Afghanistan: la police des mœurs des talibans «  ne coopérera plus  » avec la mission de l'ONU

La loi prévoit des sanctions graduées en cas de non-respect - allant des avertissements verbaux aux menaces, amendes et détentions à la durée variable - imposées par la police des mœurs. (AFP)
La loi prévoit des sanctions graduées en cas de non-respect - allant des avertissements verbaux aux menaces, amendes et détentions à la durée variable - imposées par la police des mœurs. (AFP)
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Publié le Vendredi 30 août 2024

Afghanistan: la police des mœurs des talibans «  ne coopérera plus  » avec la mission de l'ONU

  • "En raison de la poursuite de sa propagande, le PVPV n'apportera plus aucun soutien et ne coopérera plus avec la Manua (Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan, ndlr), qui sera considérée comme une partie adverse"
  • Cette décision survient après que la mission de l'ONU en Afghanistan s'est déclarée "préoccupée" par une loi récemment ratifiée par les autorités talibanes, qui impose notamment de nouvelles restrictions aux femmes

KABOUL: La police des mœurs en Afghanistan, relevant du ministère de la Propagation de la vertu et de la prévention du vice (PVPV), ne coopérera plus avec la mission des Nations unies dans le pays, selon un communiqué du PVPV publié jeudi soir.

"En raison de la poursuite de sa propagande, le PVPV n'apportera plus aucun soutien et ne coopérera plus avec la Manua (Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan, ndlr), qui sera considérée comme une partie adverse", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Cette décision survient après que la mission de l'ONU en Afghanistan s'est déclarée "préoccupée" par une loi récemment ratifiée par les autorités talibanes, qui impose notamment de nouvelles restrictions aux femmes.

"Nous voulons que les organisations internationales, les pays et les personnes qui ont critiqué la loi respectent les valeurs religieuses des musulmans et s'abstiennent de telles critiques et déclarations qui insultent les valeurs sacrées de l'Islam", ajoute le communiqué du ministère des talibans.

Cette nouvelle loi de 35 articles, publiée au Journal officiel le 31 juillet, contrôle potentiellement tous les aspects de la vie des Afghans, sociale et privée, dans une interprétation ultra-rigoriste de la charia, la loi islamique.

La loi prévoit des sanctions graduées en cas de non-respect - allant des avertissements verbaux aux menaces, amendes et détentions à la durée variable - imposées par la police des mœurs.

Elle stipule notamment que les femmes doivent se couvrir le visage et le corps si elles quittent la maison et veiller à ce que leur voix ne soit pas entendue.

La loi illustre "une vision inquiétante de l'avenir de l'Afghanistan, où les inspecteurs des mœurs ont des pouvoirs discrétionnaires pour menacer et arrêter quiconque sur la base de listes d'infractions larges et parfois vagues", avait déclaré dimanche Roza Otunbayeva, cheffe de la Manua.

Des organisations de défense des droits humains et des Afghans ont également exprimé leur préoccupation concernant la nouvelle loi, dont certaines dispositions sont déjà en vigueur d'une manière informelle depuis que les talibans se sont emparés du pouvoir en août 2021.

La loi est "fermement ancrée dans les enseignements islamiques" qui doivent être respectés et compris, a déclaré Zabihullah Moujahid, porte-parole du gouvernement afghan, dans un communiqué publié lundi soir.

"Rejeter ces lois sans chercher à les comprendre est, selon nous, une expression d'arrogance", a-t-il ajouté, soulignant que le fait pour un musulman de critiquer cette loi "pouvait même conduire au déclin de sa foi".

Le gouvernement des talibans a toujours rejeté les critiques internationales, notamment la condamnation des restrictions imposées aux femmes, qualifiées d'"apartheid de genre" par l'Onu.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.