Bloomberg : Le PIF pourrait acquérir des avions-cargos Boeing et Airbus

Le logo Boeing est visible sur le côté d'un Boeing 737 MAX au salon aéronautique international de Farnborough, en Grande-Bretagne. (Reuters)
Le logo Boeing est visible sur le côté d'un Boeing 737 MAX au salon aéronautique international de Farnborough, en Grande-Bretagne. (Reuters)
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Publié le Mardi 20 août 2024

Bloomberg : Le PIF pourrait acquérir des avions-cargos Boeing et Airbus

  • Le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite est actuellement en pourparlers pour acquérir des avions-cargos Boeing et Airbus dans le cadre d'un projet de création d'une nouvelle compagnie aérienne de fret
  • Cette démarche répond à la demande croissante de navigation de haute précision dans le secteur logistique du Royaume, un marché hautement compétitif

RIYAD : Le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite est actuellement en pourparlers pour acquérir des avions-cargos Boeing et Airbus dans le cadre d'un projet de création d'une nouvelle compagnie aérienne de fret, selon Bloomberg.

Cette démarche répond à la demande croissante de navigation de haute précision dans le secteur logistique du Royaume, un marché hautement compétitif où les attentes des consommateurs en matière de service sont élevées. En effet, le pays se positionne en tant que leader régional dans l'industrie.

La compagnie aérienne de fret proposée soutiendrait Saudia, le transporteur national du Royaume, ainsi que la nouvelle compagnie Riyadh Air, a rapporté Bloomberg, citant des sources anonymes proches du milieu.

Le PIF aurait entamé des pourparlers avec Boeing Co. et Airbus SE, ainsi qu'avec des sociétés de location d'avions, concernant l'acquisition potentielle de Boeing 777 et d'Airbus A350. Toutefois, les décisions finales n'ont pas encore été prises et les projets pourraient encore être retardés ou abandonnés, selon l'agence de presse.

Cette initiative reflète l'objectif plus ambitieux de l'Arabie saoudite de diversifier son économie au-delà du pétrole, en se concentrant sur des secteurs tels que le tourisme, l'aviation et la logistique.

Le Royaume entend tirer parti de sa situation stratégique à la croisée de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, notamment dans le contexte d'une demande mondiale croissante en matière de fret aérien.

Selon l'Association internationale du transport aérien, les expéditions de fret aérien ont augmenté de 14 % en juin par rapport à l'année précédente, marquant ainsi le septième mois consécutif de croissance à deux chiffres.

Les ambitions du pays comprennent la création d'une nouvelle société de location d'avions, un service d'hélicoptères et des investissements dans l'unité d'ingénierie de Saudia. En outre, le Royaume prévoit de développer l'un des plus grands aéroports du monde à Riyad.

La compagnie Riyadh Air, lancée par le PIF, vise à étendre les connexions de l'Arabie saoudite à l'échelle mondiale. Au début du mois de juin, la compagnie aérienne a conclu des partenariats avec Singapore Airlines et Air China afin de renforcer son réseau mondial.

Ces accords visent à stimuler la connectivité intercompagnies, à établir des accords de partage de codes et à explorer la collaboration dans des domaines tels que les programmes de fidélisation, les services de fret, l'expérience client et l'innovation numérique.

Dans le même temps, les opérations de fret actuelles de Saudia seraient comprises dans la nouvelle entreprise, a rapporté Bloomberg, citant des personnes proches du milieu.

L'année dernière, Saudia et Riyadh Air ont passé une commande commune de 78 Boeing 787 Dreamliners, une opération évaluée à près de 37 milliards de dollars.

Bloomberg News a également rapporté que la propriété de Saudia pourrait être transférée au PIF dès 2025.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.