur le devant de la scène tant que dureront les massacres de l'occupant israélien.
  • La communauté internationale redoute désormais un embrasement régional car l'Iran et son allié le Hezbollah libanais se disent "obligés de riposter" contre Israël.

TERRITOIRES PALESTINIENS : Les branches armées du Hamas et du Jihad islamique palestiniens ont revendiqué lundi dans un communiqué conjoint "l'attaque suicide de dimanche soir à Tel-Aviv", menaçant de commettre d'autres attentats en Israël.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, en guerre contre Israël à Gaza depuis plus de dix mois, et les Brigades al-Qods, leur pendant du Jihad islamique disent ainsi que "les attentats suicide à l'intérieur occupé (Israël, NDLR) reviendront sur le devant de la scène tant que dureront les massacres de l'occupant (israélien), les opérations de transfert forcé de civils et la politique des assassinats".

Le Hamas et le Jihad islamique combattent les troupes israéliennes qui ont lancé une offensive aérienne puis terrestre dans la bande de Gaza en réponse à l'attaque inédite du Hamas en Israël le 7 octobre.

Le Hamas et plusieurs capitales arabes accusent Israël de chercher à déplacer les Palestiniens hors de la bande de Gaza.

L'attaque du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël a entraîné la mort de 1.198 personnes côté israélien, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.

Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 111 sont toujours retenues à Gaza dont 39 déclarées mortes par l'armée.

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza assiégée a fait au moins 40.139 morts, selon le ministère de la Santé du Hamas, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants tués.

La communauté internationale redoute désormais un embrasement régional car l'Iran et son allié le Hezbollah libanais se disent "obligés de riposter" contre Israël, auquel ils imputent les assassinats fin juillet à Téhéran du chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, et à Beyrouth d'un haut commandant du Hezbollah, Fouad Chokr.

L'attentat de dimanche soir dans le sud de Tel-Aviv, qui a "blessé légèrement un passant", selon la police israélienne, a eu lieu peu après l'atterrissage du secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, à Tel-Aviv.

La police israélienne a évoqué "un attentat terroriste au moyen d'un explosif puissant" sans mentionner qu'il s'agissait d'une opération kamikaze.

Les attaques à l'explosif à Tel-Aviv, très fréquentes lors de la deuxième Intifada, le soulèvement palestinien au début des années 2000, sont désormais rares. Le dernier attentat suicide palestinien à avoir fait des victimes israéliennes avant celui de dimanche remontait au 18 avril 2016 (20 blessés à Jérusalem).

Les Etats-Unis, le Qatar et l'Egypte sont les pays médiateurs entre Israël et le Hamas pour obtenir un cessez-le-feu assorti d'une libération des otages enlevés en Israël et emmenés à Gaza le 7 octobre.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.