L'armée israélienne dit avoir identifié les corps de six otages retrouvés à Gaza

"Plus tôt dans la journée (samedi, NDLR), dans un tunnel sous la ville de Rafah, les forces israéliennes ont récupéré six corps d'otages détenus par le Hamas", dont celui de Hersh Goldberg-Polin, a expliqué Joe Biden dans un communiqué. (AFP)
"Plus tôt dans la journée (samedi, NDLR), dans un tunnel sous la ville de Rafah, les forces israéliennes ont récupéré six corps d'otages détenus par le Hamas", dont celui de Hersh Goldberg-Polin, a expliqué Joe Biden dans un communiqué. (AFP)
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Publié le Lundi 02 septembre 2024

L'armée israélienne dit avoir identifié les corps de six otages retrouvés à Gaza

  • L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir identifié les corps de six otages ramenés de Gaza en Israël, parmi lesquels deux femmes et quatre hommes dont un Israélo-Américain et un Israélo-Russe
  • Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 97 sont toujours retenues à Gaza, dont 33 déclarées mortes par l'armée

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir identifié les corps de six otages ramenés de Gaza en Israël, parmi lesquels deux femmes et quatre hommes dont un Israélo-Américain et un Israélo-Russe.

"L'armée et le Shin Bet", le renseignement intérieur israélien, "ont localisé (samedi) et récupéré les corps des otages Carmel Gat, Eden Yerushalmi, Hersh Goldberg-Polin, Alexander Lobanov, Almog Sarusi et Ori Danino d'un tunnel dans la zone de Rafah", dans le sud de la bande de Gaza, a annoncé l'armée dans un communiqué.

Cinq d'entre eux - âgés de 23 à 32 ans - avaient été enlevés au festival de musique techno Nova par les commandos du Hamas lors de l'attaque meurtrière du 7 octobre. Celle-ci a entraîné côté israélien la mort, au total, de 1.205 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.

Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 97 sont toujours retenues à Gaza, dont 33 déclarées mortes par l'armée.

Les représailles israéliennes à Gaza ont fait au moins 40.691 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, et provoqué un désastre humanitaire et sanitaire dans le territoire assiégé. Selon l'ONU, la majorité des morts sont des femmes et des mineurs.

Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant affirme que les six otages dont les dépouilles ont été ramenées étaient vivants quand ils ont été enlevés et ensuite "tués de sang-froid par le Hamas".

Des preuves de vie avaient émergé pour ces otages, notamment une vidéo montrant Hersh Goldberg-Polin en avril tournée par ses geôliers.

 

Le corps de l'Israélo-Américain Hersh Goldberg-Polin retrouvé à Gaza, annonce Biden

"Plus tôt dans la journée (samedi, NDLR), dans un tunnel sous la ville de Rafah, les forces israéliennes ont récupéré six corps d'otages détenus par le Hamas", dont celui de Hersh Goldberg-Polin, a expliqué Joe Biden dans un communiqué, en se disant "dévasté et indigné".

"Ne vous y trompez pas, les dirigeants du Hamas paieront pour ces crimes. Et nous continuerons à travailler 24 heures sur 24 pour parvenir à un accord qui garantisse la libération des otages restants", a affirmé le président américain.

"Hersh faisait partie des innocents brutalement attaqués alors qu'ils assistaient à un festival de musique pour la paix en Israël le 7 octobre. Il a perdu son bras en aidant des amis et des étrangers lors du massacre sauvage perpétré par le Hamas", a détaillé M. Biden, en précisant qu'il avait alors 23 ans.

Evoquant les parents du jeune homme, Jon et Rachel, qui "ont défendu sans relâche et de manière irrépressible leur fils et tous les otages détenus dans des conditions inadmissibles", il a confié "les admire(r) et partage(r) leur chagrin plus profondément que les mots ne peuvent l'exprimer".

M. Biden a assuré avoir "travaillé sans relâche pour que leur Hersh bien-aimé leur parvienne sain et sauf": "la nouvelle de sa mort me brise le cœur".

Les Etats-Unis, le Qatar et l'Egypte tentent toujours d'arracher un accord pour un cessez-le-feu et la libération des otages à Gaza en échange de prisonniers palestiniens. Jusqu'ici, aucune issue ne semble en vue alors que la guerre entrera bientôt dans son douzième mois.

"Un accord pour le retour des otages était sur la table depuis deux mois. Sans les retards, les sabotages et les prétextes, ceux dont nous avons appris la mort ce matin seraient certainement encore en vie", s'emporte dimanche le Forum des familles des otages.

"Il est temps de ramener nos otages à la maison, pour aider les vivants à se remettre et enterrer dignement les morts", poursuit le collectif dans un communiqué.

Le Forum précise qu'Alexander Lobanov était devenu père alors qu'il était captif, d'un enfant aujourd'hui âgé de cinq mois.

"Le coeur de toute la nation est brisé en mille morceaux", a déclaré le président israélien Isaac Herzog, selon un communiqué de son bureau.

"Nous continuerons de combattre sans relâche l'organisation terroriste criminelle Hamas", a ajouté M.Herzog.


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.