Après l'arrestation du fondateur de Telegram, les Russes craignent de perdre leur « principale source d'information ».

Le fondateur et PDG de Telegram, Pavel Durov, a été libéré sous caution. Il ne peut pas quitter la France tant que les accusations portées contre lui n'ont pas été résolues. (Reuters/File)
Le fondateur et PDG de Telegram, Pavel Durov, a été libéré sous caution. Il ne peut pas quitter la France tant que les accusations portées contre lui n'ont pas été résolues. (Reuters/File)
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Publié le Lundi 02 septembre 2024

Après l'arrestation du fondateur de Telegram, les Russes craignent de perdre leur « principale source d'information ».

  • Telegram est devenu l'un des derniers bastions de la liberté d'expression et de l'information non censurée en Russie, où les médias sociaux occidentaux tels que Facebook, Instagram et X, anciennement Twitter, sont interdits.
  • Telegram est désormais « la principale source d'information » pour ceux qui recherchent des opinions indépendantes, a déclaré la politologue Tatiana Stanovaya du Carnegie Russia Eurasia Center.

MOSCOU : L'arrestation en France du chef de Telegram, Pavel Durov, fait craindre à la Russie que la populaire application de messagerie - utilisée à la fois par le Kremlin et ses opposants - ne soit bloquée, privant ainsi les Russes de l'une des dernières sources d'informations critiques et non censurées.

Depuis le début de son offensive en Ukraine en février 2022, la Russie a réprimé la dissidence et les protestations, laissant les Russes sans organes de presse indépendants ou sans accès aux médias sociaux occidentaux tels que Facebook, Instagram et X, anciennement Twitter.

Dans ce contexte, Telegram - qui a lui-même été bloqué pendant un certain temps par le Kremlin pour avoir refusé de coopérer avec les forces de l'ordre russes - est devenu l'un des derniers bastions de la liberté d'expression et de l'information non censurée.

Moscou craint désormais pour le sort de la messagerie et de son fondateur d'origine russe, M. Durov, accusé fin août de ne pas avoir réussi à endiguer les contenus extrémistes et illégaux sur la plateforme.

Bien qu'il ait été libéré sous caution, il ne peut pas quitter le pays et le Kremlin a mis en garde la France contre la transformation de l'affaire le concernant « en persécution politique ».

L'arrestation de M. Durov n'est pas le seul problème auquel le service privé est confronté.

La Commission européenne cherche également à savoir si Telegram compte plus d'utilisateurs dans l'UE que ce qu'elle prétend et doit donc se conformer à des règles plus strictes.

Illustration shows Telegram app logo. (Reuters)
Illustration shows Telegram app logo. (Reuters)

En Russie, les chaînes Telegram couvrent largement des sujets qui sont par ailleurs strictement censurés dans les médias d'État.

Cela va des reportages de première ligne sur le conflit en Ukraine aux procès des détracteurs du Kremlin, en passant par les manifestes envoyés par les prisonniers politiques.

Les chaînes les plus populaires comptent des millions d'abonnés.

Le Kremlin, les ministères et les gouverneurs régionaux utilisent également Telegram comme outil de communication publique.

« Telegram est un service de messagerie très pratique et fiable pour tous les Russes, quelles que soient leurs opinions politiques », a déclaré Alexei Venediktov, directeur de la station de radio Echo of Moscow, bloquée en Russie après avoir critiqué l'offensive ukrainienne.

La messagerie « est considérée comme indépendante de l'Etat russe », explique à l'AFP ce journaliste chevronné qui compte plus de 200.000 abonnés.

Bloquer Telegram équivaudrait à « une mesure de censure », selon lui.

La popularité de Telegram n'a cessé de croître en Russie tout au long du conflit ukrainien, après que la Russie a bloqué l'accès à Instagram, Facebook et X, ainsi qu'aux sites web de plusieurs médias d'opposition.

Il s'agit du quatrième service en ligne le plus populaire, devant YouTube et le réseau social russe VKontakte, selon une étude du groupe russe de recherche sur les médias Mediascope.

Il est également fortement axé sur l'actualité. Deux tiers de ses lecteurs russes préfèrent suivre des chaînes politiques et d'information, contre seulement 6 % qui préfèrent le divertissement ou le cinéma, par exemple.

Mila, une psychologue de 45 ans, explique qu'elle a commencé à utiliser Telegram après le blocage de Facebook et qu'elle est désormais abonnée à quelque 80 chaînes d'information. Elle l'utilise également pour communiquer en privé avec des amis opposés à l'offensive en Ukraine.

« Aujourd'hui, c'est ma principale source d'information. Si Telegram cesse de fonctionner, cela me fera beaucoup de mal », a déclaré Mila à l'AFP, sous réserve que son nom complet ne soit pas utilisé.

Naida, une logisticienne de 56 ans, a déclaré qu'elle faisait davantage confiance à Telegram qu'à d'autres services de messagerie. « Et toutes les informations sont là, vous n'avez pas besoin d'avoir un VPN tout le temps », a-t-elle dit.

Telegram est désormais « la principale source d'information » pour ceux qui recherchent des opinions indépendantes, a déclaré la politologue Tatiana Stanovaya du Carnegie Russia Eurasia Center.

« Telegram n'a pas d'alternative en Russie, a-t-elle déclaré, ajoutant que la libre circulation des informations sur le service est un retour en arrière, avant que le président Vladimir Poutine ne commence à réprimer durement la dissidence.

Dans le contexte du conflit en Ukraine, la plateforme est également devenue un outil de communication militaire essentiel.

La Russie et l'Ukraine avertissent leurs populations des attaques aériennes imminentes par l'intermédiaire de messages sur Telegram, tandis que leurs armées l'utilisent pour communiquer et se coordonner à l'intérieur du pays.

« Telegram est presque devenu le principal moyen de commander les unités des deux côtés du front », a déclaré Mikhail Zvinchuk, un ancien officier militaire dont le blog Telegram sur le conflit, Rybar, compte plus de 1,3 million d'abonnés.

Le journaliste russe pro-Kremlin Andrei Medvedev a également déclaré que Telegram était « la principale messagerie » du conflit.

« Il s'agit d'une alternative au système de communication militaire secret.
Grâce à l'attrait qu'il exerce sur l'ensemble du spectre politique, le sort de M. Durov et les implications pour le site sont devenus un rare sujet de préoccupation commun.

L'opposant russe Ilya Yashin, récemment libéré dans le cadre d'un échange historique de prisonniers avec l'Occident, fait partie de ceux qui ont pris le parti de M. Durov.

« Je ne considère pas Pavel Durov comme un criminel et j'espère qu'il pourra prouver son innocence », a déclaré M. Yashin.

 


L'Iran exige pour rouvrir Ormuz que les Etats-Unis acceptent "toutes" ses conditions

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi. (Photo d’archives/AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi. (Photo d’archives/AFP)
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  • L’Iran maintient le détroit d’Ormuz fermé et exige la fin de la guerre, la levée du blocus et des sanctions, ainsi que des compensations avant toute réouverture
  • Malgré des échanges indirects avec Washington, les négociations restent bloquées, tandis que les tensions régionales s’intensifient avec la reprise des attaques des Houthis au Yémen

TEHERAN: Le détroit d'Ormuz, enjeu majeur de la guerre au Moyen-Orient, restera verrouillé tant que Washington n'acceptera pas "toutes" les conditions posées par Téhéran, ont insisté dimanche les Gardiens de la Révolution, éloignant l'espoir d'un règlement rapide du conflit.

Minimisant ces exigences, le président Donald Trump a déclaré dans une interview au média Axios que les Etats-Unis restaient "discrets" et se contentaient "d'observer l'Iran avec son inflation galopante", une économie en "très mauvais état" et le risque selon lui de ne plus pouvoir payer ses troupes.

Les Etats-Unis imposent depuis juillet un blocus des ports iraniens qui, selon lui, aggrave la crise économique en Iran.

"Ça va s'arranger. Ça finit toujours par s'arranger", a estimé le président, qui a multiplié les déclarations contradictoires sur le conflit. "C'est comme une partie d'échecs", a-t-il estimé.

Au coeur des hostilités: le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran, que le puissant corps des Gardiens de la Révolution ont affirmé considéré comme "un théâtre de guerre et plus seulement (comme) une voie maritime".

"Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions", ont-ils dit.

Loin devant le nucléaire et les missiles iraniens avancés fin février pour justifier l'offensive américano-israélienne, la réouverture de ce passage vital pour le commerce mondial d'hydrocarbures est désormais la priorité n°1 de Donald Trump. Ces derniers jours encore, il n'a cessé de promettre que les discussions allaient bon train et que son déblocage était imminent.

Mais les conditions listées samedi par Téhéran pourraient mener au bras de fer: les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Nombre de ces dispositions figuraient déjà dans le protocole d'accord irano-américain signé en juin, qui devait ouvrir la voie à des négociations plus larges et avait permis une brève réouverture d'Ormuz couplée d'un reflux des prix du pétrole - avant que le processus ne déraille.

Alors que des divergences avec les Etats-Unis ont émergé au fil du conflit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui insisté dimanche sur le volet nucléaire, redisant qu'"avec ou sans accord", l'ennemi iranien "n'aurait pas d'armes nucléaires".

- "Semi-négociations" -

Tout en réfutant la tenue de négociations avec Washington - dont le président américain s'est plusieurs fois prévalu - le chef de la diplomatie iranienne a fait état dimanche d'"un échange de messages à travers des intermédiaires".

"Ca ne s'appelle pas une négociation. Ca s'appelle échanger des messages", a argué Abbas Araghchi. Il a exclu de renouer le dialogue "tant que les violations américaines" du protocole d'accord ne cessaient pas.

L'Iran affirme ne dialoguer qu'avec Oman, l'autre pays riverain du détroit d'Omuz, pour tracer un futur itinéraire de passage. Ces discussions en sont toujours à leur "phase finale", a redit M. Araghchi.

"Nous ne faisons que des semi-négociations avec eux", a lancé Donald Trump, auprès d'Axios.

Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer des frais de service à Ormuz, contre l'avis de Washington.

- Pause dans les bombardements -

Les bombardements américains ont cessé depuis plus d'une semaine, mais Donald Trump avait conditionné cette suspension à la conclusion d'un accord rapide.

Sur le front de guerre le plus récent, les Houthis du Yémen ont revendiqué dimanche une frappe de drone sur la raffinerie du géant pétrolier saoudien Aramco, sur la mer Rouge.

Ryad, qui soutient le gouvernement yéménite face aux rebelles, a annoncé qu'un incendie, dont il n'a pas précisé la cause, avait été maîtrisé sur le site.

Les Houthis ont aussi tiré des missiles balistiques et des drones sur des "troupes de l'ennemi saoudien et des dépôts d'armes dans la zone de Mokha", ville portuaire yéménite plus au sud, faisant selon une source médicale au moins 11 morts, civils et militaires.

Après quatre ans d'accalmie, les hostilités ont repris en juillet, marquant une nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre irano-américaine.

Les Houthis avaient alors annoncé un blocus des navires saoudiens en mer Rouge, devenue un passage essentiel pour le transport d'hydrocarbures depuis qu'Ormuz est paralysé. Ils ont aussi frappé à plusieurs reprises le royaume, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022.

L'Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis et déjà ciblée par l'Iran pendant la guerre, a signé vendredi avec le Pakistan et la Turquie un pacte de défense mutuelle.


Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données

Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
Le logo du géant américain de la vente en ligne Amazon sur la façade d’un centre de redistribution à Horn-Bad Meinberg, dans l’ouest de l’Allemagne, le 9 décembre 2024. (AFP)
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  • Amazon construit au Texas une centrale à gaz de 7,65 GW dédiée à ses centres de données, avec une autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de GES par an
  • Le projet illustre l’explosion des besoins énergétiques liés à l’IA, tout en soulevant de fortes inquiétudes environnementales et sanitaires malgré les engagements climatiques d’Amazon

WASHINGTON: Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d'émission de gaz à effet de serre des Etats-Unis, a confirmé vendredi le géant technologique américain.

Le projet, nommé GW Ranch, est destiné à alimenter en électricité d'immenses centres de données et ne sera pas connecté au réseau électrique, une solution de plus en plus utilisée par les géants de la tech pour satisfaire à la hâte l'énergie requise par le boom lié à l'IA.

Le projet prévoit 35 turbines pour une capacité totale de 7,65 gigawatts, selon des permis, plus de quatre fois la puissance du réacteur nucléaire EPR de Flamanville en France, et plus que n'importe quelle centrale à gaz actuellement en activité aux Etats-Unis.

La centrale a l'autorisation d'émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, plus que n'importe quelle autre infrastructure dans le pays.

A l'aide d'images satellites, le cabinet spécialisé du secteur Cleanview a fait le lien entre ce projet de centrale et trois permis de centres de données déposés cette semaine par Amazon dans cette zone aride du Texas, près de la frontière mexicaine.

Un porte-parole du géant américain a confirmé l'information, en insistant: "Amazon tient à payer intégralement le coût réel de l'alimentation de nos opérations."

"C'est exactement ce que fait notre nouveau projet de centres de données dans le comté de Pecos: il sera alimenté par une centrale dédiée qui n'augmentera pas les prix de l'électricité pour les foyers texans", a-t-il ajouté, sur fond d'inquiétude politique sur une hausse des factures.

L'entreprise affirme qu'elle "explore les possibilités" d'ajouter de l'énergie solaire au site et qu'elle utilisera de l'eau non-potable pour éviter de siphonner le réseau local. Le géant américain affirme aussi maintenir son objectif de bilan carbone neutre d'ici à 2040.

La soif d'électricité des centres de données est telle que, depuis quelques années, de plus en plus d'infrastructures installent, directement près de leurs serveurs, des centrales dédiées et hors-réseau, comme d'immenses groupes électrogènes.

Si elles sont moins polluantes que les centrales à charbon, celles à gaz restent des sources importantes d'émissions responsables du réchauffement climatique, d'autant plus que la production de gaz naturel provoque des fuites de méthane, un gaz au très puissant effet de serre.

Ces centrales émettent aussi des gaz toxiques et des particules fines qui peuvent représenter des dangers pour la santé.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.