Macron et les leaders de la droite ont discuté d'une nomination de Xavier Bertrand à Matignon

Le chef du conseil régional du Haut de France, Xavier Bertrand, assiste à une réunion entre les élus locaux et le Premier ministre français lors de la visite du chef du gouvernement français dans la région touchée par les récentes inondations, à Blendecques, dans le nord de la France, le 8 février 2024.
Le chef du conseil régional du Haut de France, Xavier Bertrand, assiste à une réunion entre les élus locaux et le Premier ministre français lors de la visite du chef du gouvernement français dans la région touchée par les récentes inondations, à Blendecques, dans le nord de la France, le 8 février 2024.
Short Url
Publié le Mardi 03 septembre 2024

Macron et les leaders de la droite ont discuté d'une nomination de Xavier Bertrand à Matignon

  • Les discussions avec les dirigeants de la droite ont été menées alors que la candidature évoquée lundi du président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) Thierry Beaudet, semble s'essouffler
  • Elles interviennent aussi après l'appel lancé vendredi par l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012) à LR à œuvrer pour "faire nommer un Premier ministre de droite"

PARIS: Emmanuel Macron a discuté mardi matin d'une nomination du LR Xavier Bertrand à Matignon avec les dirigeants de la droite Gérard Larcher, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau qui lui ont assuré qu'ils ne s'y opposeraient pas, ont indiqué à l'AFP des sources LR, confirmant une information du Parisien.

Les dirigeants de la droite ont toutefois posé deux conditions au chef de l'Etat: "qu'il fasse un tour de piste pour s'assurer que la nomination de M. Bertrand n'ait pas une majorité de censure contre elle (et) qu'il reprenne le pacte législatif présenté par LR", ont précisé ces sources.

De son côté, l'entourage du président de la République a confirmé ces entretiens en ajoutant qu'Emmanuel Macron continue "à tester les hypothèses Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve", sans indiquer si la piste LR est privilégiée.

Les discussions avec les dirigeants de la droite ont été menées alors que la candidature évoquée lundi du président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) Thierry Beaudet, semble s'essouffler et que "le vent souffle plutôt du côté de Xavier Bertrand", a indiqué à l'AFP une source proche des discussions.

Elles interviennent aussi après l'appel lancé vendredi par l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012) à LR à œuvrer pour "faire nommer un Premier ministre de droite", estimant que l'ex-PS Bernard Cazeneuve n'est pas "en adéquation avec le centre de gravité de la politique française".

Dans un entretien au Figaro, il exprimait "une divergence stratégique" avec la ligne suivie par Laurent Wauquiez, président du groupe de la droite à l'Assemblée nationale, qui refusait jusqu'à présent toute coalition ou participation à un gouvernement.

La droite compte 47 députés à l'Assemblée qui s'ajouteraient aux 166 du camp macroniste, pour un total de 213, loin de la majorité absolue de 289 sièges.

Les dirigeants du parti Les Républicains (LR) ont présenté en juillet un "pacte législatif" qui reprend des mesures défendues de longues date par la droite sur l'immigration ou sur le travail, en assurant de leur soutien le gouvernement qui s'en emparerait.

"Je ne comprends pas la position qui consiste à proposer au président de la République un programme minimum tout en affirmant vouloir rester en dehors de l'équipe gouvernementale qui serait en charge de l'appliquer !", s'était agacé M. Sarkozy, convaincu "qu'on ne change les choses que de l'intérieur".

Dans la foulée de l'ancien président, plusieurs personnalités de droite se sont exprimées en faveur de l'entrée de LR au gouvernement, à l'image du président de l'Association des maires de France, David Lisnard, qui a estimé que "personne ne peut se dérober à l'intérêt national".

L'ancien LR Aurélien Pradié, désormais député non-inscrit, a lui aussi appelé dans La Tribune dimanche à "être des patriotes avant d'être tacticiens", tandis que le député Olivier Marleix a lui aussi plaidé mardi pour un Premier ministre de droite.

Ancien ministre de Jacques Chirac et Nicoals Sarkozy, Xavier Bertrand, 59 ans, est président de la région Hauts-de-France.

France: Un socialiste pour Matignon?
Par Arlette Khouri -
Matignon: toujours pas de fumée blanche
Par AFP -

Liban: Barrot réplique à l'ambassadeur israélien à Washington

Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias. (AFP)
Short Url
  • S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations"
  • Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

BERLIN: Le chef de la diplomatie française a répliqué mercredi aux commentaires acerbes envers Paris de l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, impliqué dans les négociations avec le Liban, lui "suggérant" de rester "le plus éloigné que possible" des médias.

S'exprimant mardi devant la presse à l'issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter avait affirmé: "Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s'immiscer dans ces négociations".

"Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout, mais surtout lorsqu'il s'agit de négociations de paix", a poursuivi le représentant israélien.

Des termes qui lui ont valu une réplique du ministre français, Jean-Noël Barrot ironisant mercredi sur M. Leiter, "un homme qui apparemment est très diplomate, très fin et très subtil"

"Il est apparemment déterminé à réduire au maximum le nombre de pays partenaires dont le Liban aura besoin pour se redresser", a-t-il encore grincé, en marge de la conférence internationale sur le Soudan à Berlin.

Il a aussi suggéré au diplomate israélien de se tenir éloigné "des micros et des caméras de télévision".

Sur le fond, il s'est dit "satisfait" que le gouvernement israélien ait répondu  "à la demande de la France" en saisissant "la main tendue" par Beyrouth afin de "parvenir à consolider un cessez-le-feu, à engager de manière coordonnée un processus de désarmement du Hezbollah, puis à régler le différend qui oppose les deux pays depuis des décennies".

Les relations entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont notoirement tendues, en particulier depuis que la France a reconnu un Etat palestinien.

 

 


Interpellation en Espagne de Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat

Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. (AFP)
Short Url
  • Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix
  • Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille

MARSEILLE: Le narcotrafiquant Walid Bara, condamné mardi en France pour un double assassinat, a été interpellé à Madrid quelques heures après la fin du procès dans lequel il était jugé avec deux chefs présumés de la DZ Mafia, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde.

L'homme de 39 ans, au lourd cursus délinquant, était en fuite et a été condamné en son absence par la cour d'assises d'Aix-en-Provence à une peine de 25 ans de réclusion pour son implication dans un double assassinat commis en 2019 sur fond de rivalités entre trafiquants de drogue.

Les circonstances de son interpellation n'ont pas été précisées.

Walid Bara, alias Fondu, est considéré comme l'un des commanditaires du "double homicide du Formule 1" jugé durant plus de trois semaines à Aix.

Dans le procès, émaillé d'incidents, les juges ont prononcé les condamnations de cinq hommes, dont un des chefs présumés du gang criminel DZ Mafia, Gabriel Ory, tandis qu'un autre chef présumé de cette organisation issue de Marseille mais qui a progressivement étendu son influence, Amine Oualane, a bénéficié d'un acquittement.

Le quotidien La Provence rapportait par ailleurs fin 2024 l'implication de Walid Bara dans un trafic de stupéfiants implanté dans le 15e arrondissement de Marseille. Identifié comme le "patron" de ce trafic, le cas de Walid Bara avait néanmoins été disjoint d'un procès fin 2024.

Interpellé en juillet 2021 et mis en examen dans quatre affaires dont trois de règlements de comptes, il avait été remis en liberté en mai 2024 après une succession de vices de procédure, selon le quotidien.


Armement: Macron et le président indonésien Prabowo discutent d'un renforcement des liens dans la défense

Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi. (AFP)
Short Url
  • Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou
  • L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France

JAKARTA: Le président indonésien Prabowo Subianto et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté à Paris du renforcement de leur coopération dans le domaine de la défense, a indiqué Jakarta mercredi.

Prabowo Subianto a été reçu mardi par son homologue Emmanuel Macron à l'Elysée, et ont "discuté du renforcement de la coopération stratégique", selon un communiqué du gouvernement indonésien.

"Cela inclut l'acquisition d'équipements militaires et le renforcement de l'industrie de la défense", précise le document, citant la France comme un partenaire stratégique de l'Indonésie en Europe.

Les dirigeants sont également convenus de coopérer en matière de "transition énergétique et de développement des énergies nouvelles et renouvelables", peut-on y lire.

Les autorités françaises n'ont pas à ce stade communiqué sur cette rencontre qui intervenait au lendemain d'une visite du président indonésien à Moscou.

L’Indonésie a reçu fin janvier ses trois premiers avions de combat Rafale de fabrication française, dans le cadre d'un contrat de 8,1 milliards de dollars portant sur l’achat de 42 appareils à la France.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Prabowo Subianto, l'Indonésie cherche à rajeunir son équipement militaire vieillissant.

Lors de la visite du président français Emmanuel Macron à Jakarta l'année dernière, le ministre français des Armées de l'époque, Sébastien Lecornu, a affirmé que l'Indonésie avait signé une lettre d'intention pour l'achat de nouveaux avions Rafale à la société française Dassault Aviation, sans préciser les chiffres ni le calendrier.

Selon lui, l'Indonésie s'est également engagée à acheter des frégates légères et des sous-marins Scorpène, ainsi que des obusiers Caesar et des munitions au groupe franco-allemand KNDS.

Lundi, le président indonésien s'est entretenu pendant cinq heures avec Vladimir Poutine au Kremlin, d'où il s'est envolé directement pour Paris, selon la même source.

Les deux ont discuté du "renforcement de leur partenariat stratégique, en particulier dans les secteurs de l'énergie, des ressources minérales et du développement industriel national".

Prabowo Subianto, qui s'est récemment rendu en Corée du Sud et au Japon, multiplie les visites à l'étranger.

Jakarta défend une position diplomatique non alignée. Le pays a rejoint l'an dernier le bloc des Brics+, une alliance élargie de pays émergents, aux côtés de la Chine et de la Russie. L'Indonésie fait également partie du "Conseil de Paix" de Donald Trump.